Vote catholique

1

Dignité de la personne humaine

De la conception à la mort naturelle, bioéthique, fin de vie

L'Église enseigne que la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue dès le moment de la conception, parce qu'elle porte en elle l'image de Dieu et la dignité de la personne. Cette exigence s'applique à l'avortement, à l'euthanasie et au suicide assisté, mais aussi, plus largement, à toute politique touchant la santé, le handicap, la fin de vie ou la recherche biomédicale : une société se juge à la manière dont elle traite ses membres les plus vulnérables.

Catéchisme de l'Église catholique — §2258, §2270-2275

« La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte l'action créatrice de Dieu et elle demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur. »

Jean-Paul II, Evangelium Vitae — 1995, §57-58

Rappelle le caractère intangible du droit à la vie de tout être humain innocent, de la conception à la mort naturelle, et qualifie l'avortement et l'euthanasie directe de graves violations de la loi morale.

Jean-Paul II, Evangelium Vitae — 1995, §73

Affirme qu'il n'est jamais permis à un catholique de participer à une campagne d'opinion en faveur d'une loi autorisant l'avortement ou l'euthanasie, ni de lui donner son suffrage, tout en admettant qu'un élu déjà confronté à une telle loi en vigueur puisse soutenir des propositions visant à en limiter les effets négatifs, dans l'attente d'une abrogation plus complète.

Benoît XVI, discours au Congrès du Parti populaire européen — 30 mars 2006 ; repris dans Sacramentum Caritatis, 2007, §83

Identifie trois « principes non négociables » pour l'action politique des catholiques : la protection de la vie de la conception à la mort naturelle, la reconnaissance de la famille fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme, et la protection du droit des parents à éduquer leurs enfants.

Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Samaritanus Bonus — 2020

Précise l'accompagnement dû aux personnes en fin de vie (soins palliatifs, refus de l'acharnement thérapeutique) et réaffirme le refus de l'euthanasie et du suicide assisté.

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, « 2022, une année électorale : un enjeu de fraternité » — novembre 2021, §7-9

Met en garde contre la tentation de conjuguer le souci de « sauver des vies » pendant la crise sanitaire avec « une certaine surenchère » en faveur de l'euthanasie ou de l'allongement des délais de l'IVG, et appelle à un développement ambitieux des soins palliatifs.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position des candidats sur ce thème

Nathalie Arthaud1/5

Dans une lettre à l'ADMD du 11 décembre 2021, elle se dit favorable à une loi permettant le suicide assisté (euthanasie) pour les personnes en phase avancée ou terminale, avec « le maximum de garde-fous », et à l'accès universel aux soins palliatifs ; le journal de LO (25 février 2026) juge que reconnaître le droit de mourir dignement « apparaît comme une évidence », alors que la loi sur l'aide à mourir a été définitivement adoptée le 15 juillet 2026. Sur l'IVG, LO a jugé que son inscription dans la Constitution « ne garantit rien » (6 mars 2024) et soutient l'allongement du délai légal de 14 à 22 semaines et la suppression de la clause de conscience spécifique (30 septembre 2026) ; LO n'a pas d'élus nationaux, donc pas de vote parlementaire. → Note 1 : promotion de l'euthanasie/suicide assisté et de l'extension de l'accès à l'avortement, avec un soutien aux soins palliatifs.

Source — Lettre à l'ADMD, 11 décembre 2021 ; Lutte ouvrière, 6 mars 2024, 14 mai 2025, 25 février 2026 et 30 septembre 2026

Jean-Luc Mélenchon1/5

Les 75 députés LFI ont voté l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès (4 mars 2024), et LFI se dit pleinement favorable à constitutionnaliser aussi l'aide à mourir ; son groupe a voté la loi « aide à mourir » à chaque lecture, dont la lecture définitive du 15 juillet 2026 (61 pour, 2 contre, 3 abstentions ; texte adopté 291 voix contre 241, validé par le Conseil constitutionnel en août 2026 avec trois réserves). Sur les soins palliatifs, LFI a voté pour en première lecture (27 mai 2025) mais s'est abstenue à 67 voix en deuxième lecture (25 février 2026), seul groupe à ne pas voter pour. → Note 1 : promotion de l'avortement comme droit constitutionnel et de l'aide à mourir, deux points centraux de la doctrine, à peine nuancée par un soutien passé aux soins palliatifs.

Source — Datan (scrutins n° 8280, 15 juillet 2026 ; n° 5728, 25 février 2026 ; Congrès, 4 mars 2024) ; L'Insoumission, 23 mai 2025 ; Vidal (AFP), 19 août 2026

Fabien Roussel1/5

Député, il a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (Congrès, 4 mars 2024) et pour l'article 1er ter de la proposition de loi renforçant le droit à l'avortement (8 octobre 2020). En avril 2022, il disait souhaiter que la société évolue vers « le suicide assisté, l'euthanasie », et le 4 juin 2024 il a voté contre un amendement visant à supprimer la légalisation de l'aide à mourir de l'article 5 du projet de loi sur la fin de vie. Aucune déclaration personnelle de 2026 sur la loi définitivement adoptée le 15 juillet 2026 n'a été retrouvée (son groupe GDR s'y est divisé : 10 pour, 3 abstentions, 2 contre). → Note 1 : positions favorables à l'avortement et à l'aide à mourir, les deux points les plus graves de la doctrine.

Source — Datan, scrutin du Congrès, 4 mars 2024 ; Datan, scrutin du 4 juin 2024 ; franceinfo, 6 avril 2022

François Ruffin1/5

Député, il a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (scrutin n°629, 24 novembre 2022), puis pour la loi créant un droit à l'aide à mourir en première lecture (scrutin n°2107, 27 mai 2025) et en lecture définitive (15 juillet 2026) ; la loi a été promulguée le 18 août 2026. Avant le vote, il avait déclaré : "je le voterai, mais je mets une alerte sur les soins palliatifs", doutant des moyens consacrés alors qu'"un malade sur deux" n'y accède pas. → Note 1 : soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et à l'aide à mourir, les deux points les plus graves de la doctrine, seulement tempéré par sa vigilance sur les soins palliatifs.

Source — Assemblée nationale, scrutin n°2107, 27 mai 2025 ; franceinfo, 25 mai 2025 ; Datan.fr, fiche de François Ruffin, vote du 15 juillet 2026 ; Assemblée nationale, dossier législatif « fin de vie »

Marine Tondelier1/5

Les Écologistes ont salué l'inscription de l'IVG dans la Constitution en mars 2024 (22 députés du groupe sur 22 ont voté pour). En mai 2025, Marine Tondelier s'est dite favorable à l'ouverture de l'aide active à mourir, jugeant que les Français « trancheront très majoritairement » en ce sens ; le groupe Écologiste et social a voté pour la loi en première lecture (33 pour, 1 contre, 1 abstention) puis lors de l'adoption définitive du 15 juillet 2026 (33 pour, 2 contre, 1 abstention), et pour la loi sur les soins palliatifs (36 pour, aucun contre). Faute de vote personnel (elle n'est pas parlementaire), ces votes de groupe sont cités à titre d'indication. → Note 1 : soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et à la légalisation de l'aide active à mourir, à peine nuancé par le soutien aux soins palliatifs.

Source — Datan, scrutin du 15 juillet 2026 ; Datan, scrutin du 27 mai 2025 ; Datan, scrutin du 4 mars 2024 ; Public Sénat, 14 mai 2025

Delphine Batho1/5

Elle a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (Congrès, 4 mars 2024) et, sur la loi créant un droit à l'aide à mourir, pour le texte en 2e lecture (25 février 2026), en nouvelle lecture (30 juin 2026) et en lecture définitive (15 juillet 2026, 291 voix contre 241), tout en votant contre la motion de rejet (22 juin 2026). Elle a aussi voté pour l'accès égal aux soins palliatifs (25 février 2026). → Note 1 : soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et à la légalisation de l'aide à mourir, malgré un vote favorable sur les soins palliatifs.

Source — Datan.fr (Assemblée nationale), scrutin du 15 juillet 2026 ; Datan.fr, scrutin du Congrès du 4 mars 2024 ; Datan.fr, fiche des votes de Delphine Batho (consultée en octobre 2026)

Raphaël Glucksmann1/5

Le programme de Place publique (« Acte I », chantier 38) propose d'inscrire le droit à l'IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE et d'agir pour un accès « libre, gratuit et sécurisé » à l'IVG dans tous les États membres ; il n'a pas pris part au vote du Parlement européen du 11 avril 2024 sur cette inscription. Sur la fin de vie, aucune déclaration personnelle n'a été retrouvée, mais les deux députés Place publique, Aurélien Rousseau et Sacha Houlié, ont voté pour la loi sur l'aide à mourir le 27 mai 2025 puis en lecture définitive le 15 juillet 2026 (scrutin n°8280, 291 pour, 241 contre). → Note 1 : promotion de l'extension du droit à l'avortement et soutien de sa famille politique à l'aide à mourir, sans position documentée sur les soins palliatifs ou la peine de mort.

Source — Place publique, « Acte I : notre vision pour la France » ; HowTheyVote, vote du 11 avril 2024 ; Assemblée nationale, scrutins n°2107 (27 mai 2025) et n°8280 (15 juillet 2026)

Olivier Faure1/5

Député, il a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (Congrès du 4 mars 2024) et pour la loi créant un droit à l'aide à mourir à chaque lecture, jusqu'à la lecture définitive du 15 juillet 2026 (scrutin n°8280, adoptée 291 voix contre 241) ; il a aussi voté pour la loi sur l'accès aux soins palliatifs. → Note 1 : promotion de l'extension de l'avortement et de la légalisation de l'aide à mourir, que le vote sur les soins palliatifs ne compense pas.

Source — Datan.fr, scrutin n°8280, 15 juillet 2026 ; Datan.fr, Congrès du 4 mars 2024 ; Datan.fr, votes d'Olivier Faure

Ségolène Royal3/5

Invitée de BFMTV en mars 2024, elle a jugé le projet d'« aide à mourir » « une très mauvaise idée », qui mêle « l'euthanasie et des soins palliatifs », a plaidé pour « une loi sur l'aide à vivre » et alerté sur la pression subie par « les gens les plus précaires ». Aucune réaction à l'adoption définitive de la loi le 15 juillet 2026, aucune position sur la constitutionnalisation de l'IVG (mars 2024) ni sur la peine de mort n'ont été retrouvées. → Note 3 : convergence nette sur l'euthanasie, mais position sur l'avortement non documentée.

Source — Le JDD, 11 mars 2024

Jérôme Guedj1/5

Il a voté pour la constitutionnalisation de l'IVG (mars 2024) et pour la loi relative au droit à l'aide à mourir en première lecture (27 mai 2025), qu'il présente en 2026 comme une « liberté nouvelle » strictement encadrée ; il a aussi voté la loi sur les soins palliatifs et fait adopter l'interdiction des maisons de soins palliatifs à but lucratif. → Note 1 : promotion de l'IVG constitutionnalisée et de l'aide à mourir, points les plus graves de la doctrine, à peine tempérée par son soutien aux soins palliatifs.

Source — Assemblée nationale, scrutin n°2107, 27 mai 2025 ; jerome-guedj.fr, 25 février 2026 ; jerome-guedj.fr, 5 mars 2024

Emmanuel Maurel1/5

Député, il a voté pour la loi créant un droit à l'aide à mourir en 1re lecture (27 mai 2025, scrutin n°2107) puis en lecture définitive (15 juillet 2026, scrutin n°8280, adoptée 291 voix contre 241) ; France-Vote le classe en soutien net à une aide active à mourir strictement encadrée. Il n'était pas député lors du vote du Congrès sur l'IVG (4 mars 2024) ; un questionnaire de campagne rapporte qu'il veut maintenir l'IVG dans la Constitution (source secondaire, non vérifiée par un vote ou une déclaration directe). → Note 1 : vote répété pour la légalisation de l'aide à mourir, point central de la doctrine sur la vie ; position sur l'IVG non documentée directement.

Source — Datan, scrutin n°2107, 27 mai 2025 ; Datan, scrutin n°8280, 15 juillet 2026 ; France-Vote, 8 octobre 2026 ; Le Quizz du Berger, 2026

Karim BouamraneNon évalué

Le manifeste de sa candidature et ses interviews de l'été 2026 ne traitent ni de l'avortement, ni de la fin de vie, ni des soins palliatifs, ni de la peine de mort. Un site agrégateur (Quizz du Berger) lui prête, sans source ni date, un accueil favorable à l'inscription de l'IVG dans la Constitution et le souhait d'une aide à mourir "très encadrée" ; ces réponses sont reconstituées par le site et non vérifiées dans une déclaration de l'intéressé. → Non évalué faute de position documentée.

Source — Manifeste "Une France humaine. Une France forte.", karimbouamrane2027.org, 2026 ; Quizz du Berger, 2026 (source secondaire, non datée)

Gabriel Attal1/5

Comme Premier ministre, il a prononcé un discours au Congrès le 4 mars 2024 pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (780 voix contre 72), évoquant une « dette morale » envers les femmes ayant subi des avortements clandestins. Comme député, il a voté pour la loi sur l'aide à mourir en première lecture (27 mai 2025) puis en lecture définitive (15 juillet 2026, 291 voix contre 241), avec une majorité de son groupe EPR (64 pour, 18 contre, 9 abstentions) ; il a aussi voté pour la loi sur les soins palliatifs (27 mai 2025, 560 voix pour). → Note 1 : soutien actif à l'extension du droit à l'avortement et à la légalisation de l'aide à mourir, que son vote en faveur des soins palliatifs ne compense pas.

Source — Datan, scrutin n° 8280, 15 juillet 2026 ; Datan, scrutins n° 2107 et n° 2106, 27 mai 2025 ; info.gouv.fr, 4 mars 2024

Édouard Philippe2/5

Le 4 mars 2024, les 28 députés Horizons ont voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution ; je n'ai pas trouvé de déclaration personnelle de Philippe sur ce vote. Sur la fin de vie, il a dit en janvier 2025 avoir « une conviction intime » favorable à une aide à mourir mais ne pas souhaiter l'inscrire dans la loi, qui pose des problèmes « redoutablement complexes » ; son groupe a voté pour en première lecture (27 mai 2025 : 14 pour, 13 contre, 6 abstentions), puis, très divisé, 16 pour, 18 contre et 1 abstention lors de l'adoption définitive du 15 juillet 2026. → Note 2 : soutien du groupe à l'IVG constitutionnelle et conviction personnelle favorable à l'aide à mourir, atténués par sa réserve sur la loi ; aucune position documentée sur les soins palliatifs.

Source — LCP, 4 mars 2024 ; TF1 repris par Orange, 27 janvier 2025 ; datan.fr (scrutins de l'Assemblée), 27 mai 2025 et 15 juillet 2026

Olivier Becht1/5

Il a voté l'inscription de l'IVG dans la Constitution (Congrès, 4 mars 2024) et le droit à l'aide à mourir à chaque lecture (27 mai 2025, 25 février 2026, 30 juin 2026, lecture définitive du 15 juillet 2026). Il a aussi voté la loi sur les soins palliatifs en deuxième lecture (25 février 2026) et, le 23 juin 2026, trois amendements visant à restreindre l'euthanasie (rejetés), à rebours de la majorité de son groupe ; en 2021 il avait voté contre la proposition de loi renforçant le droit à l'avortement. → Note 1 : soutien personnel constant à la constitutionnalisation de l'IVG et à la légalisation de l'aide à mourir, à peine nuancé par le vote des soins palliatifs et par ses réserves sur l'euthanasie.

Source — datan.fr, scrutin n° 8280 (15 juillet 2026), scrutin du Congrès (4 mars 2024), scrutins des 27 mai 2025, 23 juin 2026 et 25 février 2026

Xavier Bertrand2/5

En février 2024 il a défendu l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution (« il me paraît totalement hors de propos de refuser l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution ») et demandé aux sénateurs LR de voter le texte en l'état, pour que « tout ce qui est contenu dans la loi Veil soit sanctuarisé ». Aucune position récente documentée n'a été retrouvée sur l'aide à mourir (loi de 2026), les soins palliatifs ou la peine de mort. → Note 2 : soutien actif à la constitutionnalisation de l'IVG, sans position vérifiée sur la fin de vie pour la nuancer.

Source — Nous France (tribune), février 2024 ; franceinfo (8h30), 28 février 2024

Bruno Retailleau5/5

Alors président du groupe LR au Sénat, il a voté contre l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès (4 mars 2024), avec Hervé Marseille, tandis que Gérard Larcher s'abstenait. Sur la fin de vie, le Sénat a rejeté la loi sur l'aide à mourir en janvier puis le 12 mai 2026 ; il a dénoncé un « passage en force » si l'Assemblée avait le dernier mot et demandé un référendum pour « trancher cette question anthropologique très grave ». La loi, adoptée définitivement le 15 juillet 2026, a été validée par le Conseil constitutionnel le 14 août (avec trois réserves) ; aucun projet d'abrogation ni position sur la peine de mort n'ont été retrouvés. → Note 5 : opposition constante à l'extension de l'avortement et à l'aide à mourir, conforme à la grille ; ce qu'il ferait de la loi une fois promulguée reste non documenté.

Source — franceinfo, 4 mars 2024 ; La Gazette France, 12 mai 2026 ; Sud Radio, 14 août 2026

David Lisnard4/5

Interrogé par Le Point en janvier 2025, il se dit opposé à une loi sur l'aide active à mourir, y voyant « un basculement anthropologique majeur » ; il juge la loi Claeys-Leonetti « un cadre équilibré », souligne que « seulement 50 % des besoins en soins palliatifs sont couverts » et propose 4 000 lits spécialisés supplémentaires. Une tribune publiée sur le site de Nouvelle Énergie le 5 octobre 2026 (parue dans le JDD, non signée sur la page) reprend la critique de la loi sur l'euthanasie par Léon XIV (« ce qui est légal n'est pas forcément moral »). Aucune position documentée trouvée sur l'IVG ni sur sa constitutionnalisation de mars 2024 ; il n'est pas parlementaire et n'a donc pas de vote à son actif. → Note 4 : forte convergence sur la fin de vie et les soins palliatifs ; l'absence de position connue sur l'IVG empêche la note maximale.

Source — Le Point, entretien du 12 janvier 2025, repris par Nouvelle Énergie le 16 janvier 2025 ; tribune « Les leçons du pape Léon XIV », Nouvelle Énergie (parue dans le JDD), 5 octobre 2026

Il s'oppose à l'aide à mourir (« nouvel eugénisme », Sud Radio, 30 mai 2025 ; discours « Euthanasie et suicide assisté : pourquoi je vote contre », Assemblée nationale, 27 mai 2024), plaide pour l'application de la loi Leonetti-Claeys et propose de doubler le nombre d'unités de soins palliatifs ; la loi a été définitivement adoptée le 15 juillet 2026, alors qu'il n'est plus député depuis juin 2024. Il a en revanche lancé le 11 juin 2026 une pétition pour un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les meurtriers d'enfants, que l'Église refuse (CEC §2267), et aucune position récente sur l'IVG n'a été retrouvée (la page « Combat pour les femmes » de son parti cite l'accès à l'IVG parmi les soins à garantir). → Note 3 : opposition nette à l'euthanasie et soutien aux soins palliatifs, mais promotion de la peine de mort et position sur l'avortement non documentée.

Source — Sud Radio, 30 mai 2025 ; Debout la France, 27 mai 2024 ; dupontaignan.fr, 11 juin 2026 ; debout-la-france.fr, page « Dépendance et fin de vie », consultée le 11 octobre 2026

Marine Le Pen3/5

Elle a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès le 4 mars 2024 (780 voix contre 72) ; en 2022 elle proposait de constitutionnaliser le droit en vigueur, avec le délai de 14 semaines figé et une clause de conscience réservée aux soignants. Sur la fin de vie, elle a voté contre la loi sur l'aide à mourir lors de la lecture définitive du 15 juillet 2026 (adoptée par 291 voix contre 241), le groupe RN ayant laissé la liberté de vote (106 députés contre, 12 pour) ; aucune position de sa part sur les soins palliatifs n'a été trouvée pour 2026. → Note 3 : le vote pour la constitutionnalisation de l'IVG diverge du principe de protection de la vie, compensé par l'opposition à l'euthanasie et au suicide assisté.

Source — LCP, 22 novembre 2022 ; LCP, 4 mars 2024 ; ICI, 15 juillet 2026 ; Datan, scrutin du 15 juillet 2026

Éric Zemmour4/5

Invité du Grand Jury RTL le 3 mars 2024, il a répondu « Je n'aurais pas voté » l'inscription de l'IVG dans la Constitution ; en 2021-2022 il disait ne pas toucher à la loi Veil (« je ne touche pas à la loi sur l'avortement ») et son équipe annonçait vouloir ramener le délai de 14 à 12 semaines. Sur la fin de vie, il déclarait en avril 2022 qu'il faut « éviter l'euthanasie qui peut permettre tous les débordements, tous les abus », tout en refusant l'acharnement thérapeutique ; aucune réaction de sa part à la loi sur l'aide à mourir (adoptée définitivement le 15 juillet 2026) n'a été retrouvée, Reconquête n'ayant plus de député depuis 2022. En 2021 il se disait « philosophiquement » favorable au rétablissement de la peine de mort, tout en précisant qu'il n'abrogerait pas son abolition. → Note 4 : opposition à l'euthanasie et refus de constitutionnaliser l'IVG, sans remise en cause du droit existant et avec une position ambiguë sur la peine de mort.

Source — RTL (Le Grand Jury), 3 mars 2024, relayé par Le Salon Beige, 3 mars 2024 ; Aleteia, 10 décembre 2021 ; AFC, compte rendu d'entretien, 15 février 2022 ; franceinfo, 6 avril 2022 ; Wikipédia (peine de mort, septembre 2021)