Vote catholique

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Subsidiarité

Décider au plus près des corps intermédiaires

Le principe de subsidiarité protège les corps intermédiaires (familles, associations, communes, corps professionnels) contre une centralisation excessive, tout en demandant à l'État d'intervenir quand ces corps ne peuvent suffire. Il s'applique aussi bien à l'organisation administrative qu'à la place laissée aux associations et aux communautés locales.

Pie XI, Quadragesimo Anno — 1931, §79-80

Formule classique du principe de subsidiarité : il est injuste de retirer aux groupements inférieurs ce qu'ils peuvent accomplir pour le confier à une collectivité plus vaste.

Compendium de la doctrine sociale de l'Église — §185-188

Présente la subsidiarité comme protection de la liberté et de la responsabilité des personnes et des corps intermédiaires face à l'État.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position des candidats sur ce thème

Nathalie Arthaud2/5

Elle propose que les travailleurs prennent la direction des multinationales puis « la direction politique de la société », une économie planifiée à l'échelle internationale et le recensement des besoins par le personnel des hôpitaux, écoles et transports ; elle juge illusoires le « dialogue » avec les partenaires sociaux et la plupart des réformes institutionnelles. → Note 2 : la participation des travailleurs de terrain converge en partie, mais la planification globale et la collectivisation des grands moyens de production vont à l'encontre de la subsidiarité.

Source — Discours du 26 septembre 2026 ; brochure « Présidentielle 2027 », mai-juin 2026

Jean-Luc Mélenchon3/5

Il propose de remplacer les régions par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants (universités de rentrée LFI, Drôme, août 2026), défend la constituante et le référendum d'initiative citoyenne (proposition LFI rejetée en 2019) et voulait en 2022 confier les Ehpad à des collectivités ou associations plutôt qu'au secteur lucratif. À l'inverse, sa planification et ses nationalisations reposent sur un pilotage central de l'État. → Note 3 : décentralisation et participation citoyenne d'un côté, centralisation économique de l'autre ; liberté scolaire et corps intermédiaires non documentés.

Source — Reporterre, 25 août 2026 ; Le Parisien, 21 février 2019 ; franceinfo, 10 février 2022

Fabien RousselNon évalué

Aucune position documentée de campagne sur la décentralisation, les corps intermédiaires ou la liberté scolaire n'a été trouvée (seul un vote contre la loi de différenciation territoriale, le 4 janvier 2022, est recensé, sans explication retrouvée). → Non évalué faute de position documentée.

François Ruffin3/5

Son programme donne un pouvoir local réel dans certains domaines (veto des communes d'accueil sur les centres de données, "Territoires zéro chômeur" généralisés, prix planchers négociés par les interprofessions) et il a appelé en mai 2023 à signer une pétition pour un référendum d'initiative citoyenne. À l'inverse, il confie à l'État un rôle central (EDF 100 % public, loi plutôt que négociation collective), et aucune position sur la liberté scolaire ou la décentralisation n'est documentée. → Note 3 : ouverture à la participation locale, mais forte place de l'État.

Source — nouspresident.fr, plan « Data centers », 2026 ; Wikipédia, article François Ruffin, consulté en octobre 2026

Marine Tondelier3/5

Son projet « Notre projet » (2024) prévoit une VIe République fédérale et régionalisée et plus d'autonomie pour l'outre-mer (selon monvote2027.fr), mais elle défend aussi le maintien de la carte scolaire et une mixité sociale imposée aux établissements privés sous contrat, et veut transférer des compétences à l'échelon européen. → Note 3 : ouverture à la décentralisation, mais tension avec la liberté scolaire et le rôle des corps intermédiaires.

Source — monvote2027.fr (fiche Tondelier, sources de 2022 à 2024) ; France-Vote, 7 septembre 2026

Delphine Batho4/5

Elle défend une « république terre-à-terre » qui rend du pouvoir aux territoires et aux élus locaux, et veut réformer le système de normes, qu'elle décrit comme une bureaucratie qui freine le pays (14 septembre 2026). Elle a voté pour le projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse (23 juin 2026). Rien de documenté sur la liberté scolaire. → Note 4 : convergence nette sur la décentralisation et la simplification des normes, sans position sur l'école libre.

Source — ICI Poitou, 14 septembre 2026 ; Datan.fr, scrutin du 23 juin 2026

Raphaël Glucksmann3/5

Il défend un « pacte girondin » répartissant les compétences entre échelons européen, national, régional et local, une nouvelle loi de décentralisation, l'élection au suffrage universel direct des conseils intercommunaux et un fonds pérenne pour l'éducation populaire et les associations. À l'inverse, il propose une Sécurité sociale unique fusionnant tous les régimes, le transfert des MDPH à la Sécurité sociale et l'intégration des écoles privées sous contrat à la carte scolaire. → Note 3 : décentralisation et soutien aux associations convergents, centralisation sociale et encadrement de l'école privée divergents.

Source — Place publique, « Acte I », chantiers 3, 21, 25, 28, 33 et 36

Olivier Faure3/5

Il a voté pour la loi de différenciation, décentralisation et déconcentration (4 janvier 2022) et pour le projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse (23 juin 2026), mais son projet repose surtout sur des dispositifs nationaux (SMIC, plafonnement des loyers, service public de la petite enfance). Il demande la gratuité complète de l'école publique ; aucune position sur la liberté scolaire ou l'enseignement privé n'a été trouvée. → Note 3 : soutien à la décentralisation, mais forte centralité de l'action publique et silence sur la liberté scolaire.

Source — Datan.fr, votes d'Olivier Faure (4 janvier 2022 ; 23 juin 2026) ; programme-candidat.fr, 2026

Ségolène Royal3/5

Sa profession de foi propose de faire des élus, syndicats, associations et citoyens « une force de décision » par leur « intelligence collective », et sa fiche de campagne rappelle sa présidence de région comme « laboratoire de démocratie participative ». Mais elle plaide aussi pour « un État fort » et la « reconstruction de la solidité de l'État » ; aucune position sur la décentralisation ou la liberté scolaire n'a été retrouvée. → Note 3 : appel aux corps intermédiaires, tempéré par l'accent mis sur l'État et l'absence de mesure précise.

Source — Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; choisir2027.fr, fiche candidate, 2026 ; France 24 (AFP), 29 août 2026

Jérôme Guedj3/5

Il propose une « Sécu intégrale » prenant en charge à 100 % un panier de soins essentiel, ce qui rendrait inutiles les complémentaires santé (en partie mutualistes) pour ce panier, et défend un fort rôle de l'État dans les services publics ; aucune position documentée de campagne sur la décentralisation ou la liberté scolaire. → Note 3 : cohérence du soutien à la protection sociale, mais recentrage du financement sur l'assurance maladie obligatoire plutôt que sur les corps intermédiaires.

Source — LCP, 9 octobre 2026 ; jerome-guedj.fr, 26 mars 2026

Emmanuel Maurel2/5

Son programme privilégie l'État et les services publics (renationalisation de firmes stratégiques selon un questionnaire de campagne, réduction du financement des écoles privées sous contrat, abrogation de Parcoursup). Il propose par ailleurs de renforcer le Parlement et de multiplier les référendums. → Note 2 : orientation centralisatrice et restriction du financement de l'enseignement libre, avec des ouvertures démocratiques limitées.

Source — France-Vote, 8 octobre 2026 ; 2027etmoi.fr, octobre 2026 ; Le Quizz du Berger, 2026

Karim Bouamrane4/5

Son manifeste dit "faire confiance à ses maires, à ses acteurs économiques et sociaux, à ses associations" et aux bénévoles, promet de réduire les doublons administratifs et les "superpositions inutiles", et s'appuie sur son bilan de maire. Il propose toutefois des obligations nationales pour les communes (loi "SRU spéciale végétalisation", inéligibilité des maires sous le quota de logements sociaux). Aucune position documentée sur la liberté scolaire. → Note 4 : confiance affirmée aux corps intermédiaires et à l'échelon local, nuancée par des contraintes nationales.

Source — Manifeste, karimbouamrane2027.org, 2026 ; Sud Radio, 2 juillet 2026

Gabriel Attal4/5

Dès janvier 2024, il a annoncé une loi de décentralisation fondée sur la règle « pour une compétence, il faut un responsable et un financement dédié » et un statut de l'élu local. En juillet 2026, il promet un « big bang » territorial (collectivités uniques, suppression d'un échelon) pour que le maire devienne « l'élu le plus puissant de France », et veut renvoyer l'organisation du travail aux branches et aux entreprises. Ses mesures scolaires (loi de programmation, certificat d'études, groupes de niveau) sont en revanche pilotées au niveau national, et aucune position sur la liberté scolaire n'est documentée. → Note 4 : décentralisation et confiance aux acteurs de terrain conformes à la subsidiarité, sans engagement documenté sur la liberté scolaire.

Source — MoneyVox (AFP), 3 juillet 2026 ; Franceinfo, 31 janvier 2024 ; LCP, 25 août 2026

Édouard Philippe4/5

Devant le Sénat en juin 2019, il a annoncé deux projets de loi, « engagement et proximité » et « décentralisation et différenciation », pour achever les transferts de compétences (logement, transports, transition écologique). Son programme 2026 fait des chefs d'établissement « les véritables patrons de l'école » (méthodes, horaires, uniforme, discipline, recrutement), confie le régime de retraite aux partenaires sociaux et donne aux maires un pouvoir de sanction pénale sur les petites infractions ; en contrepoint, 25 % de l'effort budgétaire pèserait sur les collectivités. → Note 4 : convergence claire avec la subsidiarité (écoles, collectivités, partenaires sociaux), nuancée par la contrainte budgétaire imposée aux collectivités.

Source — Public Sénat, 13 juin 2019 ; edouardphilippe.fr, pages « Pour une France plus attentive à ses enfants » et « Pour une France plus sûre » (consultées le 11 octobre 2026) ; Sud Radio (AFP), 8 octobre 2026

Olivier Becht4/5

Son "pacte démocratique et territorial" ("fédéralisme à la française") garantit aux collectivités une autonomie de réglementation et de financement de leurs compétences, recentre l'État sur ses missions premières, permet la fusion de départements en "Provinces" et prévoit un choc de simplification normative ; il assure aussi à chacun l'accès aux services publics dans un temps de trajet raisonnable. Il valorise les associations et le bénévolat ("Maisons de Vie" créées comme maire de Rixheim). Le chapitre institutionnel du livre est annoncé pour le 29 octobre 2026. → Note 4 : convergence nette avec la subsidiarité (collectivités, associations), sans position documentée sur la liberté scolaire ni sur les familles.

Source — becht2027.fr, pacte démocratique et territorial, consulté le 11 octobre 2026 ; dossier de presse, 24 septembre 2026

Xavier Bertrand4/5

Il défend une « République des territoires » : « on ne peut plus continuer aujourd'hui à tout diriger depuis Paris », décisions prises « au plus près et par ceux qui y vivent », compétences (logement notamment) confiées aux régions, une « France fédérale » et un État recentré sur ses missions régaliennes ; il propose aussi de rendre les rênes aux élus locaux et aux préfets. → Note 4 : décentralisation poussée convergente avec la subsidiarité, mais centrée sur les collectivités, sans développement sur les corps intermédiaires ni la liberté scolaire.

Source — La Provence, 4 juillet 2026 ; Le Figaro, 3 août 2026 ; nousfrance.fr, page « Vision »

Bruno Retailleau4/5

Il a cosigné en février 2023, avec Max Brisson, une proposition de loi « École de la liberté » ouvrant à titre expérimental des contrats d'autonomie entre recteurs et établissements publics volontaires (personnels, moyens, organisation pédagogique). Son projet éducatif du 31 août 2026 prévoit 1 000 établissements publics « libres » pouvant adapter programmes, cycles et calendrier, et plus de pouvoirs aux chefs d'établissement. Aucun programme détaillé sur les collectivités territoriales n'a été retrouvé pour 2026. → Note 4 : subsidiarité clairement appliquée à l'école ; le volet collectivités et corps intermédiaires reste non documenté.

Source — Sénat, proposition de loi n° 320 (2022-2023), 8 février 2023 ; Public Sénat, 31 août 2026

David Lisnard5/5

Le principe de subsidiarité est « au cœur » de sa réforme institutionnelle à trois niveaux (État, Provinces, bloc communal), avec transfert aux collectivités de l'essentiel des compétences hors régalien, pouvoir normatif local et autonomie financière ; il veut aussi supprimer les ARS. À Benfeld (25 septembre 2026), il résume : « déréguler, débureaucratiser, décentraliser » et « on a confondu en France l'unité et l'uniformité ». → Note 5 : référence directe, argumentée et centrale à la subsidiarité, appliquée aux collectivités, à l'école et à la santé.

Source — Programme Nouvelle Énergie, page « Générer un renouveau civique », 2026 ; Nouvelle Énergie, meeting de Benfeld, 2 octobre 2026

Nicolas Dupont-Aignan4/5

Il propose d'abroger la loi NOTRe pour rendre aux communes leur autonomie, d'interdire les fusions forcées d'intercommunalités, de renforcer l'autorité et la rémunération des maires, d'augmenter les dotations des petites communes et de revenir au couple commune-département. Il supprimerait les régions et le Conseil économique, social et environnemental, ce qui retire des échelons intermédiaires. → Note 4 : forte valorisation des communes et de l'autonomie locale, réserve sur la suppression d'échelons et d'un organe consultatif de la société civile.

Source — debout-la-france.fr, pages « Équilibre du territoire (monde rural) » et « Refonder et moraliser notre démocratie », consultées le 11 octobre 2026

Marine Le Pen3/5

En 2022 elle revendiquait les « principes de spécialité et de subsidiarité » pour redonner des compétences aux communes. Son contre-budget du 6 octobre 2026 prévoit la suppression des EPCI et des métropoles et 8,2 milliards d'euros d'effort des collectivités en 2027, avec une centralisation des recettes de TVA reversées aux collectivités et à la Sécurité sociale selon « les ressources que le Parlement estime nécessaires à leur équilibre », et la fin de la quasi-totalité des agences de l'État. → Note 3 : valorisation de la commune convergente, mais centralisation des recettes et dépendance des collectivités aux transferts en tension avec la subsidiarité ; rien de documenté sur la liberté scolaire.

Source — Maire-info, 2022 ; Public Sénat, 6 octobre 2026

Éric Zemmour3/5

Son programme 2022 veut réaffirmer « le rôle premier des communes », stopper les transferts obligatoires de compétences vers les intercommunalités, réduire le nombre d'élus locaux (conseiller territorial) et laisser une « liberté d'instruction » ainsi que plus d'autonomie aux chefs d'établissement. Il prévoit aussi de retirer aux maires des métropoles le droit de fixer la limitation de vitesse en ville et d'imposer la blouse à l'école primaire. → Note 3 : valorisation des communes et de la liberté d'instruction, contredite par des mesures nationales uniformes.

Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; AFC, compte rendu d'entretien, 15 février 2022