Vote catholique

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Bien commun

L'ensemble des conditions permettant l'épanouissement de tous

Une politique se juge d'abord à sa capacité à servir le bien commun — paix, sécurité, justice, conditions de vie dignes pour tous — plutôt qu'à satisfaire des intérêts catégoriels ou électoraux de court terme. Ce principe irrigue l'évaluation des choix budgétaires, institutionnels et sécuritaires.

Concile Vatican II, Gaudium et Spes — §26

Définit le bien commun comme « l'ensemble des conditions de la vie sociale qui permettent aux groupes, et à chacun de leurs membres, d'atteindre leur perfection plus totalement et plus aisément ».

Compendium de la doctrine sociale de l'Église — §164-170

Présente le bien commun comme la fin propre de l'autorité politique, qui doit le garantir sans le confisquer au profit d'un groupe.

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, « 2022, une année électorale : un enjeu de fraternité » — novembre 2021, §10-11

Rappelle que « les chrétiens n'attendent pas tout de la politique et les politiques doivent se garder de promettre plus qu'ils ne sont en mesure d'offrir », et qu'il n'y a « pas d'égalité et de fraternité authentiques ni même de sécurité véritable et durable sans respect scrupuleux de la liberté des personnes ».

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, « 2022, une année électorale : un enjeu de fraternité » — novembre 2021, §13-15

Sur la liberté religieuse : « les croyants de toute religion sont tenus au respect de l'ordre public mais n'ont pas à être suspectés a priori en raison de leur appartenance confessionnelle », et le dénigrement systématique des cultes « ne parvient qu'à susciter du religieux refoulé, potentiellement violent ».

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position des candidats sur ce thème

Nathalie Arthaud3/5

Elle annonce une politique « pour les travailleurs, pour les exploités », et non « pour la France », jugée toujours au service du grand patronat, tout en défendant la transparence des comptes des grandes entreprises, l'internationalisme (« les ouvriers n'ont pas de patrie ») et le financement des hôpitaux, écoles et logements par la confiscation des profits ; elle conteste le remboursement de la dette au profit des banques. → Note 3 : portée universelle et exigence de transparence convergentes, mais lecture de classe qui écarte l'idée d'un intérêt général commun.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

Jean-Luc Mélenchon4/5

Sa note du 28 septembre 2026 défend un « monde ordonné » fondé sur l'ONU et le droit international, qui font primer les décisions collectives sur les intérêts particuliers ; son programme prévoit une VIe République et un écart maximal de 1 à 20 des salaires. Sa tribune du 4 septembre 2026 sur la dette de la BCE vise à faire baisser les taux d'intérêt et ne traite pas de la charge laissée aux générations futures. → Note 4 : portée universelle, réforme des institutions et justice salariale affirmées ; volet intergénérationnel de la dette peu argumenté.

Source — Institut La Boétie (melenchon.fr), 28 septembre 2026 ; Mediapart (tribune reprise sur melenchon.fr), 4 septembre 2026 ; melenchon2027.fr, programme 2025

Fabien Roussel3/5

Le 6 septembre 2026 il a réclamé la « case prison », la privation des droits civiques ou le travail d'intérêt général pour les fraudeurs, et le 11 septembre il a proposé de réorienter l'argent du « ministère de la guerre » vers les services publics ; en 2022 il demandait de la prison ferme pour la grande fraude fiscale. Rien n'a été trouvé sur la dette transmise aux générations futures ni sur les institutions. → Note 3 : justice fiscale et priorité aux services publics convergentes, mais volet dette et institutions non documenté.

Source — LCP, 6 septembre 2026 ; LCP, 11 septembre 2026

François Ruffin4/5

Son cahier « Pour séparer l'argent de l'État » prévoit un registre des lobbies renforcé, l'interdiction du passage direct d'un lobby vers un cabinet ministériel, un encadrement strict du pantouflage, la démission immédiate d'un ministre mis en examen et 20 M€ d'économies sur le budget de l'Élysée. Il défend aussi le droit d'asile "inconditionnel", ce qui donne une portée universelle à sa conception de l'intérêt général ; aucune position documentée sur la dette publique. → Note 4 : primauté affirmée de l'intérêt général sur les intérêts particuliers, sans position sur la dette transmise.

Source — nouspresident.fr, cahier « Pour séparer l'argent de l'État », 2026 ; francoisruffin.fr, 29 avril 2026

Marine Tondelier3/5

Elle juge que « notre démocratie, nos institutions sont à bout de souffle » et réclame un référendum sur une assemblée constituante (mai 2025, février 2025) ; son projet prévoit davantage de compétences partagées avec l'Union européenne (politique étrangère, fiscalité, protection sociale) et un plan d'investissement public financé par un impôt climatique, avec un déficit accepté à court terme (selon monvote2027.fr, d'après Public Sénat 2025). → Note 3 : portée universelle et justice fiscale affichées, mais l'arbitrage sur la dette transmise aux générations futures n'est pas développé.

Source — Public Sénat, 14 mai 2025 ; Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; monvote2027.fr (fiche Tondelier, sources de 2025)

Delphine Batho4/5

Elle n'a pas censuré le gouvernement Lecornu et a déclaré le 14 septembre 2026 que « ce n'est pas le moment des grandes décisions » et qu'il faut un budget tenant jusqu'au printemps 2027. Elle a voté pour le PLFSS 2026 et pour la loi spéciale (décembre 2025) et défend la mise à contribution des plus gros patrimoines. Position sur la dette transmise aux générations futures non documentée. → Note 4 : sens de l'intérêt général et des institutions, justice fiscale ; la dette n'est pas abordée.

Source — ICI Poitou, 14 septembre 2026 ; Time France, 4 août 2026 ; Datan.fr, fiche des votes

Raphaël Glucksmann4/5

Il propose de « faire contribuer les ultra-riches à la solidarité nationale », de supprimer les niches fiscales inefficaces, une « trajectoire crédible de désendettement » et une Assemblée citoyenne du futur chargée de veiller à ce que chaque loi prenne en compte les générations futures. Il demande aussi le droit de vote des étrangers extra-communautaires aux élections locales. → Note 4 : primauté affirmée de l'intérêt général, souci de la dette et des générations futures, portée non restreinte aux nationaux ; la rigueur budgétaire reste peu chiffrée.

Source — Place publique, « Acte I », chantiers 11 et 21, chantier cadre ; profession de foi « Refonder la gauche, réveiller la France », septembre 2026

Olivier Faure3/5

En octobre 2025 son groupe a choisi de ne pas censurer le gouvernement Lecornu, un « pari » assumé en échange du gel de la réforme des retraites, et fin janvier 2026 il a accepté le recours au 49.3 pour faire adopter le budget 2026 ; il a voté pour le PLFSS 2026 mais contre la partie recettes du PLF 2026. Sa position sur la dette transmise aux générations futures n'a pas été trouvée. → Note 3 : arbitrages de compromis au service de mesures sociales, sans position documentée sur la dette ni sur la portée universelle de l'intérêt général.

Source — Mediapart, 14 octobre 2025 (cité par Wikipédia) ; Wikipédia, « Olivier Faure », consulté le 11 octobre 2026 ; Datan.fr, votes d'Olivier Faure

Ségolène Royal4/5

Sa profession de foi, sous l'intitulé « La dette générationnelle », affirme : « Nous devons aux jeunes autre chose qu'une dette financière, climatique et démocratique » et « Un euro dépensé doit être un euro utile ». Elle présente comme défi essentiel « la reconstruction de la solidité de l'État » (29 août 2026) et refuse que les retraités soient une « variable d'ajustement des finances publiques » (juillet 2026). → Note 4 : souci affiché des générations futures et de l'intérêt général, sans développement sur la portée universelle du bien commun.

Source — Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; France 24 (AFP), 29 août 2026 ; Sud Radio, 3 juillet 2026

Jérôme Guedj4/5

Il revendique une « République sociale et laïque » et le « courage de la nuance », prône la culture du compromis (« compromis républicains ») faute de majorité nette en 2027, et alerte en mai 2026 sur la dette sociale (près de 150 milliards d'euros logés à l'Acoss en 2029 selon la Cour des comptes), tout en privilégiant l'effort sur les recettes. → Note 4 : intérêt général et universalisme affirmés, avec une réserve sur la prise en compte de la dette transmise.

Source — jerome-guedj.fr, 12 février 2026 ; LCP, 5 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 29 mai 2026

Emmanuel Maurel3/5

Son grand emprunt national est présenté comme finançant des projets de long terme (rénovation des bâtiments, réindustrialisation, décarbonation) et non les dépenses courantes ; il plaide pour taxer davantage les hauts patrimoines. Un questionnaire de campagne lui attribue l'idée que l'équilibre budgétaire n'est pas une obsession. → Note 3 : investissement dans l'avenir et justice fiscale convergents, recours accru à la dette en tension avec la charge transmise aux générations futures.

Source — Parlons Politique, 2026 ; LCP, 9 octobre 2026 ; Le Quizz du Berger, 2026

Karim Bouamrane4/5

Son manifeste veut "respecter tous" les Français "sans les opposer, sans les stigmatiser" et affirme que "la République ne choisit pas ses enfants" ; il dit ne pas considérer "les étrangers comme des criminels" et qualifie l'Europe de "bien commun le plus précieux". Il plaide depuis 2024 pour un compromis entre forces politiques et a proposé en septembre 2025 une inéligibilité pour les maires ne respectant pas le quota de 25 % de logements sociaux. → Note 4 : intérêt général affiché, portée non restreinte aux nationaux et logique de compromis, sans réflexion développée sur la dette transmise.

Source — Manifeste, karimbouamrane2027.org, 2026 ; Sud Radio, 13 décembre 2024 ; RMC, 30 septembre 2025 (cité par Wikipédia)

Gabriel Attal3/5

Il présente la dette comme un enjeu de transmission (« léguer à la prochaine génération une France plus unie et plus souveraine ») et, dans Le Parisien du 4 octobre 2026, appelle à ne pas « opposer les générations » et à un rassemblement « pour » plutôt que « contre ». Il refuse une « saison 3 du macronisme » (3 septembre 2026), défend des « États-Unis d'Europe » et propose un référendum par an. → Note 3 : souci des générations futures et de l'intérêt général au-delà des camps, mais l'argumentation reste surtout budgétaire et électorale.

Source — attalpresident.fr, rubrique Dette de l'État, 2026 ; attalpresident.fr (résumé de l'entretien au Parisien du 4 octobre 2026) ; LCP, 3 septembre 2026

Édouard Philippe3/5

Il affirme que « l'argent magique n'existe pas », vise un déficit à 2 % du PIB (50 % de l'effort sur les dépenses sociales, 25 % sur les collectivités) et refuse les promesses « inconsidérées », ce qui traduit un souci de la dette transmise. Il propose aussi un nouveau parti ou une confédération de la droite et du centre avec des candidats uniques et un « contrat de majorité » (30 août 2026). → Note 3 : souci affiché de l'intérêt général et des équilibres de long terme, mais traité surtout sous l'angle budgétaire, sans position documentée sur la portée universelle du bien commun.

Source — Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; Sud Radio (AFP), 30 août 2026

Olivier Becht4/5

Il écrit que "nous portons une responsabilité vis-à-vis des générations futures", dénonce une dépense publique qui "hypothèque l'avenir de nos enfants" (dette passée de 800 à 3 500 milliards d'euros en vingt-cinq ans) et défend un service public "de tout le public", avec une égalité des droits quel que soit le territoire. Il appelle à un "nouveau Pacte de société" où citoyens, entreprises, collectivités et État prennent leur part. → Note 4 : intérêt général, générations futures et universalité du service public affichés, sans traduction détaillée en matière de justice fiscale.

Source — becht2027.fr, Le Projet France, partie 1 et partie 2 ; becht2027.fr, Ses convictions, consultés le 11 octobre 2026

Xavier Bertrand3/5

Il présente son mandat comme celui de la « réconciliation », de l'« unité de la nation » et du « redressement », promet de mettre de « l'humain » et de la « justice » à tous les étages et rejette une campagne réduite à « faire barrage ». Il n'a pas été retrouvé de position détaillée sur l'arbitrage entre intérêt général et intérêts catégoriels, ni sur la dette transmise aux générations futures. → Note 3 : appel à l'unité nationale et à la justice, mais position générale et peu précise.

Source — Le Figaro, 3 août 2026 ; L'Opinion, septembre 2026 (reprise Nous France)

Bruno Retailleau3/5

Le 16 septembre 2026 il justifie le retour de la réforme des retraites par le poids budgétaire (« un quart de la dépense publique ce sont les retraites ») tout en refusant de « taper les retraités ». Son projet constitutionnel (début septembre 2026) étend le référendum à tout le domaine de la loi, abaisse le seuil du référendum d'initiative partagée à environ 2,5 millions de signatures, permet de passer outre une censure du Conseil constitutionnel par référendum ou Congrès (« censurer la censure ») et crée un « bouclier constitutionnel » faisant primer le droit français sur des juridictions européennes et internationales dans certains cas. → Note 3 : souci affiché des équilibres publics, mais certaines propositions institutionnelles réduisent des garde-fous et l'ouverture au droit international, que juristes et présidente de l'Assemblée ont critiquées.

Source — Public Sénat, 16 septembre 2026 ; Public Sénat, 3 septembre 2026 ; Les Surligneurs, 24 septembre 2026

David Lisnard3/5

Son programme prévoit une « règle d'or » limitant les dépenses de fonctionnement, un plan de réduction de la dette sur cinq ans et une baisse de 8 points de PIB des dépenses publiques en dix ans, dans une logique de dette non transmise aux générations futures. Il propose aussi d'élargir le référendum et d'ajouter « Dignité » à la devise républicaine (Le Figaro, 28 septembre 2026). → Note 3 : souci de la dette et des institutions, mais l'argument est surtout budgétaire et la justice fiscale n'est pas abordée.

Source — Programme Nouvelle Énergie, page « Être maître de notre destin », 2026 ; tribune « Pourquoi tous les Français sont les héritiers du christianisme », Le Figaro, 28 septembre 2026, reprise par Nouvelle Énergie

Il promet un « projet d'assainissement des comptes publics » en s'appuyant sur la suppression de dépenses jugées inutiles (aide à l'Ukraine, contribution au budget de l'UE, aides aux éoliennes) et sur la lutte contre les fausses cartes Vitale, et propose le référendum d'initiative citoyenne dès un million de signatures. Il restreint toutefois l'accès aux aides non contributives selon la nationalité et l'ensemble de son projet raisonne dans le cadre national. → Note 3 : souci des finances publiques et de la participation des citoyens, mais portée du bien commun limitée au cadre national.

Source — dupontaignan.fr, « Libérons la France ! », 19 septembre 2026 ; debout-la-france.fr, page « Refonder et moraliser notre démocratie », consultée le 11 octobre 2026 ; Le JDD, 19 septembre 2026

Marine Le Pen2/5

Elle fait de la « priorité nationale », qu'elle qualifie de « droit naturel et juste », l'axe de son projet (logement social, aides, emploi) et le RN veut inscrire la préférence nationale dans la Constitution, ce qui restreint le bien commun aux nationaux. Sur la dette transmise, elle fixe une trajectoire (121 % à 112 % du PIB en 2032) et une règle d'or, après avoir dénoncé le 19 août 2026 « dix ans de macronisme » et des « chèques sans provision ». → Note 2 : souci de la dette léguée aux générations futures, mais bien commun défini par la nationalité, en tension avec sa portée universelle.

Source — France 3 Hauts-de-France (avec AFP), 13 septembre 2026 ; Public Sénat, 9 octobre 2026 ; Public Sénat, 6 octobre 2026 ; franceinfo, 21 août 2026

Éric Zemmour2/5

Son programme 2022 se dit soucieux des générations futures (dette publique à 113 % du PIB) mais réserve la « solidarité nationale aux citoyens qui respectent la loi », avec une « préférence nationale » dans l'attribution des aides. Le 17 septembre 2026, il a proposé qu'un étranger, même en situation régulière, soit contraint de quitter la France après un an de chômage, en invoquant le poids sur les finances publiques. → Note 2 : intérêt général pensé surtout à l'échelle de la nation et de ses nationaux, en tension avec la portée universelle du bien commun.

Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; franceinfo (AFP), 17 septembre 2026