Elle prône la « régularisation de tous les sans-papiers » et la « liberté de circulation et d'installation pour chaque être humain », contre l'« Europe-forteresse » et la « préférence nationale », et dénonce la chasse aux sans-papiers ; elle ne reconnaît aucun droit de l'État à réguler les flux ni de devoirs d'intégration. → Note 3 : défense forte de la dignité des migrants et de l'accueil, mais négation de toute régulation au nom du bien commun.
Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026
Le 25 juin 2026, il a défendu un statut légal pour tous les travailleurs sans papiers, des procédures accélérées pour les enfants, familles et résidents de longue durée, et critiqué le renvoi de demandeurs d'asile vers des pays tiers ; en 2023 il promettait « une vague de régularisation massive », et son groupe a voté contre la loi immigration du 19 décembre 2023. Aucune position documentée sur la régulation des flux ni sur les devoirs d'intégration. → Note 3 : forte insistance sur l'accueil et la dignité des migrants, mais pas de reconnaissance documentée du droit de l'État à réguler.
Source — Brussels Signal, 25 juin 2026 ; Le Figaro, 17 septembre 2023 ; Datan (scrutin n° 3213), 19 décembre 2023
En avril 2023, il a estimé que la France devait être « plus ferme » sur l'arrivée de travailleurs migrants et dénoncé des frontières devenues « passoires », tout en ne faisant « pas de lien entre immigration et chômage » et en évoquant les morts en Méditerranée. En décembre 2023, il a voté pour la motion de rejet puis contre le texte final de la loi immigration. Aucune proposition migratoire de campagne 2026 n'a été retrouvée. → Note 3 : reconnaît une nécessité de régulation, mais position d'accueil et d'intégration peu développée.
Source — Wikipédia, « Fabien Roussel » (consulté le 11 octobre 2026) ; Datan, scrutin du 19 décembre 2023
Il défend le droit d'asile "inconditionnel, supra-constitutionnel" et une régularisation des sans-papiers "pour des raisons à la fois humanitaires, mais aussi de production" ; il a voté contre la loi immigration de décembre 2023. Dans le même temps, il se dit depuis fin avril 2026 hostile à l'immigration de travail ("nous refusons une immigration de travailleurs, notamment pour les services"), position qui lui a valu des critiques à gauche ; aucun développement sur les devoirs d'intégration. → Note 4 : accueil humanitaire et régulation des flux admis ensemble, sans volet intégration documenté.
Source — francoisruffin.fr, 29 avril 2026 ; Regards, 29 avril 2026 ; Datan.fr, scrutin n°3213, 19 décembre 2023
Elle a voté contre la motion de rejet (11 décembre 2023), puis contre le texte en CMP (19 décembre 2023). Son mouvement a qualifié la loi de « régression inédite », estimant qu'il ne s'agit pas d'une loi de « régulation des flux migratoires » mais d'une attaque contre les droits des personnes installées en France, et dénonce la préférence nationale. Aucune position documentée sur la régulation des flux, l'asile ou l'intégration. → Non évalué faute de position documentée sur la régulation des flux (seule la défense des droits des étrangers installés est établie).
Source — Datan.fr, scrutins des 11 et 19 décembre 2023 ; Génération Écologie, 20 décembre 2023
Il rejette l'« immigration zéro » (« ni souhaitable, ni possible ») tout en affirmant que « s'installer en France n'est pas un droit universel », et propose une convention citoyenne sur l'immigration dont les conclusions seraient votées par le Parlement. Son programme combine abrogation de la loi de 2024, voies légales de travail, régularisation des travailleurs sans papiers, cours de français jusqu'au niveau A2 et « devoir de sauver » en mer, avec fin de la « politique du chiffre » sur les OQTF et exécution de celles délivrées. → Note 4 : double exigence d'accueil et de régulation assez bien équilibrée, avec une insistance plus forte sur l'accueil que sur les devoirs d'intégration.
Source — LCP, 26 mai 2026 ; Place publique, « Acte I », chantier 41 ; Public Sénat, 24 août 2026
Il propose une « régularisation massive par le travail » de 400 000 travailleurs sans-papiers (le chiffre de 500 000 ne le « choque pas »), tout en précisant : « Je ne parle pas de tous les sans-papiers. Il y a des gens qui n'ont pas leur place sur notre territoire ». Il a voté contre la loi immigration de 2023 et contre le texte visant à dénoncer les accords franco-algériens ; il défend un droit d'asile renforcé, sans mesure documentée sur l'intégration ou le contrôle des flux. → Note 3 : forte insistance sur l'accueil et la dignité des migrants, avec une reconnaissance minimale du droit de l'État à réguler.
Source — Public Sénat, 17 septembre 2026 ; AFP/Boursorama, 17 septembre 2026 ; Datan.fr, votes d'Olivier Faure
Le 26 mai 2026, elle a critiqué le durcissement des visas (« un médecin qui était en train de sauver des vies dans un hôpital français » menacé d'une OQTF) et reproché aux responsables politiques de ne parler des immigrés qu'à l'occasion de faits divers ; en avril 2026 elle citait un « échec sur les OQTF » dans la politique de Bruno Retailleau envers l'Algérie et appelait à des « partenariats intelligents gagnant-gagnant ». Aucune position retrouvée sur quotas, asile ou régularisations. → Note 3 : accent sur la dignité des migrants et la coopération, régulation évoquée seulement incidemment.
Source — Beur FM, 26 mai 2026 ; TSA Algérie, 29 avril 2026
Lors du débat du 4 octobre 2026 il a plaidé pour une immigration planifiée par une loi de programmation fondée sur une « préférence travail », en refusant le mot « quotas » ; il a voté contre la loi immigration de 2023, dénoncé la « préférence nationale » pour les prestations et défend la régularisation des travailleurs de métiers en tension. → Note 4 : régulation assumée et accueil humain, mais les devoirs d'intégration du migrant ne sont pas développés.
Source — LCP, 5 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 9 janvier 2024 ; CNews, 25 avril 2024
Son programme affirme le principe de souveraineté nationale sur l'entrée sur le territoire, la priorité à l'intégration républicaine et la régularisation des travailleurs sans papiers des métiers en tension ou des situations durablement bloquées. Un questionnaire de campagne mentionne l'expulsion, au cas par cas, des étrangers condamnés pour crimes graves. → Note 4 : régulation par l'État et accueil des personnes installées conjugués, avec un volet intégration ; détails des quotas contradictoires selon les sources.
Source — France-Vote, 8 octobre 2026 ; 2027etmoi.fr, octobre 2026
Son manifeste affirme que "la France est de longue date une terre d'asile et elle doit le rester" et fonde sa politique sur "trois exigences" : accueillir dignement ceux qui ont le droit de rester, agir à la source des migrations par le développement et la coopération, reconduire ceux qui se maintiennent irrégulièrement. Il y évoque aussi une Europe aux "frontières gardées". Les devoirs d'intégration du migrant ne sont pas développés. → Note 4 : équilibre explicite entre devoir d'accueil et régulation, proche de la doctrine, sans volet intégration documenté.
Source — Manifeste, karimbouamrane2027.org, 2026
Son programme vise « accueillir moins pour accueillir mieux » avec une « préférence travail », un regroupement familial « mieux encadré » et un système à points inspiré du Canada ; selon le comparateur iFRAP, il prévoit aussi des quotas votés par le Parlement et un droit d'opposition du maire à un mariage impliquant une personne sous OQTF. Aucune proposition sur le droit d'asile ni sur l'accueil n'y figure. → Note 3 : régulation légitime au nom du bien commun, mais accent sur la sélection économique et la restriction du regroupement familial, sans position documentée sur l'asile.
Source — attalpresident.fr, rubrique Frontières, 2026 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027
Son programme prévoit de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968, une liste annuelle de pays sûrs votée par le Parlement, la restriction de l'immigration familiale, des quotas pour l'immigration économique, l'expulsion immédiate des étrangers délinquants avec suppression de leurs aides sociales, et une politique d'intégration par la langue, le travail et les valeurs républicaines. Le 8 octobre 2026, il a proposé de diviser par deux l'immigration légale (nettement sous 200 000 titres de séjour par an) et jugé le droit d'asile « dévoyé » ; il s'oppose en revanche à un moratoire sur l'immigration de travail et veut continuer d'accueillir des étudiants étrangers. → Note 3 : régulation ferme légitime et exigence d'intégration, avec une ouverture maintenue aux travailleurs et étudiants, mais le droit d'asile est surtout abordé sous l'angle du « dévoiement » et le devoir d'accueil reste peu exprimé.
Source — edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus sûre » (consultée le 11 octobre 2026) ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; Le Figaro, 29 août 2026 (titre cité par Wikipédia)
Son projet prévoit la reprise du contrôle de la politique migratoire, fondée sur l'humanité, la fermeté et l'efficacité et sur "le mérite et les projets", une refonte complète du code de l'entrée et du séjour, l'accueil des demandeurs d'asile dont la demande est légitime et une intégration à la culture et aux valeurs françaises qui serait "une condition sine qua non" du séjour. Il a voté la loi Immigration maîtrisée (avril 2018) et le texte sur la sécurité et la rétention administrative (CMP du 16 juin 2026), mais aussi un amendement interdisant la rétention des mineurs et des familles avec enfants (26 juillet 2018, rejeté). → Note 4 : double exigence de régulation et d'accueil de l'asile, avec devoir d'intégration ; la référence au "mérite" et le détail des mesures restent à préciser.
Source — becht2027.fr, refondation sécurité, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutin du 16 juin 2026 et scrutin du 26 juillet 2018
Il veut « reprendre en main notre politique migratoire » et estime que « nul ne pourra demain bénéficier de la tradition d'accueil de notre maison France sans y avoir été autorisé », classant le contrôle de l'immigration parmi les missions régaliennes. Le 7 mai 2026, devant l'Assemblée, il a qualifié la Manche de « cimetière marin à ciel ouvert » et dénoncé les accords du Touquet comme « une honte ». → Note 3 : régulation affirmée au nom du bien commun, avec une attention aux morts en mer, mais peu de développement sur le devoir d'accueil et l'asile.
Source — Le Crif (entretien), 2026 ; LCP, 7 mai 2026 ; nousfrance.fr, page « Vision »
Ministre de l'Intérieur, il a adressé aux préfets le 23 janvier 2025 une circulaire sur l'admission exceptionnelle au séjour portant à sept ans la durée de présence exigée (selon Amnesty France). Candidat, il se dit « pas pour l'immigration zéro » et veut « choisir ceux que nous voulons accueillir » (20 juin 2026), puis se prononce pour la suppression du droit du sol, la réduction « drastique » du regroupement familial (30 juin) et un référendum sur le droit du sol (8 septembre) ; sa « Charte de l'ordre républicain » prévoit plafonds migratoires, condition d'assimilation et éloignement facilité. Il a proposé de « mettre au ban des nations européennes » l'Espagne après sa régularisation massive (21 avril 2026). Aucune position sur le droit d'asile ni l'accueil des réfugiés n'a été trouvée. → Note 2 : le droit de l'État à réguler est légitime et l'immigration zéro écartée, mais le devoir d'accueil est quasi absent du discours et la primauté du droit national sur les droits fondamentaux est envisagée.
Source — Public Sénat, 20 juin 2026 ; Observ'Algérie, 1er juillet 2026 (Valeurs actuelles, 30 juin) ; Le Club des juristes, 9 septembre 2026 ; Public Sénat, 3 septembre 2026 ; LCP, 21 avril 2026 ; Amnesty France, 1er juillet 2025
Son programme prévoit de diviser par huit la délivrance des titres de séjour, des quotas, l'instruction des demandes d'asile dans les consulats à l'étranger, la suppression de l'AME, le regroupement familial soumis à ressources et tests d'intégration, la fin de l'automaticité du droit du sol, le rétablissement du délit de séjour irrégulier, une rétention portée à 24 mois et l'inscription de la primauté du droit national dans la Constitution, avec sortie de la CEDH « en dernier recours ». Il défend aussi « Une même loi, une même langue, une seule nation » (3 juillet 2026) et fait valoir que 13 % seulement des premiers titres de séjour sont délivrés pour le travail. → Note 2 : la régulation par l'État est légitime et l'intégration exigeante, mais l'examen de l'asile hors du territoire, la remise en cause des garanties européennes et la quasi-absence du devoir d'accueil s'écartent de la double exigence du CEC §2241.
Source — Programme Nouvelle Énergie, page « Immigration », 2026 ; Nouvelle Énergie, meeting de Saint-Raphaël, 10 juillet 2026 ; JDD, 9 août 2026, repris par Nouvelle Énergie
Il demande de sortir de Schengen et de rétablir les frontières (« submersion migratoire », Le JDD, 19 septembre 2026), de suspendre le regroupement familial, de supprimer le droit du sol par référendum, de supprimer l'AME et d'incarcérer les OQTF tant que leur pays d'origine ne les reprend pas. Son programme conserve un droit d'asile « fondamental, strict et contrôlé » limité aux demandes déposées aux frontières, avec renvoi des réfugiés de guerre dès le retour de la paix, et prévoit une assimilation par la langue et un service civique pour la naturalisation. → Note 2 : régulation étatique légitime et exigence d'assimilation, mais accueil et asile très restreints, ce qui laisse peu de place au devoir d'accueil.
Source — Le JDD, 19 septembre 2026 ; debout-la-france.fr, page « Immigration et assimilation » (livret mars 2026), consultée le 11 octobre 2026
Son contre-budget du 6 octobre 2026 chiffre à 15 milliards d'euros en 2027 (29 en année pleine) les économies liées à l'immigration et à la « priorité nationale », et propose une taxe de 1 000 euros par an sur l'embauche d'un salarié extra-européen tant que la France n'est pas au plein emploi (amendement rejeté en commission des finances) ; le RN veut inscrire la préférence nationale dans la Constitution. Dans ses campagnes précédentes elle proposait la suppression du droit du sol, la fin du regroupement familial et, en 2022, une baisse de 75 % des arrivées liées à la vie familiale et à l'asile. → Note 2 : réguler l'immigration est légitime, mais l'ampleur des restrictions, la discrimination assumée à l'emploi et l'absence de devoir d'accueil affirmé divergent de la double exigence de la doctrine.
Source — Public Sénat, 9 octobre 2026 ; franceinfo, 8 octobre 2026 ; Wikipédia, « Marine Le Pen », consulté le 11 octobre 2026
Sur BFMTV le 17 septembre 2026, il a défendu la « remigration », c'est-à-dire l'expulsion des étrangers détenus, des délinquants étrangers non détenus, des clandestins, des chômeurs de longue durée (« plus de six mois à un an ») même en situation régulière et des personnes vivant « uniquement des aides sociales » ; le 13 septembre, il appelait à « enclencher l'immigration négative ». Son programme 2022 supprimait le regroupement familial et le droit du sol et limitait l'asile à une centaine de personnes par an, tout en distinguant l'assimilation des musulmans assimilés (« mes frères »). → Note 1 : refus du devoir d'accueil et expulsion de résidents réguliers, sans contrepartie sur l'asile ni la dignité des migrants.
Source — BFMTV, 17 septembre 2026, rapporté par Belga/Paris Match, 18 septembre 2026 ; AFP, 13 septembre 2026 ; Programme « Pour que la France reste la France », 2022