Vote catholique

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Écologie intégrale

La création, maison commune

L'encyclique Laudato Si' relie explicitement la question environnementale à la justice sociale : le « cri de la terre » et le « cri des pauvres » sont un seul et même cri. Elle appelle à une conversion écologique qui refuse aussi bien le déni climatique que les approches purement techniques ou malthusiennes ignorant la dignité humaine et la justice entre générations et entre peuples.

François, Laudato Si' — 2015, §49

Affirme qu'une véritable approche écologique devient toujours une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l'environnement pour entendre autant le cri de la terre que le cri des pauvres.

François, Laudato Si' — 2015, §13-16

Introduit l'encyclique par un appel à une conversion écologique globale, refusant tant le déni que les fausses solutions purement techniques.

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, « 2022, une année électorale : un enjeu de fraternité » — novembre 2021, §16-18

Appelle à une « transformation écologique » qui ne se limite pas à améliorer le système de production et de consommation, et précise que l'écologie « intégrale » ne comprend pas seulement l'environnement mais aussi la manière dont l'humanité se traite elle-même, citant Laudato Si' : « l'écologie intégrale est inséparable de la notion de bien commun » (§56).

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position des candidats sur ce thème

Nathalie Arthaud3/5

Elle relie les canicules et la sécheresse de l'été 2026 à un système qui, selon elle, « condamne la planète » au réchauffement, évoque la rénovation thermique des logements et des écoles, et juge la planification écologique impossible sans l'expropriation des capitalistes ; elle ne présente pas de mesure climatique précise. → Note 3 : reconnaissance du défi climatique et lien avec la question sociale, mais réponse limitée à la rupture avec le capitalisme, sans sobriété ni mesures concrètes.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

Jean-Luc Mélenchon4/5

Aux universités de rentrée LFI (août 2026), il a présenté la planification écologique comme « une exigence de survie » et proposé des gardes régionales de sécurité civile ; il défend de longue date la « règle verte » et la sortie du nucléaire, et les 71 députés LFI ont voté contre la réautorisation de l'acétamipride (20 juillet 2026). → Note 4 : action climatique réelle et articulée aux enjeux sociaux par la planification, mais sobriété et « cri des pauvres » peu explicités dans les sources vérifiées.

Source — Reporterre, 25 août 2026 ; Datan (scrutin n° 8427), 20 juillet 2026

Fabien Roussel3/5

Il défend un mix nucléaire et renouvelables (vote pour l'accélération du nucléaire en 2023) et, à l'annonce de sa candidature, un « plan climat » donnant « une trajectoire carbone » avec réindustrialisation. Le 11 septembre 2026, il a placé « la bataille de l'énergie » au centre et demandé une baisse de 30 à 50 centimes du prix de l'essence. → Note 3 : action climatique affichée et lien avec la question sociale, mais priorité au pouvoir d'achat carburant et à l'industrie sans mention de sobriété.

Source — LCP, 6 septembre 2026 ; LCP, 11 septembre 2026 ; Datan, scrutin du 21 mars 2023

François Ruffin4/5

Son cahier « Travaillisme écologique » vise une baisse d'environ 33 % des besoins énergétiques d'ici 2050, la réduction de moitié du trafic aérien, le leasing social de véhicules électriques pour 3 millions de ménages modestes, des économies de 1 500 à 3 000 € par an sur les factures et l'interdiction de la publicité pour les produits les plus polluants ; il prolonge le nucléaire existant et construit les EPR2. Il a voté le 20 juillet 2026 contre la réautorisation de l'acétamipride (loi d'urgence agricole). → Note 4 : lien explicite entre transition écologique, justice sociale et sobriété, assorti d'un choix nucléaire sans lien avec la doctrine.

Source — nouspresident.fr, cahier « Face au chantier du siècle : pour un travaillisme écologique », 2026 ; Datan.fr, vote du 20 juillet 2026

Marine Tondelier4/5

Elle vise la neutralité carbone en 2040, une sortie progressive du nucléaire sur une vingtaine d'années, un programme national d'isolation des logements et une fiscalité carbone orientée vers des projets sociaux et écologiques, en liant explicitement écologie, justice sociale et services publics. → Note 4 : action climatique réelle et articulation avec la justice sociale proches de Laudato Si', sans doctrine explicite de sobriété ni de lien avec l'écologie humaine.

Source — Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; France-Vote, 7 septembre 2026 ; ÉlyséeScope, 4 octobre 2026

Delphine Batho4/5

Elle a publié en janvier 2019 un manifeste pour une écologie intégrale, et son parti se réclame d'une « écologie intégrale démocratique » incluant l'écoféminisme. Elle assume la décroissance, défend un triptyque « Santé, paix, beauté » (dévoilé en mars 2026) et a voté contre la réautorisation de l'acétamipride (20 juillet 2026). → Note 4 : action climatique et sobriété convergentes avec Laudato Si', écologie articulée à la santé et à la paix ; le lien explicite au « cri des pauvres » reste peu documenté.

Source — Wikipédia, consulté en octobre 2026 ; Time France, 4 août 2026 ; Génération Écologie, page « Notre projet »

Raphaël Glucksmann4/5

Il se présente comme le candidat de « la transformation écologique » et propose une loi Climat visant -90 % d'émissions en 2040, un bouclier législatif de sobriété, la rénovation énergétique, un « ticket climat » pour les transports, la sortie des pesticides les plus nocifs et le maintien du nucléaire existant. Son texte relie la crise écologique aux inégalités : « les plus modestes sont les plus touchés » alors qu'ils polluent le moins. → Note 4 : action climatique réelle liée à la justice sociale et à la sobriété, avec une dimension surtout industrielle et de puissance qui s'éloigne un peu de l'écologie intégrale.

Source — Place publique, « Acte I », chantiers 5, 6, 11, 12 et 15 ; LCP, 23 août 2026

Olivier Faure4/5

Il propose une « règle d'or verte » (aucun budget ni aide publique en dehors des objectifs de protection de la biodiversité) et fait de la transition écologique l'un de trois grands défis industriels ; il a voté contre la loi Duplomb (8 juillet 2025) et contre la réautorisation de l'acétamipride (20 juillet 2026), et pour la loi limitant les PFAS (avril 2024). Il demandait un moratoire sur l'autoroute A69 en 2023. → Note 4 : action climatique et protection de la biodiversité concrètes, avec un lien avec la justice sociale moins explicite que dans Laudato Si'.

Source — AFP/Boursorama, 17 septembre 2026 ; Datan.fr, votes d'Olivier Faure ; Wikipédia, « Olivier Faure », consulté le 11 octobre 2026

Ségolène Royal4/5

Elle promet « l'application énergique des décisions de la COP21 », qualifie le rétablissement des néonicotinoïdes de « faute grave » (juillet 2026) et veut « réparer le climat de la Terre et le climat social » ; elle voit dans la crise climatique « une formidable opportunité de créer des activités, des emplois et du bien-être ». Elle plaide aussi pour baisser les taxes sur l'énergie et les carburants, et jugeait en octobre 2025 la taxe carbone à retirer. → Note 4 : lien affiché entre écologie et justice sociale, mais priorité au prix de l'énergie sans discours de sobriété.

Source — Sud Radio, 3 juillet 2026 ; France 24 (AFP), 29 août 2026 ; Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; franceinfo, 29 octobre 2025

Jérôme Guedj4/5

Il défend une écologie qui protège les classes populaires, juge le nucléaire « incontournable », propose une voiture électrique à 10 000-15 000 euros et une baisse des taxes sur les carburants, et a combattu en 2025 la réintroduction de néonicotinoïdes (loi Duplomb) au nom des pollinisateurs. → Note 4 : articulation entre transition écologique et justice sociale, sans développement sur la sobriété.

Source — LCP, 5 octobre 2026 ; LCP, 1er octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 2 juin 2025

Emmanuel Maurel4/5

Son grand emprunt vise à décarboner l'économie (rénovation, électrification, transports) avec une sortie des énergies carbonées en 2040 ; il a voté contre la loi Duplomb et plaide pour réduire fortement les pesticides, et s'est abstenu sur la fin des ZFE (14 avril 2026). → Note 4 : action climatique réelle liée à la question sociale ; la dimension de sobriété et de lien avec les pauvres est peu développée.

Source — France-Vote, 8 octobre 2026 ; Parlons Politique, 2026 ; Datan, octobre 2026

Karim Bouamrane4/5

Son manifeste défend une transition "juste", "ni un privilège pour ceux qui ont les moyens, ni une punition pour ceux qui produisent", qui rénove les logements des familles modestes et protège les agriculteurs. Le 2 juillet 2026 il parle de "déni climatique" depuis 30 ans, critique la baisse du fonds vert et propose un plan de végétalisation (surfaces végétalisées de Saint-Ouen passées, selon lui, de 16 à 32 hectares). → Note 4 : écologie reliée à la justice sociale et à l'action locale, sans développement sur la sobriété.

Source — Manifeste, karimbouamrane2027.org, 2026 ; Sud Radio, 2 juillet 2026

Gabriel Attal3/5

Il propose de tripler le rythme annuel de baisse des émissions (de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030), de sortir des énergies fossiles (de près de 60 % de la consommation finale à moins de 30 % en 2035) avec un plan « Messmer II » (14 EPR, renouvelables en « neutralité technologique », rénovation thermique massive), et fait de l'écologie l'une de ses trois priorités budgétaires. Il a toutefois voté pour la loi Duplomb le 8 juillet 2025, défendant : « Jamais je ne voterai une loi dont je considère qu'elle pourrait être dangereuse pour les Français ». → Note 3 : action climatique chiffrée et attention au pouvoir d'achat, mais un vote concret contraire et peu de lien explicite avec le « cri des pauvres ».

Source — attalpresident.fr, 23 septembre 2026 ; attalpresident.fr, rubrique Dette écologique, 2026 ; Datan, scrutin n° 2957, 8 juillet 2025 ; Reporterre, 16 juillet 2025

Édouard Philippe3/5

Son programme met l'accent sur la relance du nucléaire, les renouvelables et l'électrification, un prix du carbone aux frontières de l'Europe, la capture de carbone, un doublement du Fonds vert recentré sur l'adaptation (climatisation des lieux accueillant des personnes fragiles, « DATAR 2.0 ») et des leviers « qui réduisent réellement les émissions et soutiennent la croissance ». Le groupe Horizons a voté le 14 avril 2026 pour rendre les zones à faibles émissions facultatives et, le 20 juillet 2026, pour la réautorisation de l'acétamipride (24 pour, 3 contre, 4 abstentions). → Note 3 : action climatique réelle et attention aux personnes fragiles, mais approche surtout technique et économique, peu reliée à la justice sociale, et votes du groupe favorables à des assouplissements.

Source — edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus conquérante » (consultée le 11 octobre 2026) ; datan.fr, 14 avril et 20 juillet 2026

Olivier Becht3/5

Son programme vise la sortie des énergies fossiles, un mix nucléaire-renouvelables-stockage, la neutralité carbone "en avance de phase" sur les objectifs européens et des carburants de synthèse, avec des factures qui n'"explosent" pas ; il promet aussi une alimentation sans phytosanitaires. Ses votes sont contrastés : pour la loi Duplomb (8 juillet 2025, réintroduction dérogatoire de néonicotinoïdes), mais contre le texte de CMP rétablissant l'acétamipride (20 juillet 2026), en désaccord avec son groupe. → Note 3 : action climatique et ambition affichées, mais approche surtout technologique, sans sobriété, et votes contradictoires sur les pesticides.

Source — becht2027.fr, refondation énergie, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutins du 8 juillet 2025 et du 20 juillet 2026

Xavier BertrandNon évalué

Aucune position structurée sur le climat, l'énergie ou la biodiversité n'a été retrouvée pour 2026 : seuls des éléments isolés (pas de taxation des voitures électriques, écologie « décidée au plus près » dans sa vision territoriale) sont documentés. → Non évalué faute de position documentée.

Bruno Retailleau2/5

Il fait du nucléaire la priorité (programme LR relayé par Votons 2027 : huit EPR2 supplémentaires si les six premiers avancent, exploitation des réacteurs sur 80 ans), mais propose le 15 septembre 2026 de supprimer les subventions à l'éolien et au photovoltaïque « matures », d'abroger la PPE3, de supprimer les certificats d'économies d'énergie, le ZAN et le DPE ; le même programme réautorise certains néonicotinoïdes et abandonne l'objectif uniforme de réduction de 50 % des pesticides. Il se dit « attaché à l'écologie » et défend une « écologie du bon sens » face à une « idéologie gauchiste » (20 juin). → Note 2 : décarbonation par le nucléaire reconnue, mais recul de plusieurs protections et aucun lien documenté avec la justice sociale ni la sobriété.

Source — Public Sénat, 15 septembre 2026 ; Public Sénat, 20 juin 2026 ; Votons 2027 (synthèse du programme LR), consulté le 11 octobre 2026

David Lisnard3/5

Il se donne pour objectif de faire de la France le leader « bas carbone » du G20, rejette une écologie « décroissante et punitive » au profit d'une « écologie de la confiance et de la responsabilité », fait du nucléaire (EPR, petits réacteurs, vie des réacteurs portée à 60 ans) une « priorité écologique et stratégique » et relie l'énergie bon marché au pouvoir d'achat (25 juin 2026). Il propose de retirer le principe de précaution de la Constitution au profit d'un principe de responsabilité (3 juillet 2026). → Note 3 : décarbonation et pollueur-payeur reconnus et lien avec le pouvoir d'achat, mais retrait du principe de précaution et refus de la sobriété ; l'écologie reste peu intégrale.

Source — Programme Nouvelle Énergie, page « Générer un renouveau civique », 2026 ; Nouvelle Énergie, 25 juin 2026 (Sarthe) ; meeting de Saint-Raphaël, Nouvelle Énergie, 10 juillet 2026

Son programme reconnaît le réchauffement climatique, défend le nucléaire (au moins 70 % de l'électricité), propose 30 % d'aires marines protégées et de doubler le budget MaPrimeRénov' (3 à 6 milliards d'euros), mais supprime les aides à l'éolien et au solaire (12 milliards d'euros), s'oppose aux ZFE et à une « nouvelle taxe carbone ». → Note 3 : reconnaissance du défi climatique, protection de la biodiversité et lutte contre la précarité énergétique, mais approche centrée sur le nucléaire et le prix de l'énergie, sans sobriété ni lien explicite avec le cri des pauvres.

Source — debout-la-france.fr, page « Environnement et Énergie », consultée le 11 octobre 2026 ; Le JDD, 19 septembre 2026 ; dupontaignan.fr, « Libérons la France ! », 19 septembre 2026

Marine Le Pen2/5

Au meeting du 13 septembre 2026 elle a proposé de supprimer le « zéro artificialisation nette » (« norme idéologique »), de mettre fin aux diagnostics de performance énergétique (« politique absurde ») et de remplacer MaPrimeRénov' par un prêt à taux zéro « 100 % rénov » ; cet été elle a critiqué « l'idéologie décroissante » et le RN a mis en avant un plan de climatisation après les canicules. Elle a voté pour la réautorisation de l'acétamipride (commission mixte paritaire, 20 juillet 2026) ; son programme énergétique n'est pas encore présenté (Julien Odoul, 4 septembre 2026), le RN défendant depuis 2021 le nucléaire et l'arrêt de l'éolien. → Note 2 : le défi climatique n'est pas nié, mais l'écologie est traitée par la technique et l'allègement des normes, sans lien avec la justice sociale ni sobriété, et avec un vote favorable à un pesticide.

Source — franceinfo, 4 septembre 2026 ; France 3 Hauts-de-France (avec AFP), 13 septembre 2026 ; Datan, fiche de Marine Le Pen ; Wikipédia, « Marine Le Pen », consulté le 11 octobre 2026

Éric Zemmour2/5

Son programme 2022 relance le nucléaire (14 EPR2 d'ici 2050), mais prévoit de mettre fin à tous les projets d'éoliennes, avec aussi un fonds de reboisement, la dépollution des sols et des mesures de protection animale. Dans son discours du 8 septembre 2024, il promettait de chasser « les idéologies écologistes qui mettent l'État au service de la décroissance » ; le 13 septembre 2026, il a annoncé six EPR d'ici 2035 et quatorze d'ici 2045. → Note 2 : quelques mesures de protection de la nature et un nucléaire décarboné, mais rejet de la sobriété et aucun lien avec la justice sociale ni l'urgence climatique.

Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; discours de l'université d'été, ericzemmour.fr, 8 septembre 2024 ; AFP, 13 septembre 2026