Le programme de Place publique (« Acte I », chantier 38) propose d'inscrire le droit à l'IVG dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE et d'agir pour un accès « libre, gratuit et sécurisé » à l'IVG dans tous les États membres ; il n'a pas pris part au vote du Parlement européen du 11 avril 2024 sur cette inscription. Sur la fin de vie, aucune déclaration personnelle n'a été retrouvée, mais les deux députés Place publique, Aurélien Rousseau et Sacha Houlié, ont voté pour la loi sur l'aide à mourir le 27 mai 2025 puis en lecture définitive le 15 juillet 2026 (scrutin n°8280, 291 pour, 241 contre). → Note 1 : promotion de l'extension du droit à l'avortement et soutien de sa famille politique à l'aide à mourir, sans position documentée sur les soins palliatifs ou la peine de mort.
Source — Place publique, « Acte I : notre vision pour la France » ; HowTheyVote, vote du 11 avril 2024 ; Assemblée nationale, scrutins n°2107 (27 mai 2025) et n°8280 (15 juillet 2026)
Il s'est déclaré favorable à la GPA « quand elle n'est pas commerciale » (BFMTV, 26 avril 2024). Le programme de Place publique veut « aligner les droits à la filiation des couples LGBTQIA+ sur ceux des couples hétérosexuels » (chantier 39), réformer le congé parental, créer un droit opposable à la garde de la petite enfance (chantier 38) et intégrer les établissements privés sous contrat à la carte scolaire (chantier 33). → Note 1 : soutien à la GPA et redéfinition de la filiation, et encadrement accru de la liberté scolaire, malgré des mesures d'accueil de la petite enfance.
Source — Têtu, 26 avril 2024 ; Place publique, « Acte I », chantiers 33, 38 et 39
Il propose un SMIC à 1 600 € net dans les deux ans, des conférences salariales par branche, l'abrogation de la réforme des retraites de 2023, un « chèque syndical », des représentants des salariés dans les conseils d'administration dès 100 salariés et la priorité aux accords de branche sur les accords d'entreprise. Sur les retraites, il veut tenir compte des carrières pénibles et de l'espérance de vie : « certains doivent pouvoir partir à la retraite à 60 ans, d'autres devront travailler davantage ». Aucune position documentée sur le repos dominical. → Note 4 : convergence forte sur le salaire juste, le droit syndical et la pénibilité, sans position sur le repos dominical.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 16, 17 et 19 ; LCP, 26 mai 2026
Son programme assume un pilotage public de l'industrie (« Fabriqué en France », protectionnisme « ciblé et intelligent », fonds régionaux au capital d'entreprises clés), la reprise d'entreprises par les salariés en coopératives, une taxation automatique des superprofits et un rééquilibrage de la fiscalité entre travail, capital et héritage ; il veut financer une hausse des salaires nets en taxant les 1 % des plus gros héritages (15 milliards d'euros). → Note 4 : marché subordonné à des finalités sociales et fiscalité redistributive, proches de la destination universelle des biens, sans rejet du marché ni de la propriété privée.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 4 et 16, chantier cadre ; Public Sénat, 24 août 2026
Il défend un « pacte girondin » répartissant les compétences entre échelons européen, national, régional et local, une nouvelle loi de décentralisation, l'élection au suffrage universel direct des conseils intercommunaux et un fonds pérenne pour l'éducation populaire et les associations. À l'inverse, il propose une Sécurité sociale unique fusionnant tous les régimes, le transfert des MDPH à la Sécurité sociale et l'intégration des écoles privées sous contrat à la carte scolaire. → Note 3 : décentralisation et soutien aux associations convergents, centralisation sociale et encadrement de l'école privée divergents.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 3, 21, 25, 28, 33 et 36
Son programme prévoit un minimum social unique accessible dès 18 ans, l'automatisation de l'accès aux droits, un plan « Marshall » pour le logement (encadrement des loyers, logement social, « logement d'abord » contre le sans-abrisme), le soutien aux proches aidants, l'accessibilité universelle pour tous les handicaps et une réforme de l'aide sociale à l'enfance. → Note 5 : option préférentielle pour les plus pauvres, le logement, le handicap et l'enfance en danger clairement portée.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 25, 26, 27, 28 et 31
Il rejette l'« immigration zéro » (« ni souhaitable, ni possible ») tout en affirmant que « s'installer en France n'est pas un droit universel », et propose une convention citoyenne sur l'immigration dont les conclusions seraient votées par le Parlement. Son programme combine abrogation de la loi de 2024, voies légales de travail, régularisation des travailleurs sans papiers, cours de français jusqu'au niveau A2 et « devoir de sauver » en mer, avec fin de la « politique du chiffre » sur les OQTF et exécution de celles délivrées. → Note 4 : double exigence d'accueil et de régulation assez bien équilibrée, avec une insistance plus forte sur l'accueil que sur les devoirs d'intégration.
Source — LCP, 26 mai 2026 ; Place publique, « Acte I », chantier 41 ; Public Sénat, 24 août 2026
Il se présente comme le candidat de « la transformation écologique » et propose une loi Climat visant -90 % d'émissions en 2040, un bouclier législatif de sobriété, la rénovation énergétique, un « ticket climat » pour les transports, la sortie des pesticides les plus nocifs et le maintien du nucléaire existant. Son texte relie la crise écologique aux inégalités : « les plus modestes sont les plus touchés » alors qu'ils polluent le moins. → Note 4 : action climatique réelle liée à la justice sociale et à la sobriété, avec une dimension surtout industrielle et de puissance qui s'éloigne un peu de l'écologie intégrale.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 5, 6, 11, 12 et 15 ; LCP, 23 août 2026
Il défend une hausse « drastique » de l'aide militaire à l'Ukraine et un fonds européen de défense de 500 milliards d'euros ; il propose d'étendre la dissuasion nucléaire française aux partenaires de l'UE en gardant la décision d'emploi à la France. Il veut atteindre 0,7 % du RNB pour l'aide au développement, reconnaître un État palestinien aux côtés d'Israël, mais refuse de qualifier de « génocide » les actions de l'armée israélienne à Gaza (mars 2024, repris dans le débat de la primaire). → Note 3 : soutien au pays agressé, droit international et aide au développement convergents ; renforcement des armées, dissuasion étendue et exportations d'armes pilotées divergent de la position du Saint-Siège.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 1, 2 et 42 ; BFMTV, 12 mars 2024 ; France 24, 9 octobre 2026
Son programme vise une IA « fiable, maîtrisable, digne de confiance », une IA au service des services publics, un traité international pour réguler les usages « à très haut risque », une autorité de protection des mineurs en ligne avec vérification de l'âge, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, le bannissement de TikTok et un délit de désinformation organisée. Il prévoit toutefois d'intégrer l'IA à l'outil de défense, sans position documentée sur les armes autonomes létales. → Note 4 : primauté de la personne, protection des mineurs et vérité de l'information bien traitées ; protection du travail face à l'IA et armes autonomes non abordées.
Source — Place publique, « Acte I », chantiers 1, 7, 8 et 21