Le 4 mars 2024, les 28 députés Horizons ont voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution ; je n'ai pas trouvé de déclaration personnelle de Philippe sur ce vote. Sur la fin de vie, il a dit en janvier 2025 avoir « une conviction intime » favorable à une aide à mourir mais ne pas souhaiter l'inscrire dans la loi, qui pose des problèmes « redoutablement complexes » ; son groupe a voté pour en première lecture (27 mai 2025 : 14 pour, 13 contre, 6 abstentions), puis, très divisé, 16 pour, 18 contre et 1 abstention lors de l'adoption définitive du 15 juillet 2026. → Note 2 : soutien du groupe à l'IVG constitutionnelle et conviction personnelle favorable à l'aide à mourir, atténués par sa réserve sur la loi ; aucune position documentée sur les soins palliatifs.
Source — LCP, 4 mars 2024 ; TF1 repris par Orange, 27 janvier 2025 ; datan.fr (scrutins de l'Assemblée), 27 mai 2025 et 15 juillet 2026
Il s'est abstenu sur la loi sur le mariage pour tous le 12 février 2013, après une tribune avec N. Kosciusko-Morizet où il s'opposait « résolument » à la PMA pour les couples de femmes ; Premier ministre, il a annoncé en juin 2019 l'examen du projet de loi de bioéthique ouvrant la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, disant avoir « évolué » sur ce point. Je n'ai pas trouvé de position documentée sur la GPA. Son projet 2026 prévoit une aide financière unique et universelle pour les familles, un prêt à taux zéro à chaque naissance, un temps partiel parental (80 % payé 100 % pendant 2 mois) et, annoncé le 8 octobre, une réduction d'impôt d'environ 3 000 euros pendant trois ans après une naissance. → Note 3 : politique familiale et soutien à la natalité concrets, mais acceptation de la PMA sans père et pas de défense du mariage comme cadre de référence.
Source — Eurojuris, 12 février 2013 ; AFP via Tendance Ouest, 27 juin 2017 ; Le Quotidien du médecin, 13 juin 2019 ; Wikipédia, « Édouard Philippe » ; edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus attentive à ses enfants » (consultée le 11 octobre 2026) ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026
Son gouvernement a fait adopter en 2017 les ordonnances travail (plafonnement des indemnités prud'homales, négociation sans représentant syndical dans les entreprises de moins de 11 salariés, fusion des instances représentatives dans le CSE), jugées sévèrement par la CGT et déplorées en partie par la CFDT. En 2026, il propose d'élever progressivement la durée de cotisation à 45 annuités et l'âge légal à 65 ans (avec exonération de cotisations pour les salariés qui travaillent plus longtemps et concertation avec les partenaires sociaux), un pilier de capitalisation et une hausse du salaire net ; Horizons a voté contre la suspension de la réforme des retraites le 12 novembre 2025 (29 contre, 1 abstention). → Note 2 : orientation qui affaiblit la négociation syndicale et allonge la durée de travail, tempérée par l'intention de rehausser le salaire net et de confier le régime aux partenaires sociaux.
Source — Wikipédia, « Réforme du code du travail en 2017 » ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus prospère » (consultée le 11 octobre 2026) ; datan.fr, 12 novembre 2025
Son programme prévoit une règle d'or constitutionnelle, un déficit ramené à 2 % du PIB en fin de quinquennat, un pacte fiscal avec les entreprises (50 milliards d'euros de baisses d'impôts de production contre 50 milliards d'aides jugées improductives en moins), un moratoire normatif et fiscal, un rééquilibrage du financement du modèle social pour qu'il ne repose plus uniquement sur le travail, et la protection du marché européen face à la concurrence chinoise. Le groupe Horizons a voté contre la taxe Zucman le 31 octobre 2025 (21 contre, 1 abstention). → Note 3 : marché encadré par une politique industrielle et commerciale européenne, mais orientation d'offre sans accent sur la destination universelle des biens ni sur la justice fiscale.
Source — edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus prospère » (consultée le 11 octobre 2026) ; datan.fr, 31 octobre 2025
Il affirme que « l'argent magique n'existe pas », vise un déficit à 2 % du PIB (50 % de l'effort sur les dépenses sociales, 25 % sur les collectivités) et refuse les promesses « inconsidérées », ce qui traduit un souci de la dette transmise. Il propose aussi un nouveau parti ou une confédération de la droite et du centre avec des candidats uniques et un « contrat de majorité » (30 août 2026). → Note 3 : souci affiché de l'intérêt général et des équilibres de long terme, mais traité surtout sous l'angle budgétaire, sans position documentée sur la portée universelle du bien commun.
Source — Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; Sud Radio (AFP), 30 août 2026
Devant le Sénat en juin 2019, il a annoncé deux projets de loi, « engagement et proximité » et « décentralisation et différenciation », pour achever les transferts de compétences (logement, transports, transition écologique). Son programme 2026 fait des chefs d'établissement « les véritables patrons de l'école » (méthodes, horaires, uniforme, discipline, recrutement), confie le régime de retraite aux partenaires sociaux et donne aux maires un pouvoir de sanction pénale sur les petites infractions ; en contrepoint, 25 % de l'effort budgétaire pèserait sur les collectivités. → Note 4 : convergence claire avec la subsidiarité (écoles, collectivités, partenaires sociaux), nuancée par la contrainte budgétaire imposée aux collectivités.
Source — Public Sénat, 13 juin 2019 ; edouardphilippe.fr, pages « Pour une France plus attentive à ses enfants » et « Pour une France plus sûre » (consultées le 11 octobre 2026) ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026
En 2018, il a commandé un rapport sur l'accompagnement des bénéficiaires du RSA, centré sur l'activation et l'accompagnement vers l'emploi. Son programme 2026 prévoit une aide familiale unique et une hausse du salaire net, mais aussi la suppression des aides sociales des étrangers délinquants expulsés, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois partant à la retraite et la moitié de l'effort budgétaire sur les dépenses sociales ; le groupe Horizons s'est abstenu sur les votes du budget de la Sécurité sociale 2026. Je n'ai pas trouvé de proposition documentée sur le logement, le handicap ou les minima sociaux. → Note 3 : souci d'insertion et d'aide aux familles, mais logique d'activation et de resserrement de la dépense sociale qui interroge l'option préférentielle pour les pauvres.
Source — Banque des Territoires, 6 septembre 2018 ; edouardphilippe.fr (consulté le 11 octobre 2026) ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; datan.fr, décembre 2025
Son programme prévoit de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968, une liste annuelle de pays sûrs votée par le Parlement, la restriction de l'immigration familiale, des quotas pour l'immigration économique, l'expulsion immédiate des étrangers délinquants avec suppression de leurs aides sociales, et une politique d'intégration par la langue, le travail et les valeurs républicaines. Le 8 octobre 2026, il a proposé de diviser par deux l'immigration légale (nettement sous 200 000 titres de séjour par an) et jugé le droit d'asile « dévoyé » ; il s'oppose en revanche à un moratoire sur l'immigration de travail et veut continuer d'accueillir des étudiants étrangers. → Note 3 : régulation ferme légitime et exigence d'intégration, avec une ouverture maintenue aux travailleurs et étudiants, mais le droit d'asile est surtout abordé sous l'angle du « dévoiement » et le devoir d'accueil reste peu exprimé.
Source — edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus sûre » (consultée le 11 octobre 2026) ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; Le Figaro, 29 août 2026 (titre cité par Wikipédia)
Son programme met l'accent sur la relance du nucléaire, les renouvelables et l'électrification, un prix du carbone aux frontières de l'Europe, la capture de carbone, un doublement du Fonds vert recentré sur l'adaptation (climatisation des lieux accueillant des personnes fragiles, « DATAR 2.0 ») et des leviers « qui réduisent réellement les émissions et soutiennent la croissance ». Le groupe Horizons a voté le 14 avril 2026 pour rendre les zones à faibles émissions facultatives et, le 20 juillet 2026, pour la réautorisation de l'acétamipride (24 pour, 3 contre, 4 abstentions). → Note 3 : action climatique réelle et attention aux personnes fragiles, mais approche surtout technique et économique, peu reliée à la justice sociale, et votes du groupe favorables à des assouplissements.
Source — edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus conquérante » (consultée le 11 octobre 2026) ; datan.fr, 14 avril et 20 juillet 2026
À Kyiv le 26 mai 2026, il a rencontré Volodymyr Zelensky, défendu le déploiement de troupes européennes une fois la paix revenue et promis de travailler à l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN, « meilleure garantie de sécurité » ; le 8 octobre, il a réaffirmé son soutien à l'Ukraine, exprimé un « désaccord majeur » avec le gouvernement israélien et dénoncé le « carnage » à Gaza. Son programme de défense prévoit 250 000 réservistes, un service militaire volontaire de 50 000 places, des drones, un plan munitions et une loi de programmation « de la massification ». → Note 3 : soutien à la souveraineté agressée et dénonciation de la situation à Gaza, mais accent sur la dissuasion et le réarmement, sans position documentée sur le primat de la diplomatie, le commerce des armes, la dissuasion nucléaire ou l'aide au développement.
Source — Euronews, 26 mai 2026 ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026 ; edouardphilippe.fr, page « Pour une France plus sûre » (consultée le 11 octobre 2026)
Son programme prévoit une infrastructure d'IA européenne souveraine (capacité de calcul doublée en cinq ans), une préférence européenne dans les achats technologiques, une simplification du cadre européen de l'IA « tout en protégeant les enfants », un droit à la reconversion pour les métiers menacés, et un assistant IA personnalisé dans un service public de soutien scolaire. → Note 3 : prise en compte de la protection des mineurs et des travailleurs touchés, mais l'IA est surtout abordée comme enjeu de souveraineté et de compétitivité, sans position documentée sur les armes autonomes ou la vérité de l'information.
Source — edouardphilippe.fr, pages « Pour une France plus conquérante » et « Pour une France plus attentive à ses enfants » (consultées le 11 octobre 2026)