Comme Premier ministre, il a prononcé un discours au Congrès le 4 mars 2024 pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (780 voix contre 72), évoquant une « dette morale » envers les femmes ayant subi des avortements clandestins. Comme député, il a voté pour la loi sur l'aide à mourir en première lecture (27 mai 2025) puis en lecture définitive (15 juillet 2026, 291 voix contre 241), avec une majorité de son groupe EPR (64 pour, 18 contre, 9 abstentions) ; il a aussi voté pour la loi sur les soins palliatifs (27 mai 2025, 560 voix pour). → Note 1 : soutien actif à l'extension du droit à l'avortement et à la légalisation de l'aide à mourir, que son vote en faveur des soins palliatifs ne compense pas.
Source — Datan, scrutin n° 8280, 15 juillet 2026 ; Datan, scrutins n° 2107 et n° 2106, 27 mai 2025 ; info.gouv.fr, 4 mars 2024
Il soutient de longue date la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes et défend une « GPA éthique » (sans transaction financière directe) : lancée comme réflexion interne à Renaissance en août 2025, il l'a remise en débat le 24 mai 2026 dans Le Parisien, deux jours après sa déclaration de candidature, contre la position d'Emmanuel Macron et malgré le « total désaccord » de la porte-parole du gouvernement. Côté natalité, il propose 1 000 € versés par l'État à chaque naissance sur un compte de capitalisation, un livret d'épargne pour financer des places en crèche et la formation de 200 000 professionnels de la petite enfance d'ici 2030. → Note 1 : la promotion active de la GPA et de la PMA sans père diverge directement de la conception de la filiation ; ses mesures de soutien à la petite enfance ne rééquilibrent pas ce point.
Source — Aleteia (AFP), 26 mai 2026 ; Le JDD, 21 août 2025 ; LCP, 10 novembre 2025 ; attalpresident.fr, rubrique Travail & salaires, 2026
Son programme vise une « hausse massive des salaires » par la productivité et la baisse des charges salariales, la défiscalisation des heures supplémentaires, la semaine de quatre jours « là où c'est possible » à heures mensuelles constantes, et une réécriture du Code du travail en « Constitution du travail » avec les partenaires sociaux. Il veut aussi réformer l'assurance chômage (objectif 100 000 emplois), supprimer le plafond de 220 heures supplémentaires et le 1er mai chômé pour les commerçants, et abolir l'âge légal de départ à la retraite en maintenant la durée de cotisation. → Note 3 : priorité affichée aux salaires et au dialogue social, mais durcissement de l'assurance chômage et assouplissement des garde-fous (heures supplémentaires, jour chômé) en tension avec la protection des travailleurs.
Source — attalpresident.fr, rubrique Travail & salaires, 2026 ; LCP, 10 novembre 2025 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027
Dans Le Parisien du 2 juillet 2026, il a proposé une loi de programmation économique et fiscale sur dix ans : retour du déficit sous 3 % du PIB avant 2032 et à l'équilibre en 2037, 120 à 150 milliards d'euros d'économies (150 milliards dans ses prises de parole de septembre) sans hausse d'impôts, 100 000 postes publics supprimés et une règle d'or constitutionnelle ; il ajoute 2 milliards de baisse d'impôts pour les classes moyennes et une baisse des impôts de production. Le 23 septembre, il a présenté un plan « Messmer II » visant un prix de l'électricité d'environ 75 €/MWh. → Note 3 : initiative économique et équilibre des comptes défendus, avec peu d'articulation à la destination universelle des biens ou à la subordination du marché au bien commun.
Source — MoneyVox (AFP), 3 juillet 2026 ; attalpresident.fr, 23 septembre 2026 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027
Dès janvier 2024, il a annoncé une loi de décentralisation fondée sur la règle « pour une compétence, il faut un responsable et un financement dédié » et un statut de l'élu local. En juillet 2026, il promet un « big bang » territorial (collectivités uniques, suppression d'un échelon) pour que le maire devienne « l'élu le plus puissant de France », et veut renvoyer l'organisation du travail aux branches et aux entreprises. Ses mesures scolaires (loi de programmation, certificat d'études, groupes de niveau) sont en revanche pilotées au niveau national, et aucune position sur la liberté scolaire n'est documentée. → Note 4 : décentralisation et confiance aux acteurs de terrain conformes à la subsidiarité, sans engagement documenté sur la liberté scolaire.
Source — MoneyVox (AFP), 3 juillet 2026 ; Franceinfo, 31 janvier 2024 ; LCP, 25 août 2026
Comme Premier ministre (30 janvier 2024), il a annoncé la généralisation du RSA conditionné à 15 heures d'activité et la suppression de l'allocation de solidarité spécifique au profit du RSA. Son plan de juillet 2026 prévoit une « année blanche » sur l'ensemble des prestations sociales au budget 2028 (petites retraites épargnées), deux tiers des 150 milliards d'économies provenant de la dépense sociale ; en contrepartie, il propose des aides carburant ciblées sur les travailleurs modestes et un plan de 400 000 logements par an. → Note 2 : l'effort d'économies pèse d'abord sur les prestations sociales, ce qui s'éloigne de l'option préférentielle pour les pauvres malgré quelques mesures ciblées.
Source — MoneyVox (AFP), 3 juillet 2026 ; MoneyVox, 30 janvier 2024 ; attalpresident.fr, 21 septembre 2026 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027
Son programme vise « accueillir moins pour accueillir mieux » avec une « préférence travail », un regroupement familial « mieux encadré » et un système à points inspiré du Canada ; selon le comparateur iFRAP, il prévoit aussi des quotas votés par le Parlement et un droit d'opposition du maire à un mariage impliquant une personne sous OQTF. Aucune proposition sur le droit d'asile ni sur l'accueil n'y figure. → Note 3 : régulation légitime au nom du bien commun, mais accent sur la sélection économique et la restriction du regroupement familial, sans position documentée sur l'asile.
Source — attalpresident.fr, rubrique Frontières, 2026 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027
Il propose de tripler le rythme annuel de baisse des émissions (de 1,8 % à 5 % par an d'ici 2030), de sortir des énergies fossiles (de près de 60 % de la consommation finale à moins de 30 % en 2035) avec un plan « Messmer II » (14 EPR, renouvelables en « neutralité technologique », rénovation thermique massive), et fait de l'écologie l'une de ses trois priorités budgétaires. Il a toutefois voté pour la loi Duplomb le 8 juillet 2025, défendant : « Jamais je ne voterai une loi dont je considère qu'elle pourrait être dangereuse pour les Français ». → Note 3 : action climatique chiffrée et attention au pouvoir d'achat, mais un vote concret contraire et peu de lien explicite avec le « cri des pauvres ».
Source — attalpresident.fr, 23 septembre 2026 ; attalpresident.fr, rubrique Dette écologique, 2026 ; Datan, scrutin n° 2957, 8 juillet 2025 ; Reporterre, 16 juillet 2025
Il veut amplifier le soutien à l'Ukraine (« Soutenir l'Ukraine, c'est investir pour la France »), soutient la saisie des avoirs russes gelés et une aide militaire européenne en défense sol-air, tout en défendant « une grande diplomatie et une grande armée » (21 septembre 2026). Sur Gaza, comme Premier ministre (29 mai 2024), il a qualifié la situation de « drame humanitaire », appelé à un cessez-le-feu et à la libération des otages, et jugé la reconnaissance de la Palestine « pas un tabou » mais devant être « utile au processus ». Aucune position documentée sur la dissuasion nucléaire, le commerce des armes ou l'aide au développement. → Note 3 : soutien au pays agressé et attention humanitaire cohérents avec la doctrine, mais accent sur l'aide militaire et lacunes sur le nucléaire, le commerce des armes et le primat de la diplomatie (même note que les candidats aux faits comparables).
Source — attalpresident.fr (entretien POLITICO), 24 septembre 2026 ; attalpresident.fr (BFM TV), 21 septembre 2026 ; Public Sénat, 29 mai 2024
L'IA est l'un de ses quatre « chantiers capitaux » : IA souveraine européenne, formation « universelle, obligatoire » à l'IA, 20 millions de salariés à former en cinq ans, et une régulation internationale de l'IA « qui n'entravera pas son développement » (POLITICO, 24 septembre 2026). Il a cosigné en janvier 2026 la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et, après sa censure par le Conseil constitutionnel, demandé un référendum le 15 août 2026. Son programme ne prévoit ni mesure précise de protection des emplois, ni position sur les armes autonomes ou le contrôle humain. → Note 3 : cadre éthique et protection des mineurs sur le numérique, mais priorité donnée à la souveraineté et à la productivité.
Source — attalpresident.fr, rubrique Intelligence artificielle, 2026 ; attalpresident.fr (entretien POLITICO), 24 septembre 2026 ; LCP, 12 janvier 2026 ; L'Info Durable, 15 août 2026 ; Fondation iFRAP, comparateur Présidentielles 2027