Vote catholique

Lutte ouvrière

Nathalie Arthaud

Enseignante, porte-parole de Lutte ouvrière depuis 2008 (successeure d'Arlette Laguiller), elle a annoncé le 8 décembre 2025 sa quatrième candidature à la présidentielle (0,56 % en 2022) et tenu son premier meeting de campagne à la Mutualité le 26 septembre 2026 ; au 11 octobre 2026, sa candidature reste subordonnée à l'obtention des 500 parrainages d'élus.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position par thème

Dans une lettre à l'ADMD du 11 décembre 2021, elle se dit favorable à une loi permettant le suicide assisté (euthanasie) pour les personnes en phase avancée ou terminale, avec « le maximum de garde-fous », et à l'accès universel aux soins palliatifs ; le journal de LO (25 février 2026) juge que reconnaître le droit de mourir dignement « apparaît comme une évidence », alors que la loi sur l'aide à mourir a été définitivement adoptée le 15 juillet 2026. Sur l'IVG, LO a jugé que son inscription dans la Constitution « ne garantit rien » (6 mars 2024) et soutient l'allongement du délai légal de 14 à 22 semaines et la suppression de la clause de conscience spécifique (30 septembre 2026) ; LO n'a pas d'élus nationaux, donc pas de vote parlementaire. → Note 1 : promotion de l'euthanasie/suicide assisté et de l'extension de l'accès à l'avortement, avec un soutien aux soins palliatifs.

Source — Lettre à l'ADMD, 11 décembre 2021 ; Lutte ouvrière, 6 mars 2024, 14 mai 2025, 25 février 2026 et 30 septembre 2026

2 · Famille2/5

Aucune déclaration récente de la candidate sur la GPA ou la PMA n'a été retrouvée. Le journal de LO a critiqué en 2014 les opposants au mariage pour tous (public « pétri d'hostilité à l'égard des homosexuels ») tout en défendant les prestations familiales des familles populaires (congé parental, prime au premier enfant), et en janvier 2024 dénoncé le « réarmement démographique » comme un discours nataliste ; il a aussi critiqué le financement public de l'enseignement privé (loi Debré, 2009). → Note 2 : position déduite d'articles du parti, plutôt divergente sur le mariage et la natalité et sur la liberté scolaire, avec un soutien réel aux aides aux familles modestes ; fiche fragile.

Source — Lutte ouvrière, 8 octobre 2014 ; Lutte ouvrière, 24 janvier 2024 ; Lutte ouvrière, 30 décembre 2009

3 · Travail4/5

Elle défend un Smic à 2 200 € nets (2 000 € lors de la campagne de 2022), l'indexation des salaires, allocations et pensions sur la hausse réelle des prix, l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous « sans diminution de salaire », y compris face aux suppressions d'emplois liées à l'IA ; elle dénonce le recul de l'âge de la retraite, les jours de carence et la suppression de jours fériés. Aucune position documentée sur le repos dominical. → Note 4 : forte priorité du travail et du salaire sur le capital, dans une logique de lutte de classe étrangère à la doctrine.

Source — Brochure « Présidentielle 2027 », fête de LO, mai 2026 (supplément à Lutte ouvrière n° 3021, 26 juin 2026) ; discours du 26 septembre 2026

4 · Économie2/5

Elle réclame l'« expropriation sans indemnité » des actionnaires, en commençant par l'industrie pétrolière et l'armement, la confiscation de leurs profits, la levée du secret des affaires et, plus largement, la fin de la propriété capitaliste sur les grands moyens de production, « collectivisés » sous contrôle des travailleurs. Elle rejette comme illusoire toute réforme de « justice sociale et fiscale ». → Note 2 : dénonciation de la course au profit proche de la doctrine, mais collectivisation des grands moyens de production contraire à la propriété à fonction sociale (CEC §2425).

Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026

5 · Bien commun3/5

Elle annonce une politique « pour les travailleurs, pour les exploités », et non « pour la France », jugée toujours au service du grand patronat, tout en défendant la transparence des comptes des grandes entreprises, l'internationalisme (« les ouvriers n'ont pas de patrie ») et le financement des hôpitaux, écoles et logements par la confiscation des profits ; elle conteste le remboursement de la dette au profit des banques. → Note 3 : portée universelle et exigence de transparence convergentes, mais lecture de classe qui écarte l'idée d'un intérêt général commun.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

6 · Subsidiarité2/5

Elle propose que les travailleurs prennent la direction des multinationales puis « la direction politique de la société », une économie planifiée à l'échelle internationale et le recensement des besoins par le personnel des hôpitaux, écoles et transports ; elle juge illusoires le « dialogue » avec les partenaires sociaux et la plupart des réformes institutionnelles. → Note 2 : la participation des travailleurs de terrain converge en partie, mais la planification globale et la collectivisation des grands moyens de production vont à l'encontre de la subsidiarité.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

7 · Solidarité4/5

Elle exige une « augmentation massive des salaires, des allocations et des pensions » indexée sur les prix, la construction et la rénovation de logements financées par la confiscation des profits des groupes pétroliers et d'armement, des embauches dans les hôpitaux et les Ehpad, et la régularisation de tous les sans-papiers ; elle dénonce les dizaines de milliers de personnes à la rue. Peu de détail sur les minima sociaux et le handicap. → Note 4 : attention forte aux plus pauvres, sans discrimination de nationalité, mais mesures peu détaillées.

Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026

Elle prône la « régularisation de tous les sans-papiers » et la « liberté de circulation et d'installation pour chaque être humain », contre l'« Europe-forteresse » et la « préférence nationale », et dénonce la chasse aux sans-papiers ; elle ne reconnaît aucun droit de l'État à réguler les flux ni de devoirs d'intégration. → Note 3 : défense forte de la dignité des migrants et de l'accueil, mais négation de toute régulation au nom du bien commun.

Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026

Elle relie les canicules et la sécheresse de l'été 2026 à un système qui, selon elle, « condamne la planète » au réchauffement, évoque la rénovation thermique des logements et des écoles, et juge la planification écologique impossible sans l'expropriation des capitalistes ; elle ne présente pas de mesure climatique précise. → Note 3 : reconnaissance du défi climatique et lien avec la question sociale, mais réponse limitée à la rupture avec le capitalisme, sans sobriété ni mesures concrètes.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

Elle dénonce la hausse du budget des armées (32 Md€ en 2017, 63 Md€ prévus en 2027), le nouveau service national, la célébration du 11 novembre à l'école et le profit des marchands d'armes, et décrit la guerre à Gaza comme une « guerre de cent ans » menée par Israël ; sur l'Ukraine, elle évoque l'escalade de Poutine contre les civils mais refuse de voir dans l'aide militaire française un soutien à l'Ukraine (« une proie, pas seulement pour Poutine »), sans proposer de solution diplomatique. Aucune position documentée sur la dissuasion nucléaire ni sur l'aide au développement. → Note 3 : refus de la guerre, critique du commerce des armes et du sort des Palestiniens convergents, mais refus de soutenir le pays agressé et absence de voie diplomatique.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

11 · Intelligence artificielle4/5

Elle dénonce l'IA comme prétexte à des centaines de milliers de licenciements, son intégration à l'armement (« permet de tuer plus sûrement »), et demande qu'elle serve les besoins de la population (agriculture, médecine, transports, réduction du travail répétitif) ; elle estime que « l'homme est aux manettes » et que le problème est l'économie capitaliste, rejetant l'idée d'un « bouton d'arrêt d'urgence ». Rien sur les mineurs ni la vérité de l'information. → Note 4 : protection du travail et critique des usages militaires convergentes, mais aucun cadre de régulation propre en dehors de la rupture avec le capitalisme.

Source — Discours du 26 septembre 2026