Député, il a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (scrutin n°629, 24 novembre 2022), puis pour la loi créant un droit à l'aide à mourir en première lecture (scrutin n°2107, 27 mai 2025) et en lecture définitive (15 juillet 2026) ; la loi a été promulguée le 18 août 2026. Avant le vote, il avait déclaré : "je le voterai, mais je mets une alerte sur les soins palliatifs", doutant des moyens consacrés alors qu'"un malade sur deux" n'y accède pas. → Note 1 : soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et à l'aide à mourir, les deux points les plus graves de la doctrine, seulement tempéré par sa vigilance sur les soins palliatifs.
Source — Assemblée nationale, scrutin n°2107, 27 mai 2025 ; franceinfo, 25 mai 2025 ; Datan.fr, fiche de François Ruffin, vote du 15 juillet 2026 ; Assemblée nationale, dossier législatif « fin de vie »
En juin 2023 il s'est dit "personnellement opposé à la GPA" ; il a aussi salué le chemin "du Pacs au mariage pour tous" et jugé que la société était prête à aller plus loin sur les droits LGBT+, et, d'après MonVote2027 (non recoupé à la source), a voté l'ouverture de la PMA à toutes les femmes en 2021. Son programme de campagne comporte des mesures pour les familles modestes (colonie de vacances financée, logement), mais aucune politique familiale ou nataliste documentée. → Note 2 : refus de la GPA convergent, mais soutien à la PMA sans père et au mariage de même sexe, sans projet familial structuré.
Source — LeJDD, 2 juin 2023 ; MonVote2027, consulté en octobre 2026
Son premier cahier de campagne propose un « statut des travailleurs essentiels » : indexation des salaires sur l'inflation, mise en conformité des minima de branche avec le SMIC, heures avant 8 h et après 18 h payées double, trimestre de retraite supplémentaire pour les métiers exposés, droit opposable à la formation ; le texte mentionne aussi la retraite à 60 ans et un SMIC à 1 600 € parmi les mesures de son programme. Il estime qu'"il ne faut pas tout attendre de la négociation collective" et appelle la loi à intervenir ; le repos dominical n'est pas abordé. → Note 4 : forte convergence sur le salaire juste, les conditions de travail et la priorité du travail, sans position documentée sur le repos dominical.
Source — nouspresident.fr, cahier « Pour les travailleurs essentiels », 2026
Son cahier « Pour séparer l'argent de l'État » prévoit un registre des lobbies renforcé, l'interdiction du passage direct d'un lobby vers un cabinet ministériel, un encadrement strict du pantouflage, la démission immédiate d'un ministre mis en examen et 20 M€ d'économies sur le budget de l'Élysée. Il défend aussi le droit d'asile "inconditionnel", ce qui donne une portée universelle à sa conception de l'intérêt général ; aucune position documentée sur la dette publique. → Note 4 : primauté affirmée de l'intérêt général sur les intérêts particuliers, sans position sur la dette transmise.
Source — nouspresident.fr, cahier « Pour séparer l'argent de l'État », 2026 ; francoisruffin.fr, 29 avril 2026
Son programme donne un pouvoir local réel dans certains domaines (veto des communes d'accueil sur les centres de données, "Territoires zéro chômeur" généralisés, prix planchers négociés par les interprofessions) et il a appelé en mai 2023 à signer une pétition pour un référendum d'initiative citoyenne. À l'inverse, il confie à l'État un rôle central (EDF 100 % public, loi plutôt que négociation collective), et aucune position sur la liberté scolaire ou la décentralisation n'est documentée. → Note 3 : ouverture à la participation locale, mais forte place de l'État.
Source — nouspresident.fr, plan « Data centers », 2026 ; Wikipédia, article François Ruffin, consulté en octobre 2026
Son cahier logement propose 200 000 logements à loyer abordable par an, l'extension de l'encadrement des loyers, l'abrogation de la loi Kasbarian-Bergé sur les expulsions et que "l'accès à un logement durable doit être un droit inconditionnel". Son plan écologique prévoit en outre une rénovation globale pour sortir "des millions de personnes de la précarité énergétique". → Note 5 : option préférentielle pour les plus pauvres nettement affirmée (logement, expulsions, précarité énergétique).
Source — nouspresident.fr, cahier « Face à la crise du logement » et « Travaillisme écologique », 2026
Il défend le droit d'asile "inconditionnel, supra-constitutionnel" et une régularisation des sans-papiers "pour des raisons à la fois humanitaires, mais aussi de production" ; il a voté contre la loi immigration de décembre 2023. Dans le même temps, il se dit depuis fin avril 2026 hostile à l'immigration de travail ("nous refusons une immigration de travailleurs, notamment pour les services"), position qui lui a valu des critiques à gauche ; aucun développement sur les devoirs d'intégration. → Note 4 : accueil humanitaire et régulation des flux admis ensemble, sans volet intégration documenté.
Source — francoisruffin.fr, 29 avril 2026 ; Regards, 29 avril 2026 ; Datan.fr, scrutin n°3213, 19 décembre 2023
Son cahier « Travaillisme écologique » vise une baisse d'environ 33 % des besoins énergétiques d'ici 2050, la réduction de moitié du trafic aérien, le leasing social de véhicules électriques pour 3 millions de ménages modestes, des économies de 1 500 à 3 000 € par an sur les factures et l'interdiction de la publicité pour les produits les plus polluants ; il prolonge le nucléaire existant et construit les EPR2. Il a voté le 20 juillet 2026 contre la réautorisation de l'acétamipride (loi d'urgence agricole). → Note 4 : lien explicite entre transition écologique, justice sociale et sobriété, assorti d'un choix nucléaire sans lien avec la doctrine.
Source — nouspresident.fr, cahier « Face au chantier du siècle : pour un travaillisme écologique », 2026 ; Datan.fr, vote du 20 juillet 2026
Dans une tribune du 25 février 2026, il constate que l'Europe paie l'essentiel de l'aide à l'Ukraine et refuse à la fois "la vassalisation par les États-Unis" et la mise sous pression russe, en posant la paix comme préalable à toute reprise de relations avec Moscou. Il veut que la France entraîne ses alliés pour bâtir "notre propre dissuasion" européenne, ce qui s'écarte de la position du Saint-Siège sur l'arme nucléaire ; en octobre 2023, il avait condamné le Hamas comme "organisation fanatique, terroriste", et aucune position récente sur Gaza n'a été trouvée. → Note 3 : soutien à l'Ukraine et primat de la paix, mais maintien et européanisation de la dissuasion nucléaire.
Source — Le Grand Continent, 25 février 2026 ; Wikipédia, article François Ruffin (franceinfo, 11 octobre 2023)
Seul texte trouvé : son plan « Data centers », qui prévoit un moratoire de cinq ans sur les centres de données non souverains, la mise en pause de l'entraînement des modèles d'IA lors des pics de consommation électrique, un veto des communes et la certification SecNumCloud ; il traite de l'énergie et de la souveraineté, non de la primauté de la personne, du travail, des armes autonomes ou des mineurs. → Non évalué faute de position documentée sur les critères d'Antiqua et Nova.
Source — nouspresident.fr, plan « Data centers », 2026