Vote catholique

Les Écologistes

Marine Tondelier

Secrétaire nationale des Écologistes depuis décembre 2022 (réélue en avril 2025) et conseillère régionale des Hauts-de-France, elle a déclaré sa candidature le 22 octobre 2025 et a été désignée par les adhérents le 8 décembre 2025 avec 86 % des voix, la primaire de la gauche à laquelle elle devait participer ayant depuis été abandonnée. Le 21 septembre 2026, le conseil fédéral l'a maintenue candidate du parti jusqu'à un vote des adhérents du 10 au 13 décembre 2026, qui tranchera entre une candidature autonome et un retrait derrière un autre candidat de gauche.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position par thème

Les Écologistes ont salué l'inscription de l'IVG dans la Constitution en mars 2024 (22 députés du groupe sur 22 ont voté pour). En mai 2025, Marine Tondelier s'est dite favorable à l'ouverture de l'aide active à mourir, jugeant que les Français « trancheront très majoritairement » en ce sens ; le groupe Écologiste et social a voté pour la loi en première lecture (33 pour, 1 contre, 1 abstention) puis lors de l'adoption définitive du 15 juillet 2026 (33 pour, 2 contre, 1 abstention), et pour la loi sur les soins palliatifs (36 pour, aucun contre). Faute de vote personnel (elle n'est pas parlementaire), ces votes de groupe sont cités à titre d'indication. → Note 1 : soutien à la constitutionnalisation de l'IVG et à la légalisation de l'aide active à mourir, à peine nuancé par le soutien aux soins palliatifs.

Source — Datan, scrutin du 15 juillet 2026 ; Datan, scrutin du 27 mai 2025 ; Datan, scrutin du 4 mars 2024 ; Public Sénat, 14 mai 2025

2 · Famille2/5

En mars 2026, après une fausse couche et des échecs de PMA puis de FIV, elle s'est dite favorable à « la possibilité d'analyser les embryons en amont de l'insémination » dans un cadre défini (pratique interdite en France). Son groupe sénatorial défendait en 2021 la PMA pour toutes ; aucune position sur la GPA n'a été trouvée. Elle propose aussi un congé parental mieux rémunéré avec une part individuelle non transférable, un parcours de santé post-partum et un service public d'accompagnement à domicile après la naissance (« un pays à hauteur d'enfant »). → Note 2 : attention réelle à la périnatalité et aux jeunes parents, mais PMA sans père et tri des embryons divergents, et aucune défense du mariage ni de la liberté scolaire (mixité sociale imposée aux établissements privés sous contrat, selon la fiche France-Vote).

Source — La Libre (AFP), 30 mars 2026 ; Paris Match Belgique, 23 septembre 2026 ; Groupe écologiste du Sénat, 2021 (cité par monvote2027.fr) ; France-Vote, 7 septembre 2026

3 · Travail4/5

Elle propose l'abrogation de la réforme de 2023 avec un retour à l'âge minimum de 62 ans (objectif de 60 ans pour les carrières longues et les métiers pénibles), une hausse du Smic sans montant précisé dans son courrier d'avril 2026 (Parlons Politique décrit plutôt la suppression d'exonérations sur les bas salaires pour inciter les employeurs à revaloriser) et une hausse de 15 % du salaire des enseignants sur le quinquennat. → Note 4 : convergence avec le salaire juste et des retraites protectrices ; le repos dominical et le droit syndical ne sont pas documentés.

Source — Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; France 24 (AFP), 17 avril 2026

4 · Économie3/5

Son programme prévoit une taxe Zucman de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, une neutralité carbone visée en 2040 et le conditionnement écologique des aides aux entreprises. Elle critique un capitalisme incompatible avec les limites planétaires (« Si vous voulez, mais il faudra m'expliquer ce qu'on met à la place », L'Humanité, 2024) et défend une économie sociale et solidaire. → Note 3 : régulation du marché et justice fiscale convergentes, mais critique globale du capitalisme sans position documentée sur la propriété privée et son rôle légitime.

Source — Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; France-Vote, 7 septembre 2026 ; Wikipédia (fiche Marine Tondelier, consultée le 11 octobre 2026)

5 · Bien commun3/5

Elle juge que « notre démocratie, nos institutions sont à bout de souffle » et réclame un référendum sur une assemblée constituante (mai 2025, février 2025) ; son projet prévoit davantage de compétences partagées avec l'Union européenne (politique étrangère, fiscalité, protection sociale) et un plan d'investissement public financé par un impôt climatique, avec un déficit accepté à court terme (selon monvote2027.fr, d'après Public Sénat 2025). → Note 3 : portée universelle et justice fiscale affichées, mais l'arbitrage sur la dette transmise aux générations futures n'est pas développé.

Source — Public Sénat, 14 mai 2025 ; Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; monvote2027.fr (fiche Tondelier, sources de 2025)

Son projet « Notre projet » (2024) prévoit une VIe République fédérale et régionalisée et plus d'autonomie pour l'outre-mer (selon monvote2027.fr), mais elle défend aussi le maintien de la carte scolaire et une mixité sociale imposée aux établissements privés sous contrat, et veut transférer des compétences à l'échelon européen. → Note 3 : ouverture à la décentralisation, mais tension avec la liberté scolaire et le rôle des corps intermédiaires.

Source — monvote2027.fr (fiche Tondelier, sources de 2022 à 2024) ; France-Vote, 7 septembre 2026

7 · Solidarité5/5

Elle a fait de la sécurité sociale de l'alimentation sa première priorité pour 2027, propose de « garantir le droit au logement pour toutes et tous » (courrier du 17 avril 2026), un relèvement des minima sociaux (fiche France-Vote) et s'est opposée au conditionnement du RSA à une activité (Public Sénat, 2023, cité par monvote2027.fr) comme à un délai de carence pour les étrangers. → Note 5 : convergence forte avec l'option préférentielle pour les pauvres, y compris sans distinction de nationalité.

Source — Wikipédia (fiche Marine Tondelier, consultée le 11 octobre 2026) ; France 24 (AFP), 17 avril 2026 ; France-Vote, 7 septembre 2026

Elle propose la régularisation des travailleurs sans-papiers (avril 2026), s'est dite « en colère » contre l'hostilité à l'immigration de travail (1er mai 2026), refuse les quotas et la suppression du droit du sol, et son parti a demandé la non-promulgation de la loi immigration de 2023. → Note 3 : forte insistance sur l'accueil, la dignité des migrants et le droit d'asile, mais peu de reconnaissance du droit de l'État à réguler les flux et à exiger l'intégration.

Source — France 24 (AFP), 17 avril 2026 ; France-Vote, 7 septembre 2026 (citant Le Figaro avec AFP, 1er mai 2026, et un communiqué des Écologistes du 22 décembre 2023)

9 · Écologie intégrale4/5

Elle vise la neutralité carbone en 2040, une sortie progressive du nucléaire sur une vingtaine d'années, un programme national d'isolation des logements et une fiscalité carbone orientée vers des projets sociaux et écologiques, en liant explicitement écologie, justice sociale et services publics. → Note 4 : action climatique réelle et articulation avec la justice sociale proches de Laudato Si', sans doctrine explicite de sobriété ni de lien avec l'écologie humaine.

Source — Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; France-Vote, 7 septembre 2026 ; ÉlyséeScope, 4 octobre 2026

Elle soutient l'Ukraine « militairement » et économiquement et veut préparer l'armée française à une guerre de haute intensité, tout en défendant la reconnaissance de la Palestine, le retrait d'Israël de Gaza et l'adhésion de la France au traité d'interdiction des armes nucléaires (selon monvote2027.fr). → Note 4 : soutien au pays agressé, attention au droit humanitaire et refus de l'arme nucléaire convergents avec le Saint-Siège ; le primat de la diplomatie est moins explicite.

Source — Parlons Politique, 13 juillet 2026 ; monvote2027.fr (fiche Tondelier, sources de 2021 et 2025)

Aucune position documentée sur la régulation de l'intelligence artificielle n'a été trouvée (seul indice indirect : un vote de 2023 de trois députés écologistes contre la vidéosurveillance algorithmique pour les JO de 2024). → Non évalué faute de position documentée.

Source — Datan, scrutin du 23 mars 2023