Vote catholique

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Travail

Dignité du travailleur, salaire juste, droit syndical

Depuis Rerum Novarum (1891), la doctrine sociale affirme la priorité du travail sur le capital, le droit à un salaire juste permettant de vivre dignement, le droit syndical et de négociation collective, et le refus de réduire le travailleur à une simple variable économique. Les politiques du marché du travail, du droit syndical et de la protection contre le chômage sont examinées à cette lumière.

Léon XIII, Rerum Novarum — 1891

Fonde la doctrine sociale moderne sur la défense du salaire juste et de la dignité de l'ouvrier face aux excès du capitalisme industriel.

Jean-Paul II, Laborem Exercens — 1981

Affirme la priorité du travail sur le capital et fait du travail humain une clé pour comprendre toute la question sociale.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position des candidats sur ce thème

Nathalie Arthaud4/5

Elle défend un Smic à 2 200 € nets (2 000 € lors de la campagne de 2022), l'indexation des salaires, allocations et pensions sur la hausse réelle des prix, l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous « sans diminution de salaire », y compris face aux suppressions d'emplois liées à l'IA ; elle dénonce le recul de l'âge de la retraite, les jours de carence et la suppression de jours fériés. Aucune position documentée sur le repos dominical. → Note 4 : forte priorité du travail et du salaire sur le capital, dans une logique de lutte de classe étrangère à la doctrine.

Source — Brochure « Présidentielle 2027 », fête de LO, mai 2026 (supplément à Lutte ouvrière n° 3021, 26 juin 2026) ; discours du 26 septembre 2026

Jean-Luc Mélenchon4/5

L'édition 2025 de « L'Avenir en commun » prévoit une revalorisation immédiate du SMIC (1 600 euros net dans le programme du Nouveau Front populaire de juin 2024), l'indexation des salaires sur l'inflation, un écart maximal de 1 à 20 dans l'entreprise et la suppression de la réforme des retraites. Le 12 novembre 2025, les 60 députés LFI votants ont voté contre la suspension de cette réforme jusqu'en 2028, qu'ils jugent insuffisante au regard de l'abrogation. → Note 4 : forte convergence avec le salaire juste et la priorité du travail sur le capital ; le repos dominical et le droit syndical ne sont pas documentés dans les sources vérifiées.

Source — melenchon2027.fr, comparateur du programme 2025 ; Institut Montaigne, 14 juin 2024 ; Datan (scrutin n° 3684), 12 novembre 2025 ; LCP, 4 mai 2026

Fabien Roussel4/5

Il propose depuis 2022 un SMIC à 1 500 euros nets et la retraite légale à 60 ans, et a combattu les réformes des retraites de 2020 et 2023 (vote pour la censure du 20 mars 2023). En septembre 2026 il a mis en avant « vivre, avec un travail qui paie correctement » et refusé un budget demandant « des sacrifices aux retraités, aux personnes malades ». → Note 4 : forte convergence avec le salaire juste, la justice des retraites et la priorité du travail ; droit syndical et repos dominical non documentés.

Source — LCP, 6 septembre 2026 ; Wikipédia, « Fabien Roussel » (consulté le 11 octobre 2026) ; Datan, scrutin du 20 mars 2023

François Ruffin4/5

Son premier cahier de campagne propose un « statut des travailleurs essentiels » : indexation des salaires sur l'inflation, mise en conformité des minima de branche avec le SMIC, heures avant 8 h et après 18 h payées double, trimestre de retraite supplémentaire pour les métiers exposés, droit opposable à la formation ; le texte mentionne aussi la retraite à 60 ans et un SMIC à 1 600 € parmi les mesures de son programme. Il estime qu'"il ne faut pas tout attendre de la négociation collective" et appelle la loi à intervenir ; le repos dominical n'est pas abordé. → Note 4 : forte convergence sur le salaire juste, les conditions de travail et la priorité du travail, sans position documentée sur le repos dominical.

Source — nouspresident.fr, cahier « Pour les travailleurs essentiels », 2026

Marine Tondelier4/5

Elle propose l'abrogation de la réforme de 2023 avec un retour à l'âge minimum de 62 ans (objectif de 60 ans pour les carrières longues et les métiers pénibles), une hausse du Smic sans montant précisé dans son courrier d'avril 2026 (Parlons Politique décrit plutôt la suppression d'exonérations sur les bas salaires pour inciter les employeurs à revaloriser) et une hausse de 15 % du salaire des enseignants sur le quinquennat. → Note 4 : convergence avec le salaire juste et des retraites protectrices ; le repos dominical et le droit syndical ne sont pas documentés.

Source — Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; France 24 (AFP), 17 avril 2026

Delphine Batho4/5

Elle a voté la suspension de la réforme des retraites (12 novembre 2025) et contre le projet de loi pour le plein emploi (14 novembre 2023). Son mouvement a soutenu la mobilisation syndicale du 18 septembre 2025, réclamant « le respect du monde du travail et le juste partage des efforts » et s'opposant à la retraite à 64 ans. → Note 4 : défense des salariés, du dialogue avec les syndicats et de retraites justes ; le temps de travail et le repos dominical ne sont pas documentés.

Source — Génération Écologie, 17 septembre 2025 ; Datan.fr, scrutin du 12 novembre 2025

Raphaël Glucksmann4/5

Il propose un SMIC à 1 600 € net dans les deux ans, des conférences salariales par branche, l'abrogation de la réforme des retraites de 2023, un « chèque syndical », des représentants des salariés dans les conseils d'administration dès 100 salariés et la priorité aux accords de branche sur les accords d'entreprise. Sur les retraites, il veut tenir compte des carrières pénibles et de l'espérance de vie : « certains doivent pouvoir partir à la retraite à 60 ans, d'autres devront travailler davantage ». Aucune position documentée sur le repos dominical. → Note 4 : convergence forte sur le salaire juste, le droit syndical et la pénibilité, sans position sur le repos dominical.

Source — Place publique, « Acte I », chantiers 16, 17 et 19 ; LCP, 26 mai 2026

Olivier Faure4/5

Dans ses propositions de septembre 2026 il veut un SMIC à 1 700 euros, une conférence salariale où l'État conditionnerait ses aides aux entreprises à des hausses de salaires, le partage à égalité des dividendes avec les salariés, le retour de l'âge légal de départ à 62 ans et le refus de toute baisse des cotisations sociales. Fin 2025 il a négocié avec le gouvernement Lecornu la suspension de la réforme des retraites jusqu'en janvier 2028 (votée le 12 novembre 2025, avec son vote favorable). Aucune position sur le repos dominical n'a été trouvée. → Note 4 : salaire juste, négociation collective et retraites au cœur du projet, avec un point (repos dominical) non documenté.

Source — AFP/Boursorama, 17 septembre 2026 ; Wikipédia, « Olivier Faure », consulté le 11 octobre 2026 ; Datan.fr, votes d'Olivier Faure

Ségolène Royal4/5

Sa profession de foi promet « un travail qui permette de vivre et de se cultiver » et « des acquis sociaux respectés » ; elle veut relancer l'activité « sans détruire les protections sociales ». Le 31 août 2026, elle a refusé le débat sur les retraites tant que le retour de l'ISF n'est pas posé (« Les retraites, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas ») sans fixer d'âge de départ, et dénoncé « un tel sous-paiement du métier d'enseignant ». → Note 4 : orientation proche du salaire juste et des retraites protégées, mais sans mesure chiffrée ni position documentée sur le droit syndical ou le repos dominical.

Source — franceinfo, 31 août 2026 ; Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; Média Web, 10 juillet 2026

Jérôme Guedj4/5

Il défend une revalorisation du SMIC, conditionne les exonérations de cotisations des entreprises à des négociations salariales, a cosigné en 2024 une proposition de loi plafonnant les rémunérations à 20 fois le SMIC, et plaide pour une nouvelle réforme des retraites modulant le nombre de trimestres selon la pénibilité, avec un taux plein ramené de 67 à 66 ou 65 ans et sans capitalisation individuelle. → Note 4 : convergence avec le salaire juste, la négociation collective et des retraites tenant compte de la pénibilité ; repos dominical non abordé.

Source — CNews, 6 mai 2026 ; LCP, 5 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 17 avril 2024

Emmanuel Maurel4/5

Il défend un retour de l'âge légal de départ à 62 ans, l'indexation des salaires sur l'inflation, un SMIC à 1 700 euros net et a voté pour la suspension de la réforme des retraites (12 novembre 2025) ; France-Vote cite aussi la semaine de 32 heures. → Note 4 : salaire juste, retraites et protection du travail convergents ; pas de position documentée sur le repos dominical.

Source — LCP, 9 octobre 2026 ; 2027etmoi.fr, octobre 2026 ; Datan, octobre 2026

Karim Bouamrane3/5

Son manifeste affirme "Je veux que travailler paye et permette de vivre dignement" et déplore que le salaire de l'ouvrier, de l'aide-soignante ou de l'agriculteur ne les reconnaisse pas. Sur la canicule, il propose un droit de retrait pour les salariés du bâtiment et des travaux publics négocié "branche par branche" avec syndicats et patronat (24 juin 2026). Aucune mesure salariale ou sur les retraites n'est documentée dans une source primaire ; un site agrégateur lui attribue le maintien de la retraite à 64 ans. → Note 3 : reconnaissance du travail et du dialogue social, mais sans mesure salariale chiffrée documentée.

Source — Manifeste, karimbouamrane2027.org, 2026 ; franceinfo, 24 juin 2026

Gabriel Attal3/5

Son programme vise une « hausse massive des salaires » par la productivité et la baisse des charges salariales, la défiscalisation des heures supplémentaires, la semaine de quatre jours « là où c'est possible » à heures mensuelles constantes, et une réécriture du Code du travail en « Constitution du travail » avec les partenaires sociaux. Il veut aussi réformer l'assurance chômage (objectif 100 000 emplois), supprimer le plafond de 220 heures supplémentaires et le 1er mai chômé pour les commerçants, et abolir l'âge légal de départ à la retraite en maintenant la durée de cotisation. → Note 3 : priorité affichée aux salaires et au dialogue social, mais durcissement de l'assurance chômage et assouplissement des garde-fous (heures supplémentaires, jour chômé) en tension avec la protection des travailleurs.

Source — attalpresident.fr, rubrique Travail & salaires, 2026 ; LCP, 10 novembre 2025 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027

Édouard Philippe2/5

Son gouvernement a fait adopter en 2017 les ordonnances travail (plafonnement des indemnités prud'homales, négociation sans représentant syndical dans les entreprises de moins de 11 salariés, fusion des instances représentatives dans le CSE), jugées sévèrement par la CGT et déplorées en partie par la CFDT. En 2026, il propose d'élever progressivement la durée de cotisation à 45 annuités et l'âge légal à 65 ans (avec exonération de cotisations pour les salariés qui travaillent plus longtemps et concertation avec les partenaires sociaux), un pilier de capitalisation et une hausse du salaire net ; Horizons a voté contre la suspension de la réforme des retraites le 12 novembre 2025 (29 contre, 1 abstention). → Note 2 : orientation qui affaiblit la négociation syndicale et allonge la durée de travail, tempérée par l'intention de rehausser le salaire net et de confier le régime aux partenaires sociaux.

Source — Wikipédia, « Réforme du code du travail en 2017 » ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus prospère » (consultée le 11 octobre 2026) ; datan.fr, 12 novembre 2025

Olivier Becht3/5

Le 12 novembre 2025 il a voté la suspension de la réforme des retraites de 2023 jusqu'au 1er janvier 2028, contre l'abstention de son groupe. Son projet prévoit un "contrat unique" de travail transférable, garantissant un revenu jamais inférieur au salaire minimum et permettant une année sabbatique ; en 2024 il promettait l'augmentation des salaires et des retraites face à l'inflation. Rien de documenté sur le droit syndical ou le repos dominical. → Note 3 : mesures favorables aux salariés (retraites, salaire minimum garanti), mais contenu du contrat unique encore peu précis et silence sur les syndicats.

Source — becht2027.fr, refondation sociale, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutin du 12 novembre 2025 ; profession de foi, législatives 2024

Xavier Bertrand3/5

En février 2026 il a déclaré refuser un CDI « qui permettrait de licencier les jeunes sans motif » (titre BFM). Son projet retraites, esquissé en septembre 2026, repousse l'âge légal (niveau non fixé), permet un départ anticipé avec décote, ajoute un étage de capitalisation obligatoire, confie le régime de base aux partenaires sociaux et s'oppose à la désindexation des pensions ; il veut aussi des économies sur l'assurance chômage. → Note 3 : protection des salariés et gestion paritaire valorisées, mais recul de l'âge de départ et économies sur le chômage en tension avec la justice des retraites.

Source — BFM, février 2026 ; L'Opinion, septembre 2026 (reprise Nous France)

Bruno Retailleau3/5

Le 7 janvier 2026 il a proposé d'annualiser le temps de travail de 1 607 à 1 623 heures (« 4 min de plus par jour », heures rémunérées) sans cotisation ni impôt au-delà de 1 607 heures hors CSG/CRDS, la majoration de 25 % des heures supplémentaires étant renvoyée à la négociation collective ; le 15 septembre il a ajouté une baisse de charges de 30 milliards d'euros dès la première heure travaillée (« il faut que le travail paye plus »). Il reprend la réforme Attal de l'assurance chômage (arrêt de l'allocation après le troisième refus d'offre) et demande le 16 septembre le retour de la réforme des retraites au budget, tout en refusant de « voter un appauvrissement des retraités ». → Note 3 : hausse du salaire net recherchée, mais assurance chômage durcie et retraites reculées ; aucune position documentée sur le droit syndical ni le repos dominical.

Source — Public Sénat, 7 janvier 2026 ; Public Sénat, 15 septembre 2026 ; Public Sénat, 16 septembre 2026

David Lisnard3/5

Sa formule est « Cotiser moins pour gagner plus » : forte baisse des cotisations patronales et salariales (plus de 200 € nets par mois pour 2 000 € nets annoncés), contrat de travail unique fusionnant CDI et CDD, assouplissement du code du travail, retraite par capitalisation obligatoire en complément d'une pension minimale par répartition et d'un minimum-vieillesse de 1 000 €. Le 29 août 2026, il a aussi proposé des actions gratuites pour les salariés au nom de l'association capital-travail. Les syndicats, le salaire minimum et le repos dominical ne figurent pas dans les textes consultés. → Note 3 : association des travailleurs au capital et hausse du net, mais approche surtout fiscale, sans place pour le droit syndical.

Source — Nouvelle Énergie, meeting de Saint-Raphaël, 10 juillet 2026 ; Nouvelle Énergie, discours du Campus de la Gagne, 1er septembre 2026 ; programme Nouvelle Énergie, 2026

Il propose une hausse de 8 % des salaires jusqu'à 3 SMIC par baisse des cotisations salariales, la défiscalisation des heures supplémentaires, une « participation gaullienne » des salariés aux instances de décision, l'indexation des pensions sur l'inflation et le maintien de l'âge de départ à la retraite et de la durée de cotisation actuels. Il plafonne le cumul des aides sociales sous le SMIC et son programme ne contient aucune proposition sur le droit syndical ni sur le repos dominical. → Note 3 : mesures de pouvoir d'achat et de participation convergentes, mais droit syndical non traité et logique de plafonnement des aides.

Source — debout-la-france.fr, pages « Économie et travail » et « Retraites », consultées le 11 octobre 2026 ; dupontaignan.fr, « Libérons la France ! », 19 septembre 2026

Marine Le Pen3/5

Lors du débat du Medef le 27 août 2026, elle a confirmé le retour de l'âge de départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et à 62 ans pour les autres, une mesure qu'elle chiffre à 9 milliards d'euros par an en année pleine (« un choix de société »). Son contre-budget du 6 octobre 2026 prévoit toutefois 15 à 20 milliards d'économies sur les retraites par des « corrections de mesures injustes » et un pilier de capitalisation, sans réforme détaillée, et propose de supprimer la TVA sur 100 produits de première nécessité ; aucune position récente documentée sur le droit syndical. → Note 3 : retraite plus juste sur l'âge de départ et mesures de pouvoir d'achat, mais économies sur les pensions floues, capitalisation et rapport aux syndicats non documentés.

Source — franceinfo, 27 août 2026 ; Public Sénat, 6 octobre 2026 ; franceinfo, 8 octobre 2026

Éric Zemmour3/5

Son programme 2022 propose une baisse dégressive de la CSG jusqu'à 2 000 euros de salaire (présentée comme l'équivalent d'un treizième mois), l'exonération des heures supplémentaires et le relèvement du seuil du comité social et économique de 50 à 250 salariés ; il fixe aussi l'âge légal de la retraite à 64 ans en 2030. Aucune position sur le droit syndical ni le repos dominical n'a été retrouvée, et les syndicats ne figurent pas parmi ses interlocuteurs affichés. Le programme 2027 n'est pas publié. → Note 3 : gains de pouvoir d'achat pour les salaires modestes, mais réduction des instances de représentation et silence sur le droit syndical.

Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022