Vote catholique

Parti communiste français

Fabien Roussel

Secrétaire national du Parti communiste français depuis 2018 (réélu le 5 juillet 2026 au congrès de Lille), maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) depuis janvier 2025 et ancien député du Nord (2017-2024), il a été désigné candidat par une consultation des adhérents du PCF (3-6 septembre 2026, 72 % d'approbation) et a annoncé sa candidature le 6 septembre 2026 au journal de TF1, sous le slogan « Vivre ».

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position par thème

Député, il a voté pour l'inscription de l'IVG dans la Constitution (Congrès, 4 mars 2024) et pour l'article 1er ter de la proposition de loi renforçant le droit à l'avortement (8 octobre 2020). En avril 2022, il disait souhaiter que la société évolue vers « le suicide assisté, l'euthanasie », et le 4 juin 2024 il a voté contre un amendement visant à supprimer la légalisation de l'aide à mourir de l'article 5 du projet de loi sur la fin de vie. Aucune déclaration personnelle de 2026 sur la loi définitivement adoptée le 15 juillet 2026 n'a été retrouvée (son groupe GDR s'y est divisé : 10 pour, 3 abstentions, 2 contre). → Note 1 : positions favorables à l'avortement et à l'aide à mourir, les deux points les plus graves de la doctrine.

Source — Datan, scrutin du Congrès, 4 mars 2024 ; Datan, scrutin du 4 juin 2024 ; franceinfo, 6 avril 2022

2 · Famille2/5

Il a voté pour le projet de loi de bioéthique en première lecture (15 octobre 2019), qui ouvrait la PMA à toutes les femmes ; son programme 2022 ne comportait aucune mesure sur le mariage, la PMA ou la GPA, et aucune position sur la GPA n'a été retrouvée. Il a voté en faveur de plusieurs textes de soutien aux familles d'enfants gravement malades ou en deuil (2020, 2023). → Note 2 : soutien à la PMA sans père en vote, quelques mesures de soutien aux familles, mais aucune politique familiale ou position sur l'éducation documentée pour 2027.

Source — Datan, fiche de vote de Fabien Roussel (15e et 16e législatures) ; Komitid, 23 mars 2022

3 · Travail4/5

Il propose depuis 2022 un SMIC à 1 500 euros nets et la retraite légale à 60 ans, et a combattu les réformes des retraites de 2020 et 2023 (vote pour la censure du 20 mars 2023). En septembre 2026 il a mis en avant « vivre, avec un travail qui paie correctement » et refusé un budget demandant « des sacrifices aux retraités, aux personnes malades ». → Note 4 : forte convergence avec le salaire juste, la justice des retraites et la priorité du travail ; droit syndical et repos dominical non documentés.

Source — LCP, 6 septembre 2026 ; Wikipédia, « Fabien Roussel » (consulté le 11 octobre 2026) ; Datan, scrutin du 20 mars 2023

4 · Économie3/5

Il défend la nationalisation de secteurs stratégiques tout en affirmant en 2021 qu'il « ne s'agit pas d'étatiser l'économie » ; en 2022 il proposait de rétablir et tripler l'ISF et de conditionner les aides aux entreprises. Le 11 septembre 2026, il a demandé à TotalEnergies de baisser le prix de l'essence de 30 à 50 centimes, faute de quoi « il faudra la nationaliser » (« nationalisation-sanction »). → Note 3 : subordination du marché au bien commun et justice fiscale convergentes, mais recours annoncé à la nationalisation qui dépasse la propriété à fonction sociale reconnue par l'Église.

Source — LCP, 11 septembre 2026 ; Wikipédia, « Fabien Roussel » (consulté le 11 octobre 2026)

5 · Bien commun3/5

Le 6 septembre 2026 il a réclamé la « case prison », la privation des droits civiques ou le travail d'intérêt général pour les fraudeurs, et le 11 septembre il a proposé de réorienter l'argent du « ministère de la guerre » vers les services publics ; en 2022 il demandait de la prison ferme pour la grande fraude fiscale. Rien n'a été trouvé sur la dette transmise aux générations futures ni sur les institutions. → Note 3 : justice fiscale et priorité aux services publics convergentes, mais volet dette et institutions non documenté.

Source — LCP, 6 septembre 2026 ; LCP, 11 septembre 2026

Aucune position documentée de campagne sur la décentralisation, les corps intermédiaires ou la liberté scolaire n'a été trouvée (seul un vote contre la loi de différenciation territoriale, le 4 janvier 2022, est recensé, sans explication retrouvée). → Non évalué faute de position documentée.

7 · Solidarité3/5

En février 2025 il a réaffirmé vouloir « supprimer le RSA » au profit d'un emploi garanti, et en septembre 2022 il opposait une « gauche du travail » à celle « des allocations et des minima sociaux » ; il a voté contre la loi plein emploi (10 octobre 2023). En septembre 2026, il refuse un budget imposant des sacrifices aux retraités et aux malades. → Note 3 : refus de l'austérité pour les plus fragiles convergent, mais suppression annoncée du RSA et discours critique des minima sociaux en tension avec l'option préférentielle pour les pauvres.

Source — Le Figaro, 20 février 2025 (cité par Wikipédia) ; Wikipédia, « Fabien Roussel » (consulté le 11 octobre 2026) ; Datan, vote du 10 octobre 2023 ; LCP, 6 septembre 2026

En avril 2023, il a estimé que la France devait être « plus ferme » sur l'arrivée de travailleurs migrants et dénoncé des frontières devenues « passoires », tout en ne faisant « pas de lien entre immigration et chômage » et en évoquant les morts en Méditerranée. En décembre 2023, il a voté pour la motion de rejet puis contre le texte final de la loi immigration. Aucune proposition migratoire de campagne 2026 n'a été retrouvée. → Note 3 : reconnaît une nécessité de régulation, mais position d'accueil et d'intégration peu développée.

Source — Wikipédia, « Fabien Roussel » (consulté le 11 octobre 2026) ; Datan, scrutin du 19 décembre 2023

Il défend un mix nucléaire et renouvelables (vote pour l'accélération du nucléaire en 2023) et, à l'annonce de sa candidature, un « plan climat » donnant « une trajectoire carbone » avec réindustrialisation. Le 11 septembre 2026, il a placé « la bataille de l'énergie » au centre et demandé une baisse de 30 à 50 centimes du prix de l'essence. → Note 3 : action climatique affichée et lien avec la question sociale, mais priorité au pouvoir d'achat carburant et à l'industrie sans mention de sobriété.

Source — LCP, 6 septembre 2026 ; LCP, 11 septembre 2026 ; Datan, scrutin du 21 mars 2023

Le 11 septembre 2026, il a défini la paix comme premier défi, réclamé un « cessez-le-feu rapide » en Ukraine, un rôle diplomatique accru de la France et la réorientation du budget de la défense vers les services publics. Il avait voté pour la résolution de soutien à l'Ukraine (30 novembre 2022), puis contre la déclaration du gouvernement sur l'aide à l'Ukraine (12 mars 2024) et contre la loi de programmation militaire 2024-2030 (2023). Aucune position sur Gaza ni sur la dissuasion nucléaire n'a été retrouvée. → Note 3 : primat de la diplomatie convergent, mais soutien au pays agressé et position sur la dissuasion non établis.

Source — LCP, 11 septembre 2026 ; Datan, scrutins du 30 novembre 2022 et du 12 mars 2024

Aucune position documentée sur l'intelligence artificielle n'a été trouvée (seule une abstention sur le projet de loi sur l'espace numérique, le 17 octobre 2023, est recensée, sans lien établi avec l'IA). → Non évalué faute de position documentée.