Elle a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès le 4 mars 2024 (780 voix contre 72) ; en 2022 elle proposait de constitutionnaliser le droit en vigueur, avec le délai de 14 semaines figé et une clause de conscience réservée aux soignants. Sur la fin de vie, elle a voté contre la loi sur l'aide à mourir lors de la lecture définitive du 15 juillet 2026 (adoptée par 291 voix contre 241), le groupe RN ayant laissé la liberté de vote (106 députés contre, 12 pour) ; aucune position de sa part sur les soins palliatifs n'a été trouvée pour 2026. → Note 3 : le vote pour la constitutionnalisation de l'IVG diverge du principe de protection de la vie, compensé par l'opposition à l'euthanasie et au suicide assisté.
Source — LCP, 22 novembre 2022 ; LCP, 4 mars 2024 ; ICI, 15 juillet 2026 ; Datan, scrutin du 15 juillet 2026
Elle s'était opposée à la loi de 2013 sur le mariage des couples de même sexe en disant qu'elle reviendrait dessus, et jugeait la PMA sans père « éminemment négative » pour l'enfant ; mais, la loi votée, elle déclarait en mars 2022 : « La société la réclame, je n'ai pas vocation à m'y opposer ». Son programme de 2017 prévoyait de maintenir l'interdiction de la GPA et de réserver les allocations familiales aux familles dont un parent au moins est français ; sa politique familiale de la rentrée 2026 se limite, dans les sources consultées, à la priorité nationale pour les familles françaises dans l'accès au logement social. → Note 3 : refus de la GPA convergent, mais renoncement affiché à combattre la PMA depuis 2022 et aucune mesure de natalité documentée en 2026.
Source — Wikipédia, « Marine Le Pen », consulté le 11 octobre 2026 ; Aleteia, 28 avril 2017 ; Public Sénat, 9 octobre 2026
Lors du débat du Medef le 27 août 2026, elle a confirmé le retour de l'âge de départ à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et à 62 ans pour les autres, une mesure qu'elle chiffre à 9 milliards d'euros par an en année pleine (« un choix de société »). Son contre-budget du 6 octobre 2026 prévoit toutefois 15 à 20 milliards d'économies sur les retraites par des « corrections de mesures injustes » et un pilier de capitalisation, sans réforme détaillée, et propose de supprimer la TVA sur 100 produits de première nécessité ; aucune position récente documentée sur le droit syndical. → Note 3 : retraite plus juste sur l'âge de départ et mesures de pouvoir d'achat, mais économies sur les pensions floues, capitalisation et rapport aux syndicats non documentés.
Source — franceinfo, 27 août 2026 ; Public Sénat, 6 octobre 2026 ; franceinfo, 8 octobre 2026
Son contre-budget présenté le 6 octobre 2026 avec Jordan Bardella vise 140 milliards d'euros d'économies d'ici 2032 (dette ramenée de 121 % à 112 % du PIB), une règle d'or soumise à référendum, une taxe sur les rachats d'actions (11,4 milliards attendus dès 2027), une baisse des impôts de production industriels et la suppression de la TVA sur 100 produits de première nécessité. Des économistes et des concurrents (Édouard Philippe) jugent le scénario macroéconomique peu crédible ; le RN défend son plan. → Note 3 : marché encadré par l'État (taxe sur les rachats d'actions, TVA allégée sur l'essentiel), mais dans un cadre national et avec un plan d'économies massif dont les effets sociaux ne sont pas détaillés.
Source — Public Sénat, 6 octobre 2026 ; franceinfo, 8 octobre 2026
Elle fait de la « priorité nationale », qu'elle qualifie de « droit naturel et juste », l'axe de son projet (logement social, aides, emploi) et le RN veut inscrire la préférence nationale dans la Constitution, ce qui restreint le bien commun aux nationaux. Sur la dette transmise, elle fixe une trajectoire (121 % à 112 % du PIB en 2032) et une règle d'or, après avoir dénoncé le 19 août 2026 « dix ans de macronisme » et des « chèques sans provision ». → Note 2 : souci de la dette léguée aux générations futures, mais bien commun défini par la nationalité, en tension avec sa portée universelle.
Source — France 3 Hauts-de-France (avec AFP), 13 septembre 2026 ; Public Sénat, 9 octobre 2026 ; Public Sénat, 6 octobre 2026 ; franceinfo, 21 août 2026
En 2022 elle revendiquait les « principes de spécialité et de subsidiarité » pour redonner des compétences aux communes. Son contre-budget du 6 octobre 2026 prévoit la suppression des EPCI et des métropoles et 8,2 milliards d'euros d'effort des collectivités en 2027, avec une centralisation des recettes de TVA reversées aux collectivités et à la Sécurité sociale selon « les ressources que le Parlement estime nécessaires à leur équilibre », et la fin de la quasi-totalité des agences de l'État. → Note 3 : valorisation de la commune convergente, mais centralisation des recettes et dépendance des collectivités aux transferts en tension avec la subsidiarité ; rien de documenté sur la liberté scolaire.
Source — Maire-info, 2022 ; Public Sénat, 6 octobre 2026
Au meeting de rentrée du 13 septembre 2026, elle a proposé d'étendre la « priorité nationale » au logement social, de réserver les aides personnelles au logement (APL) aux Français, de vendre des HLM aux Français et d'expulser les familles délinquantes des logements sociaux ; son contre-budget réserverait les prestations de solidarité aux étrangers ayant travaillé cinq ans en France. Elle propose aussi de mettre des terrains publics à disposition pour bâtir des logements à loyer modéré et déclare : « Il ne peut pas y avoir de France à deux vitesses. » → Note 1 : l'accès aux aides et au logement conditionné à la nationalité contredit l'universalité de l'option préférentielle pour les pauvres, malgré des mesures de construction et de pouvoir d'achat.
Source — France 3 Hauts-de-France (avec AFP), 13 septembre 2026 ; franceinfo, 14 septembre 2026 ; franceinfo, 8 octobre 2026
Son contre-budget du 6 octobre 2026 chiffre à 15 milliards d'euros en 2027 (29 en année pleine) les économies liées à l'immigration et à la « priorité nationale », et propose une taxe de 1 000 euros par an sur l'embauche d'un salarié extra-européen tant que la France n'est pas au plein emploi (amendement rejeté en commission des finances) ; le RN veut inscrire la préférence nationale dans la Constitution. Dans ses campagnes précédentes elle proposait la suppression du droit du sol, la fin du regroupement familial et, en 2022, une baisse de 75 % des arrivées liées à la vie familiale et à l'asile. → Note 2 : réguler l'immigration est légitime, mais l'ampleur des restrictions, la discrimination assumée à l'emploi et l'absence de devoir d'accueil affirmé divergent de la double exigence de la doctrine.
Source — Public Sénat, 9 octobre 2026 ; franceinfo, 8 octobre 2026 ; Wikipédia, « Marine Le Pen », consulté le 11 octobre 2026
Au meeting du 13 septembre 2026 elle a proposé de supprimer le « zéro artificialisation nette » (« norme idéologique »), de mettre fin aux diagnostics de performance énergétique (« politique absurde ») et de remplacer MaPrimeRénov' par un prêt à taux zéro « 100 % rénov » ; cet été elle a critiqué « l'idéologie décroissante » et le RN a mis en avant un plan de climatisation après les canicules. Elle a voté pour la réautorisation de l'acétamipride (commission mixte paritaire, 20 juillet 2026) ; son programme énergétique n'est pas encore présenté (Julien Odoul, 4 septembre 2026), le RN défendant depuis 2021 le nucléaire et l'arrêt de l'éolien. → Note 2 : le défi climatique n'est pas nié, mais l'écologie est traitée par la technique et l'allègement des normes, sans lien avec la justice sociale ni sobriété, et avec un vote favorable à un pesticide.
Source — franceinfo, 4 septembre 2026 ; France 3 Hauts-de-France (avec AFP), 13 septembre 2026 ; Datan, fiche de Marine Le Pen ; Wikipédia, « Marine Le Pen », consulté le 11 octobre 2026
Le 16 septembre 2026 sur LCI elle a estimé que la France ne peut plus aider financièrement l'Ukraine au niveau actuel (« Ça n'est pas un acte d'hostilité à l'égard de l'Ukraine »), tout en acceptant de continuer à former les soldats ukrainiens et à fournir du matériel, et a plaidé pour « une grande conférence pour la paix » et « un règlement diplomatique » ; selon l'Institut de Kiel, l'aide financière directe française représente 799 millions d'euros sur 7,91 milliards d'aide bilatérale. Édouard Philippe l'accuse d'être « la voix de la faiblesse et de l'alignement coupable » avec la Russie ; son vice-président Louis Aliot appelle à « couper le robinet ». → Note 3 : primat de la diplomatie et maintien de l'aide militaire, mais retrait de l'aide financière à un pays agressé ; aucune position récente vérifiée sur Gaza, le commerce des armes ou la dissuasion nucléaire.
Source — franceinfo (avec AFP), 17 septembre 2026 ; franceinfo, 28 septembre 2026 ; franceinfo, 5 septembre 2026
Aucune position programmatique de Marine Le Pen sur l'IA n'a été trouvée dans les sources vérifiées : les articles consultés sur le discours de rentrée du 13 septembre et le contre-budget du 6 octobre 2026 ne l'abordent pas. → Non évalué faute de position documentée.