Les 75 députés LFI ont voté l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès (4 mars 2024), et LFI se dit pleinement favorable à constitutionnaliser aussi l'aide à mourir ; son groupe a voté la loi « aide à mourir » à chaque lecture, dont la lecture définitive du 15 juillet 2026 (61 pour, 2 contre, 3 abstentions ; texte adopté 291 voix contre 241, validé par le Conseil constitutionnel en août 2026 avec trois réserves). Sur les soins palliatifs, LFI a voté pour en première lecture (27 mai 2025) mais s'est abstenue à 67 voix en deuxième lecture (25 février 2026), seul groupe à ne pas voter pour. → Note 1 : promotion de l'avortement comme droit constitutionnel et de l'aide à mourir, deux points centraux de la doctrine, à peine nuancée par un soutien passé aux soins palliatifs.
Source — Datan (scrutins n° 8280, 15 juillet 2026 ; n° 5728, 25 février 2026 ; Congrès, 4 mars 2024) ; L'Insoumission, 23 mai 2025 ; Vidal (AFP), 19 août 2026
Dans un entretien au JDD (janvier 2017), il se disait favorable à la PMA pour les couples de femmes et fermement opposé à la GPA (« La GPA fait d'une femme un outil de production »), estimant que « l'amour prime sur la génétique ». Aucune prise de position récente (2026) sur la natalité, le mariage, la politique familiale ou la liberté scolaire n'a été trouvée. → Note 3 : refus de la GPA convergent, mais soutien à la PMA sans père et conception de la filiation divergente ; reste du thème non documenté.
Source — Public Sénat (entretien au JDD), 22 janvier 2017
L'édition 2025 de « L'Avenir en commun » prévoit une revalorisation immédiate du SMIC (1 600 euros net dans le programme du Nouveau Front populaire de juin 2024), l'indexation des salaires sur l'inflation, un écart maximal de 1 à 20 dans l'entreprise et la suppression de la réforme des retraites. Le 12 novembre 2025, les 60 députés LFI votants ont voté contre la suspension de cette réforme jusqu'en 2028, qu'ils jugent insuffisante au regard de l'abrogation. → Note 4 : forte convergence avec le salaire juste et la priorité du travail sur le capital ; le repos dominical et le droit syndical ne sont pas documentés dans les sources vérifiées.
Source — melenchon2027.fr, comparateur du programme 2025 ; Institut Montaigne, 14 juin 2024 ; Datan (scrutin n° 3684), 12 novembre 2025 ; LCP, 4 mai 2026
Il propose de remplacer les régions par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants (universités de rentrée LFI, Drôme, août 2026), défend la constituante et le référendum d'initiative citoyenne (proposition LFI rejetée en 2019) et voulait en 2022 confier les Ehpad à des collectivités ou associations plutôt qu'au secteur lucratif. À l'inverse, sa planification et ses nationalisations reposent sur un pilotage central de l'État. → Note 3 : décentralisation et participation citoyenne d'un côté, centralisation économique de l'autre ; liberté scolaire et corps intermédiaires non documentés.
Source — Reporterre, 25 août 2026 ; Le Parisien, 21 février 2019 ; franceinfo, 10 février 2022
Le 25 juin 2026, il a défendu un statut légal pour tous les travailleurs sans papiers, des procédures accélérées pour les enfants, familles et résidents de longue durée, et critiqué le renvoi de demandeurs d'asile vers des pays tiers ; en 2023 il promettait « une vague de régularisation massive », et son groupe a voté contre la loi immigration du 19 décembre 2023. Aucune position documentée sur la régulation des flux ni sur les devoirs d'intégration. → Note 3 : forte insistance sur l'accueil et la dignité des migrants, mais pas de reconnaissance documentée du droit de l'État à réguler.
Source — Brussels Signal, 25 juin 2026 ; Le Figaro, 17 septembre 2023 ; Datan (scrutin n° 3213), 19 décembre 2023
Aux universités de rentrée LFI (août 2026), il a présenté la planification écologique comme « une exigence de survie » et proposé des gardes régionales de sécurité civile ; il défend de longue date la « règle verte » et la sortie du nucléaire, et les 71 députés LFI ont voté contre la réautorisation de l'acétamipride (20 juillet 2026). → Note 4 : action climatique réelle et articulée aux enjeux sociaux par la planification, mais sobriété et « cri des pauvres » peu explicités dans les sources vérifiées.
Source — Reporterre, 25 août 2026 ; Datan (scrutin n° 8427), 20 juillet 2026
Sa note du 28 septembre 2026 défend un « monde ordonné » fondé sur l'ONU et le droit international, refuse l'alliance militaire permanente et propose de refuser les livraisons d'armes aux « régimes génocidaires » (États-Unis et Israël cités). En mars 2025 il se disait « ni Trump, ni Poutine », demandait des casques bleus aux centrales nucléaires ukrainiennes et la sortie de l'OTAN, et le groupe LFI a voté contre (45 voix) la résolution européenne de soutien renforcé à l'Ukraine ; en juin 2026 il a jugé que la qualification terroriste du 7-Octobre était « une affaire qui se discute » (plainte de trois rescapés le 29 juin 2026). → Note 3 : primat du droit et de la négociation convergent, mais soutien à l'Ukraine refusé et propos sur la violence terroriste qui s'écartent du droit humanitaire.
Source — Institut La Boétie (melenchon.fr), 28 septembre 2026 ; AFP (La Gazette France), 16 mars 2025 ; Datan (scrutin n° 988), 12 mars 2025 ; 20 Minutes, 26 juin 2026 ; Libération, 29 juin 2026
Dans une tribune au Figaro (8 février 2025), il propose un réseau de datacenters publics et un « domaine public des données », et veut que l'ONU et le droit international encadrent l'IA. Une note de l'Institut La Boétie (juin 2026) demande que les machines soient mises au service des êtres humains, s'oppose à l'IA de surveillance et de notation des salariés et propose de concevoir les outils avec ingénieurs et syndicats ; elle ne traite ni des mineurs, ni de la désinformation, ni d'une interdiction des armes autonomes. → Note 4 : primauté de la personne et protection du travail convergentes, cadre incomplet sur mineurs, vérité de l'information et armes létales.
Source — Le Figaro (tribune reprise sur melenchon.fr), 8 février 2025 ; Institut La Boétie (melenchon.fr), juin 2026