Invité du Grand Jury RTL le 3 mars 2024, il a répondu « Je n'aurais pas voté » l'inscription de l'IVG dans la Constitution ; en 2021-2022 il disait ne pas toucher à la loi Veil (« je ne touche pas à la loi sur l'avortement ») et son équipe annonçait vouloir ramener le délai de 14 à 12 semaines. Sur la fin de vie, il déclarait en avril 2022 qu'il faut « éviter l'euthanasie qui peut permettre tous les débordements, tous les abus », tout en refusant l'acharnement thérapeutique ; aucune réaction de sa part à la loi sur l'aide à mourir (adoptée définitivement le 15 juillet 2026) n'a été retrouvée, Reconquête n'ayant plus de député depuis 2022. En 2021 il se disait « philosophiquement » favorable au rétablissement de la peine de mort, tout en précisant qu'il n'abrogerait pas son abolition. → Note 4 : opposition à l'euthanasie et refus de constitutionnaliser l'IVG, sans remise en cause du droit existant et avec une position ambiguë sur la peine de mort.
Source — RTL (Le Grand Jury), 3 mars 2024, relayé par Le Salon Beige, 3 mars 2024 ; Aleteia, 10 décembre 2021 ; AFC, compte rendu d'entretien, 15 février 2022 ; franceinfo, 6 avril 2022 ; Wikipédia (peine de mort, septembre 2021)
Son programme 2022 prévoit de revenir sur la PMA sans père, d'interdire la GPA (avec répression du recours à l'étranger), de créer un ministère de la Famille, de rétablir l'universalité des allocations familiales, de doubler le plafond du quotient familial, de verser une bourse de 10 000 euros par naissance en zone rurale et d'exonérer 95 % des familles de droits de succession. En revanche, il a indiqué en décembre 2021 et février 2022 qu'il ne reviendrait pas sur le mariage entre personnes de même sexe (« ce ne sera pas dans mon programme »). Aucune proposition familiale de la campagne 2027 n'a encore été publiée. → Note 4 : refus de la GPA et de la PMA sans père et politique nataliste forte, mais mariage de même sexe maintenu.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; Aleteia, 10 décembre 2021 ; AFC, compte rendu d'entretien, 15 février 2022
Son programme 2022 propose une baisse dégressive de la CSG jusqu'à 2 000 euros de salaire (présentée comme l'équivalent d'un treizième mois), l'exonération des heures supplémentaires et le relèvement du seuil du comité social et économique de 50 à 250 salariés ; il fixe aussi l'âge légal de la retraite à 64 ans en 2030. Aucune position sur le droit syndical ni le repos dominical n'a été retrouvée, et les syndicats ne figurent pas parmi ses interlocuteurs affichés. Le programme 2027 n'est pas publié. → Note 3 : gains de pouvoir d'achat pour les salaires modestes, mais réduction des instances de représentation et silence sur le droit syndical.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022
Son programme 2022 (« taxer moins pour gagner plus ») combine 30 milliards d'euros de baisse des impôts de production, un plan d'économies de 65 milliards et un protectionnisme ciblé (moratoire sur les traités de libre-échange, préférence aux fournisseurs nationaux). En 2026, l'AFP indique que son entourage s'appuiera davantage sur les idées économiques de Sarah Knafo, dont le livre « Le Casse du siècle » (Fayard, 2 septembre 2026) propose de supprimer 800 000 postes de fonctionnaires en cinq ans ; franceinfo y voit un manifeste « ultralibéral, voire libertarien », mais ce livre n'est pas le programme du candidat. → Note 3 : marché encadré par une logique protectionniste et industrielle, mais orientation 2026 plus libérale qui n'est pas encore arrêtée dans son programme.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; AFP, 13 septembre 2026 ; franceinfo, 8 septembre 2026
Son programme 2022 se dit soucieux des générations futures (dette publique à 113 % du PIB) mais réserve la « solidarité nationale aux citoyens qui respectent la loi », avec une « préférence nationale » dans l'attribution des aides. Le 17 septembre 2026, il a proposé qu'un étranger, même en situation régulière, soit contraint de quitter la France après un an de chômage, en invoquant le poids sur les finances publiques. → Note 2 : intérêt général pensé surtout à l'échelle de la nation et de ses nationaux, en tension avec la portée universelle du bien commun.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; franceinfo (AFP), 17 septembre 2026
Son programme 2022 veut réaffirmer « le rôle premier des communes », stopper les transferts obligatoires de compétences vers les intercommunalités, réduire le nombre d'élus locaux (conseiller territorial) et laisser une « liberté d'instruction » ainsi que plus d'autonomie aux chefs d'établissement. Il prévoit aussi de retirer aux maires des métropoles le droit de fixer la limitation de vitesse en ville et d'imposer la blouse à l'école primaire. → Note 3 : valorisation des communes et de la liberté d'instruction, contredite par des mesures nationales uniformes.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; AFC, compte rendu d'entretien, 15 février 2022
Son programme 2022 supprime les aides non contributives (RSA, allocations familiales, aides au logement, minimum vieillesse) pour les étrangers extra-européens, supprime l'Aide médicale d'État au profit des seuls soins d'urgence, abroge la loi SRU et le DALO et réserve le logement social aux Français ; en janvier 2022, il proposait de scolariser les enfants handicapés en établissements spécialisés, dénonçant « l'obsession de l'inclusion ». Il prévoit aussi 15 000 places pour adultes handicapés, 50 000 accompagnants d'élèves, 400 000 places en Ehpad et la revalorisation des petites retraites ; le 17 septembre 2026, il a ajouté l'expulsion des étrangers au chômage depuis un an, même en situation régulière. → Note 2 : mesures réelles pour le handicap et le grand âge, mais accès aux aides conditionné à la nationalité et au statut.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; Wikipédia, 14 janvier 2022 ; franceinfo (AFP), 17 septembre 2026
Sur BFMTV le 17 septembre 2026, il a défendu la « remigration », c'est-à-dire l'expulsion des étrangers détenus, des délinquants étrangers non détenus, des clandestins, des chômeurs de longue durée (« plus de six mois à un an ») même en situation régulière et des personnes vivant « uniquement des aides sociales » ; le 13 septembre, il appelait à « enclencher l'immigration négative ». Son programme 2022 supprimait le regroupement familial et le droit du sol et limitait l'asile à une centaine de personnes par an, tout en distinguant l'assimilation des musulmans assimilés (« mes frères »). → Note 1 : refus du devoir d'accueil et expulsion de résidents réguliers, sans contrepartie sur l'asile ni la dignité des migrants.
Source — BFMTV, 17 septembre 2026, rapporté par Belga/Paris Match, 18 septembre 2026 ; AFP, 13 septembre 2026 ; Programme « Pour que la France reste la France », 2022
Son programme 2022 relance le nucléaire (14 EPR2 d'ici 2050), mais prévoit de mettre fin à tous les projets d'éoliennes, avec aussi un fonds de reboisement, la dépollution des sols et des mesures de protection animale. Dans son discours du 8 septembre 2024, il promettait de chasser « les idéologies écologistes qui mettent l'État au service de la décroissance » ; le 13 septembre 2026, il a annoncé six EPR d'ici 2035 et quatorze d'ici 2045. → Note 2 : quelques mesures de protection de la nature et un nucléaire décarboné, mais rejet de la sobriété et aucun lien avec la justice sociale ni l'urgence climatique.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; discours de l'université d'été, ericzemmour.fr, 8 septembre 2024 ; AFP, 13 septembre 2026
Son programme 2022 propose de sortir du commandement intégré de l'OTAN, d'« agir pour rétablir la paix en Ukraine » par un dialogue avec la Russie, de porter le budget des armées à 70 milliards d'euros en 2030, de moderniser la dissuasion nucléaire et de conditionner l'aide au développement à la reprise des expulsés ; il condamnait l'invasion russe en février 2022 mais s'opposait aux sanctions et aux livraisons d'armes. Après le 7 octobre 2023, il a réclamé un pont aérien avec Israël, l'arrêt des fonds à l'Autorité palestinienne et l'interdiction des Frères musulmans ; aucune position 2025-2026 sur l'Ukraine ni sur Gaza n'a été retrouvée. → Note 2 : primat affiché de la diplomatie, mais renforcement de la dissuasion nucléaire, aide au développement conditionnée et absence de position sur le droit humanitaire à Gaza.
Source — Programme « Pour que la France reste la France », Éric Zemmour, 2022 ; Wikipédia (Ukraine, 2022) ; AFP/Times of Israel, 9 octobre 2023
Le 13 septembre 2026 à Port-Marly, il a promis des investissements massifs dans l'IA, la « suppression massive » des réglementations qui « étouffent nos ingénieurs » et fait de la France le pays européen où il est le plus facile de créer une entreprise d'IA ; il y voit aussi, avec la robotique, un moyen de remplacer les travailleurs immigrés (taxis, livreurs, maçons, Ehpad), idée reprise sur BFMTV le 17 septembre. Son programme 2022 prévoyait en revanche de protéger les mineurs (contrôle parental activé par défaut) ; aucune position sur le contrôle humain ni les armes autonomes n'a été retrouvée. → Note 2 : priorité à la dérégulation et au remplacement de main-d'œuvre, sans cadre sur la dignité du travail ni le contrôle humain.
Source — AFP, 13 septembre 2026 ; Public Sénat, 18 septembre 2026 ; Programme « Pour que la France reste la France », 2022