Vote catholique

Parti socialiste

Ségolène Royal

Ancienne ministre (dont l'Environnement, l'Énergie et la Mer), ancienne présidente de la région Poitou-Charentes, présidente de la COP21 et finaliste de la présidentielle de 2007, elle a annoncé le 10 juillet 2026 sa candidature à la primaire « Choisir 2027 » organisée par le PS, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste. Au 11 octobre 2026, le 1er tour (9-10 octobre, prolongé jusqu'au 11 octobre à 18 h après une cyberattaque) n'a pas encore de résultats publiés ; un 2e tour éventuel est prévu les 16-17 octobre.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position par thème

Invitée de BFMTV en mars 2024, elle a jugé le projet d'« aide à mourir » « une très mauvaise idée », qui mêle « l'euthanasie et des soins palliatifs », a plaidé pour « une loi sur l'aide à vivre » et alerté sur la pression subie par « les gens les plus précaires ». Aucune réaction à l'adoption définitive de la loi le 15 juillet 2026, aucune position sur la constitutionnalisation de l'IVG (mars 2024) ni sur la peine de mort n'ont été retrouvées. → Note 3 : convergence nette sur l'euthanasie, mais position sur l'avortement non documentée.

Source — Le JDD, 11 mars 2024

2 · Famille3/5

Elle fait de la protection de l'enfance un axe de campagne (« zéro tolérance pour les violences faites aux enfants », caméras « partout dans le cadre scolaire » proposées le 2 septembre 2026) et se dit favorable à l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans (décembre 2025) ; elle relie la « crise de la natalité » au « désespoir », sans mesure précise. Aucune position retrouvée sur le mariage, la PMA, la GPA ou la liberté scolaire. → Note 3 : protection des enfants convergente, mais les autres piliers (filiation, mariage, droit des parents d'éduquer) ne sont pas documentés.

Source — Orange / L'Express, 2 septembre 2026 ; Sud Radio, 11 décembre 2025

3 · Travail4/5

Sa profession de foi promet « un travail qui permette de vivre et de se cultiver » et « des acquis sociaux respectés » ; elle veut relancer l'activité « sans détruire les protections sociales ». Le 31 août 2026, elle a refusé le débat sur les retraites tant que le retour de l'ISF n'est pas posé (« Les retraites, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas ») sans fixer d'âge de départ, et dénoncé « un tel sous-paiement du métier d'enseignant ». → Note 4 : orientation proche du salaire juste et des retraites protégées, mais sans mesure chiffrée ni position documentée sur le droit syndical ou le repos dominical.

Source — franceinfo, 31 août 2026 ; Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; Média Web, 10 juillet 2026

4 · Économie4/5

Elle défend le retour de l'ISF, critique « les 160 milliards donnés aux entreprises sans conditions » (octobre 2025), propose une TVA allégée sur les aliments produits en France et une baisse des taxes sur l'énergie, et rejette l'annulation de la dette (débat LCI, 23 septembre 2026) ; elle veut aussi que « les entreprises puissent innover ». Elle propose de bloquer l'essence à 1,70 € jusqu'au 31 décembre et disait en octobre 2025 qu'elle retirerait la taxe carbone « en 24 heures ». → Note 4 : marché régulé, justice fiscale et conditionnalité des aides proches de la doctrine, mais mesures de prix et de baisses de taxes peu chiffrées.

Source — franceinfo, 29 octobre 2025 ; franceinfo, 31 août 2026 ; Le Singulier, 4 septembre 2026 ; Beur FM, 24 septembre 2026 ; La Petite Boussole, 23 septembre 2026

5 · Bien commun4/5

Sa profession de foi, sous l'intitulé « La dette générationnelle », affirme : « Nous devons aux jeunes autre chose qu'une dette financière, climatique et démocratique » et « Un euro dépensé doit être un euro utile ». Elle présente comme défi essentiel « la reconstruction de la solidité de l'État » (29 août 2026) et refuse que les retraités soient une « variable d'ajustement des finances publiques » (juillet 2026). → Note 4 : souci affiché des générations futures et de l'intérêt général, sans développement sur la portée universelle du bien commun.

Source — Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; France 24 (AFP), 29 août 2026 ; Sud Radio, 3 juillet 2026

Sa profession de foi propose de faire des élus, syndicats, associations et citoyens « une force de décision » par leur « intelligence collective », et sa fiche de campagne rappelle sa présidence de région comme « laboratoire de démocratie participative ». Mais elle plaide aussi pour « un État fort » et la « reconstruction de la solidité de l'État » ; aucune position sur la décentralisation ou la liberté scolaire n'a été retrouvée. → Note 3 : appel aux corps intermédiaires, tempéré par l'accent mis sur l'État et l'absence de mesure précise.

Source — Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; choisir2027.fr, fiche candidate, 2026 ; France 24 (AFP), 29 août 2026

7 · Solidarité3/5

Elle promet « un hôpital qui soigne partout » et dénonce des capacités hospitalières « supprimées à la hache » ; elle met en avant le pouvoir d'achat des familles et des retraités. Aucune mesure précise n'a été retrouvée sur les minima sociaux, le logement, le handicap ou la pauvreté. → Note 3 : sensibilité sociale réelle, mais position peu détaillée sur l'option préférentielle pour les pauvres.

Source — Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; La lettre de Ségolène, segolene-ordrejuste.fr, septembre 2026

Le 26 mai 2026, elle a critiqué le durcissement des visas (« un médecin qui était en train de sauver des vies dans un hôpital français » menacé d'une OQTF) et reproché aux responsables politiques de ne parler des immigrés qu'à l'occasion de faits divers ; en avril 2026 elle citait un « échec sur les OQTF » dans la politique de Bruno Retailleau envers l'Algérie et appelait à des « partenariats intelligents gagnant-gagnant ». Aucune position retrouvée sur quotas, asile ou régularisations. → Note 3 : accent sur la dignité des migrants et la coopération, régulation évoquée seulement incidemment.

Source — Beur FM, 26 mai 2026 ; TSA Algérie, 29 avril 2026

9 · Écologie intégrale4/5

Elle promet « l'application énergique des décisions de la COP21 », qualifie le rétablissement des néonicotinoïdes de « faute grave » (juillet 2026) et veut « réparer le climat de la Terre et le climat social » ; elle voit dans la crise climatique « une formidable opportunité de créer des activités, des emplois et du bien-être ». Elle plaide aussi pour baisser les taxes sur l'énergie et les carburants, et jugeait en octobre 2025 la taxe carbone à retirer. → Note 4 : lien affiché entre écologie et justice sociale, mais priorité au prix de l'énergie sans discours de sobriété.

Source — Sud Radio, 3 juillet 2026 ; France 24 (AFP), 29 août 2026 ; Profession de foi « L'Ordre juste », choisir2027.fr, 2026 ; franceinfo, 29 octobre 2025

Elle veut une France « puissance médiatrice » pour « la paix juste et durable ». Au débat LCI du 23 septembre 2026, elle a dit vouloir « aider l'Ukraine à obtenir une paix juste et durable » et, selon La Petite Boussole, poursuivre l'aide militaire tout en intensifiant la médiation ; en 2022 elle avait mis en doute certains massacres avant de s'excuser. Sur Gaza, elle demande de « reconnaître le génocide ». Aucune position retrouvée sur la dissuasion nucléaire ou le commerce des armes. → Note 4 : primat de la diplomatie, soutien au pays agressé et attention au droit humanitaire, avec des points non documentés.

Source — LCP, 10 juillet 2026 ; Boursorama (AFP), 24 septembre 2026 ; La Petite Boussole, 23 septembre 2026 ; Beur FM, 24 septembre 2026

Aucune position documentée sur l'intelligence artificielle (travail, armes autonomes, information) n'a été trouvée ; seule l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qu'elle soutient, touche à la protection des mineurs en ligne. → Non évalué faute de position documentée.