Vote catholique

Parti socialiste

Jérôme Guedj

Député PS de l'Essonne (6e circonscription) depuis 2022 et ancien président du conseil général de l'Essonne (2011-2015), il a annoncé sa candidature à la présidentielle le 5 février 2026 sur une ligne de gauche « républicaine », laïque et hostile à toute alliance avec La France insoumise. D'abord opposé à la primaire, il a rejoint en août 2026 la primaire « Choisir 2027 » (PS, Place publique, GRS) face à Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal : premier tour en ligne du 9 au 11 octobre 2026 (vote prolongé après une cyberattaque), second tour éventuel les 16 et 17 octobre ; au 11 octobre, les résultats du premier tour n'étaient pas publiés dans les sources consultées.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position par thème

Il a voté pour la constitutionnalisation de l'IVG (mars 2024) et pour la loi relative au droit à l'aide à mourir en première lecture (27 mai 2025), qu'il présente en 2026 comme une « liberté nouvelle » strictement encadrée ; il a aussi voté la loi sur les soins palliatifs et fait adopter l'interdiction des maisons de soins palliatifs à but lucratif. → Note 1 : promotion de l'IVG constitutionnalisée et de l'aide à mourir, points les plus graves de la doctrine, à peine tempérée par son soutien aux soins palliatifs.

Source — Assemblée nationale, scrutin n°2107, 27 mai 2025 ; jerome-guedj.fr, 25 février 2026 ; jerome-guedj.fr, 5 mars 2024

2 · Famille2/5

Comme président du conseil général de l'Essonne en 2011, il a fait adopter une motion en faveur du mariage entre personnes de même sexe et accordé l'agrément d'adoption à un couple de femmes ; aucune position documentée sur la GPA ou la PMA. À l'inverse, il défend en 2025-2026 le versement des allocations familiales dès le premier enfant et un statut de la monoparentalité (logement, garde d'enfants). → Note 2 : soutien réel à la politique familiale, mais seule position documentée sur le mariage et la filiation en divergence avec la doctrine.

Source — Wikipédia, notice « Jérôme Guedj » ; jerome-guedj.fr, 6 juin 2025 ; LCP, 5 octobre 2026

3 · Travail4/5

Il défend une revalorisation du SMIC, conditionne les exonérations de cotisations des entreprises à des négociations salariales, a cosigné en 2024 une proposition de loi plafonnant les rémunérations à 20 fois le SMIC, et plaide pour une nouvelle réforme des retraites modulant le nombre de trimestres selon la pénibilité, avec un taux plein ramené de 67 à 66 ou 65 ans et sans capitalisation individuelle. → Note 4 : convergence avec le salaire juste, la négociation collective et des retraites tenant compte de la pénibilité ; repos dominical non abordé.

Source — CNews, 6 mai 2026 ; LCP, 5 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 17 avril 2024

4 · Économie4/5

Il veut placer la concentration des patrimoines au cœur de la campagne et soumettre les très grandes fortunes à un impôt proportionnellement équivalent à celui des autres contribuables ; il a voté contre le projet de loi fraudes (7 avril 2026) au motif qu'il épargnait la fraude fiscale. Il défend le compromis budgétaire avec le gouvernement Lecornu et ne propose pas de rupture avec l'économie de marché. → Note 4 : marché régulé et justice fiscale en cohérence avec la fonction sociale de la propriété, sans collectivisme.

Source — Sud Radio, 7 juillet 2026 ; jerome-guedj.fr, 7 avril 2026

5 · Bien commun4/5

Il revendique une « République sociale et laïque » et le « courage de la nuance », prône la culture du compromis (« compromis républicains ») faute de majorité nette en 2027, et alerte en mai 2026 sur la dette sociale (près de 150 milliards d'euros logés à l'Acoss en 2029 selon la Cour des comptes), tout en privilégiant l'effort sur les recettes. → Note 4 : intérêt général et universalisme affirmés, avec une réserve sur la prise en compte de la dette transmise.

Source — jerome-guedj.fr, 12 février 2026 ; LCP, 5 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 29 mai 2026

Il propose une « Sécu intégrale » prenant en charge à 100 % un panier de soins essentiel, ce qui rendrait inutiles les complémentaires santé (en partie mutualistes) pour ce panier, et défend un fort rôle de l'État dans les services publics ; aucune position documentée de campagne sur la décentralisation ou la liberté scolaire. → Note 3 : cohérence du soutien à la protection sociale, mais recentrage du financement sur l'assurance maladie obligatoire plutôt que sur les corps intermédiaires.

Source — LCP, 9 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 26 mars 2026

7 · Solidarité5/5

Il a voté contre le projet de loi fraudes (7 avril 2026) en dénonçant des sanctions automatiques contre les allocataires « suspectés », avait saisi le Conseil constitutionnel contre la réforme du RSA (novembre 2023), condamné en 2024 la « préférence nationale » pour les prestations sociales, et défend la Sécurité sociale intégrale, une loi grand âge et la lutte contre l'isolement des personnes âgées. → Note 5 : engagement constant et documenté pour l'accès effectif des plus fragiles à leurs droits, sans condition de nationalité.

Source — jerome-guedj.fr, 7 avril 2026 ; jerome-guedj.fr, 16 novembre 2023 ; jerome-guedj.fr, 9 janvier 2024

8 · Accueil de l'étranger4/5

Lors du débat du 4 octobre 2026 il a plaidé pour une immigration planifiée par une loi de programmation fondée sur une « préférence travail », en refusant le mot « quotas » ; il a voté contre la loi immigration de 2023, dénoncé la « préférence nationale » pour les prestations et défend la régularisation des travailleurs de métiers en tension. → Note 4 : régulation assumée et accueil humain, mais les devoirs d'intégration du migrant ne sont pas développés.

Source — LCP, 5 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 9 janvier 2024 ; CNews, 25 avril 2024

9 · Écologie intégrale4/5

Il défend une écologie qui protège les classes populaires, juge le nucléaire « incontournable », propose une voiture électrique à 10 000-15 000 euros et une baisse des taxes sur les carburants, et a combattu en 2025 la réintroduction de néonicotinoïdes (loi Duplomb) au nom des pollinisateurs. → Note 4 : articulation entre transition écologique et justice sociale, sans développement sur la sobriété.

Source — LCP, 5 octobre 2026 ; LCP, 1er octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 2 juin 2025

Il soutient l'Ukraine et refuse une « paix munichoise » avec Poutine, a voté en mai 2026 la révision de la loi de programmation militaire (36 milliards d'euros), appelle à la désescalade et à la diplomatie au Proche-Orient, condamne les crimes de guerre à Gaza, soutient la reconnaissance de l'État palestinien et refuse le terme « génocide ». → Note 3 : soutien au pays agressé et attachement au droit international, mais réarmement et dissuasion sans position documentée sur le désarmement nucléaire ni le commerce des armes.

Source — LCP, 1er octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 19 mai 2026 ; jerome-guedj.fr, 10 mars 2026

Aucune position documentée sur la régulation de l'intelligence artificielle n'a été trouvée (seulement des questions de 2024 sur l'impact environnemental des data centers). → Non évalué faute de position documentée.