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Deux candidats, thème par thème
Choisissez deux candidats pour mettre leurs positions côte à côte, sur les onze thèmes de doctrine sociale.
Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.
Dans une lettre à l'ADMD du 11 décembre 2021, elle se dit favorable à une loi permettant le suicide assisté (euthanasie) pour les personnes en phase avancée ou terminale, avec « le maximum de garde-fous », et à l'accès universel aux soins palliatifs ; le journal de LO (25 février 2026) juge que reconnaître le droit de mourir dignement « apparaît comme une évidence », alors que la loi sur l'aide à mourir a été définitivement adoptée le 15 juillet 2026. Sur l'IVG, LO a jugé que son inscription dans la Constitution « ne garantit rien » (6 mars 2024) et soutient l'allongement du délai légal de 14 à 22 semaines et la suppression de la clause de conscience spécifique (30 septembre 2026) ; LO n'a pas d'élus nationaux, donc pas de vote parlementaire. → Note 1 : promotion de l'euthanasie/suicide assisté et de l'extension de l'accès à l'avortement, avec un soutien aux soins palliatifs.
Les 75 députés LFI ont voté l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès (4 mars 2024), et LFI se dit pleinement favorable à constitutionnaliser aussi l'aide à mourir ; son groupe a voté la loi « aide à mourir » à chaque lecture, dont la lecture définitive du 15 juillet 2026 (61 pour, 2 contre, 3 abstentions ; texte adopté 291 voix contre 241, validé par le Conseil constitutionnel en août 2026 avec trois réserves). Sur les soins palliatifs, LFI a voté pour en première lecture (27 mai 2025) mais s'est abstenue à 67 voix en deuxième lecture (25 février 2026), seul groupe à ne pas voter pour. → Note 1 : promotion de l'avortement comme droit constitutionnel et de l'aide à mourir, deux points centraux de la doctrine, à peine nuancée par un soutien passé aux soins palliatifs.
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FamilleAucune déclaration récente de la candidate sur la GPA ou la PMA n'a été retrouvée. Le journal de LO a critiqué en 2014 les opposants au mariage pour tous (public « pétri d'hostilité à l'égard des homosexuels ») tout en défendant les prestations familiales des familles populaires (congé parental, prime au premier enfant), et en janvier 2024 dénoncé le « réarmement démographique » comme un discours nataliste ; il a aussi critiqué le financement public de l'enseignement privé (loi Debré, 2009). → Note 2 : position déduite d'articles du parti, plutôt divergente sur le mariage et la natalité et sur la liberté scolaire, avec un soutien réel aux aides aux familles modestes ; fiche fragile.
Source — Lutte ouvrière, 8 octobre 2014 ; Lutte ouvrière, 24 janvier 2024 ; Lutte ouvrière, 30 décembre 2009
Dans un entretien au JDD (janvier 2017), il se disait favorable à la PMA pour les couples de femmes et fermement opposé à la GPA (« La GPA fait d'une femme un outil de production »), estimant que « l'amour prime sur la génétique ». Aucune prise de position récente (2026) sur la natalité, le mariage, la politique familiale ou la liberté scolaire n'a été trouvée. → Note 3 : refus de la GPA convergent, mais soutien à la PMA sans père et conception de la filiation divergente ; reste du thème non documenté.
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TravailElle défend un Smic à 2 200 € nets (2 000 € lors de la campagne de 2022), l'indexation des salaires, allocations et pensions sur la hausse réelle des prix, l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous « sans diminution de salaire », y compris face aux suppressions d'emplois liées à l'IA ; elle dénonce le recul de l'âge de la retraite, les jours de carence et la suppression de jours fériés. Aucune position documentée sur le repos dominical. → Note 4 : forte priorité du travail et du salaire sur le capital, dans une logique de lutte de classe étrangère à la doctrine.
L'édition 2025 de « L'Avenir en commun » prévoit une revalorisation immédiate du SMIC (1 600 euros net dans le programme du Nouveau Front populaire de juin 2024), l'indexation des salaires sur l'inflation, un écart maximal de 1 à 20 dans l'entreprise et la suppression de la réforme des retraites. Le 12 novembre 2025, les 60 députés LFI votants ont voté contre la suspension de cette réforme jusqu'en 2028, qu'ils jugent insuffisante au regard de l'abrogation. → Note 4 : forte convergence avec le salaire juste et la priorité du travail sur le capital ; le repos dominical et le droit syndical ne sont pas documentés dans les sources vérifiées.
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ÉconomieElle réclame l'« expropriation sans indemnité » des actionnaires, en commençant par l'industrie pétrolière et l'armement, la confiscation de leurs profits, la levée du secret des affaires et, plus largement, la fin de la propriété capitaliste sur les grands moyens de production, « collectivisés » sous contrôle des travailleurs. Elle rejette comme illusoire toute réforme de « justice sociale et fiscale ». → Note 2 : dénonciation de la course au profit proche de la doctrine, mais collectivisation des grands moyens de production contraire à la propriété à fonction sociale (CEC §2425).
Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026
Le programme est présenté comme une rupture avec le capitalisme et la politique de l'offre ; l'édition 2025 consacre un chapitre à « Par delà la propriété privée », avec planification et renationalisations. Dans une tribune du 4 septembre 2026, il propose de congeler ou d'annuler la dette publique détenue par la BCE, et sa note du 18 septembre 2026 propose des « stocks publics » de matières premières pour stabiliser les prix. → Note 3 : subordination de la finance et du marché à l'intérêt commun convergente, mais extension de la propriété publique et planification proches du collectivisme que rejette l'Église.
Elle annonce une politique « pour les travailleurs, pour les exploités », et non « pour la France », jugée toujours au service du grand patronat, tout en défendant la transparence des comptes des grandes entreprises, l'internationalisme (« les ouvriers n'ont pas de patrie ») et le financement des hôpitaux, écoles et logements par la confiscation des profits ; elle conteste le remboursement de la dette au profit des banques. → Note 3 : portée universelle et exigence de transparence convergentes, mais lecture de classe qui écarte l'idée d'un intérêt général commun.
Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026
Sa note du 28 septembre 2026 défend un « monde ordonné » fondé sur l'ONU et le droit international, qui font primer les décisions collectives sur les intérêts particuliers ; son programme prévoit une VIe République et un écart maximal de 1 à 20 des salaires. Sa tribune du 4 septembre 2026 sur la dette de la BCE vise à faire baisser les taux d'intérêt et ne traite pas de la charge laissée aux générations futures. → Note 4 : portée universelle, réforme des institutions et justice salariale affirmées ; volet intergénérationnel de la dette peu argumenté.
Elle propose que les travailleurs prennent la direction des multinationales puis « la direction politique de la société », une économie planifiée à l'échelle internationale et le recensement des besoins par le personnel des hôpitaux, écoles et transports ; elle juge illusoires le « dialogue » avec les partenaires sociaux et la plupart des réformes institutionnelles. → Note 2 : la participation des travailleurs de terrain converge en partie, mais la planification globale et la collectivisation des grands moyens de production vont à l'encontre de la subsidiarité.
Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026
Il propose de remplacer les régions par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants (universités de rentrée LFI, Drôme, août 2026), défend la constituante et le référendum d'initiative citoyenne (proposition LFI rejetée en 2019) et voulait en 2022 confier les Ehpad à des collectivités ou associations plutôt qu'au secteur lucratif. À l'inverse, sa planification et ses nationalisations reposent sur un pilotage central de l'État. → Note 3 : décentralisation et participation citoyenne d'un côté, centralisation économique de l'autre ; liberté scolaire et corps intermédiaires non documentés.
Source — Reporterre, 25 août 2026 ; Le Parisien, 21 février 2019 ; franceinfo, 10 février 2022
Elle exige une « augmentation massive des salaires, des allocations et des pensions » indexée sur les prix, la construction et la rénovation de logements financées par la confiscation des profits des groupes pétroliers et d'armement, des embauches dans les hôpitaux et les Ehpad, et la régularisation de tous les sans-papiers ; elle dénonce les dizaines de milliers de personnes à la rue. Peu de détail sur les minima sociaux et le handicap. → Note 4 : attention forte aux plus pauvres, sans discrimination de nationalité, mais mesures peu détaillées.
Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026
L'édition 2025 du programme prévoit une « garantie d'autonomie » portant le revenu de chacun au seuil de pauvreté (1 216 euros par mois pour une personne seule) ; il avait promis en 2021 200 000 logements sociaux par an et, en 2022, la fin des Ehpad à but lucratif. → Note 5 : convergence forte avec l'option préférentielle pour les pauvres (minima, logement, dépendance).
Elle prône la « régularisation de tous les sans-papiers » et la « liberté de circulation et d'installation pour chaque être humain », contre l'« Europe-forteresse » et la « préférence nationale », et dénonce la chasse aux sans-papiers ; elle ne reconnaît aucun droit de l'État à réguler les flux ni de devoirs d'intégration. → Note 3 : défense forte de la dignité des migrants et de l'accueil, mais négation de toute régulation au nom du bien commun.
Source — Brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026 ; discours du 26 septembre 2026
Le 25 juin 2026, il a défendu un statut légal pour tous les travailleurs sans papiers, des procédures accélérées pour les enfants, familles et résidents de longue durée, et critiqué le renvoi de demandeurs d'asile vers des pays tiers ; en 2023 il promettait « une vague de régularisation massive », et son groupe a voté contre la loi immigration du 19 décembre 2023. Aucune position documentée sur la régulation des flux ni sur les devoirs d'intégration. → Note 3 : forte insistance sur l'accueil et la dignité des migrants, mais pas de reconnaissance documentée du droit de l'État à réguler.
Elle relie les canicules et la sécheresse de l'été 2026 à un système qui, selon elle, « condamne la planète » au réchauffement, évoque la rénovation thermique des logements et des écoles, et juge la planification écologique impossible sans l'expropriation des capitalistes ; elle ne présente pas de mesure climatique précise. → Note 3 : reconnaissance du défi climatique et lien avec la question sociale, mais réponse limitée à la rupture avec le capitalisme, sans sobriété ni mesures concrètes.
Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026
Aux universités de rentrée LFI (août 2026), il a présenté la planification écologique comme « une exigence de survie » et proposé des gardes régionales de sécurité civile ; il défend de longue date la « règle verte » et la sortie du nucléaire, et les 71 députés LFI ont voté contre la réautorisation de l'acétamipride (20 juillet 2026). → Note 4 : action climatique réelle et articulée aux enjeux sociaux par la planification, mais sobriété et « cri des pauvres » peu explicités dans les sources vérifiées.
Source — Reporterre, 25 août 2026 ; Datan (scrutin n° 8427), 20 juillet 2026
Elle dénonce la hausse du budget des armées (32 Md€ en 2017, 63 Md€ prévus en 2027), le nouveau service national, la célébration du 11 novembre à l'école et le profit des marchands d'armes, et décrit la guerre à Gaza comme une « guerre de cent ans » menée par Israël ; sur l'Ukraine, elle évoque l'escalade de Poutine contre les civils mais refuse de voir dans l'aide militaire française un soutien à l'Ukraine (« une proie, pas seulement pour Poutine »), sans proposer de solution diplomatique. Aucune position documentée sur la dissuasion nucléaire ni sur l'aide au développement. → Note 3 : refus de la guerre, critique du commerce des armes et du sort des Palestiniens convergents, mais refus de soutenir le pays agressé et absence de voie diplomatique.
Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026
Sa note du 28 septembre 2026 défend un « monde ordonné » fondé sur l'ONU et le droit international, refuse l'alliance militaire permanente et propose de refuser les livraisons d'armes aux « régimes génocidaires » (États-Unis et Israël cités). En mars 2025 il se disait « ni Trump, ni Poutine », demandait des casques bleus aux centrales nucléaires ukrainiennes et la sortie de l'OTAN, et le groupe LFI a voté contre (45 voix) la résolution européenne de soutien renforcé à l'Ukraine ; en juin 2026 il a jugé que la qualification terroriste du 7-Octobre était « une affaire qui se discute » (plainte de trois rescapés le 29 juin 2026). → Note 3 : primat du droit et de la négociation convergent, mais soutien à l'Ukraine refusé et propos sur la violence terroriste qui s'écartent du droit humanitaire.
Elle dénonce l'IA comme prétexte à des centaines de milliers de licenciements, son intégration à l'armement (« permet de tuer plus sûrement »), et demande qu'elle serve les besoins de la population (agriculture, médecine, transports, réduction du travail répétitif) ; elle estime que « l'homme est aux manettes » et que le problème est l'économie capitaliste, rejetant l'idée d'un « bouton d'arrêt d'urgence ». Rien sur les mineurs ni la vérité de l'information. → Note 4 : protection du travail et critique des usages militaires convergentes, mais aucun cadre de régulation propre en dehors de la rupture avec le capitalisme.
Source — Discours du 26 septembre 2026
Dans une tribune au Figaro (8 février 2025), il propose un réseau de datacenters publics et un « domaine public des données », et veut que l'ONU et le droit international encadrent l'IA. Une note de l'Institut La Boétie (juin 2026) demande que les machines soient mises au service des êtres humains, s'oppose à l'IA de surveillance et de notation des salariés et propose de concevoir les outils avec ingénieurs et syndicats ; elle ne traite ni des mineurs, ni de la désinformation, ni d'une interdiction des armes autonomes. → Note 4 : primauté de la personne et protection du travail convergentes, cadre incomplet sur mineurs, vérité de l'information et armes létales.
