Vote catholique

Sans étiquette (Le Projet France)

Olivier Becht

Député du Haut-Rhin depuis 2017, ancien maire de Rixheim (2008-2017) et ministre délégué chargé du Commerce extérieur (juillet 2022-janvier 2024), il a déclaré sa candidature le 24 septembre 2026 avec « Le Projet France » et se présente « sans étiquette » (« extrême centre »), tout en figurant à l'Assemblée comme apparenté au groupe Ensemble pour la République ; il doit encore réunir ses 500 parrainages.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026— une campagne évolue, et un thème sans source suffisante est marqué « non évalué » plutôt qu'inventé. Chaque note de 1 à 5 est indicative et justifiée ; voir la méthodologie.

Position par thème

Il a voté l'inscription de l'IVG dans la Constitution (Congrès, 4 mars 2024) et le droit à l'aide à mourir à chaque lecture (27 mai 2025, 25 février 2026, 30 juin 2026, lecture définitive du 15 juillet 2026). Il a aussi voté la loi sur les soins palliatifs en deuxième lecture (25 février 2026) et, le 23 juin 2026, trois amendements visant à restreindre l'euthanasie (rejetés), à rebours de la majorité de son groupe ; en 2021 il avait voté contre la proposition de loi renforçant le droit à l'avortement. → Note 1 : soutien personnel constant à la constitutionnalisation de l'IVG et à la légalisation de l'aide à mourir, à peine nuancé par le vote des soins palliatifs et par ses réserves sur l'euthanasie.

Source — datan.fr, scrutin n° 8280 (15 juillet 2026), scrutin du Congrès (4 mars 2024), scrutins des 27 mai 2025, 23 juin 2026 et 25 février 2026

2 · Famille2/5

Il a voté le projet de loi bioéthique (première lecture le 15 octobre 2019, lecture définitive le 29 juin 2021) qui ouvre la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires. Son projet propose en revanche une "nouvelle politique de natalité" et une nouvelle politique familiale : allocations dès le premier enfant, maillage de crèches, relais d'assistantes maternelles et périscolaire gratuit. Aucune position documentée sur le mariage, la GPA ou la liberté scolaire. → Note 2 : soutien à la natalité et aux familles, mais vote favorable à la PMA sans père, qui diverge d'un repère central.

Source — datan.fr, scrutin du 29 juin 2021 ; becht2027.fr, refondation sociale, consulté le 11 octobre 2026

3 · Travail3/5

Le 12 novembre 2025 il a voté la suspension de la réforme des retraites de 2023 jusqu'au 1er janvier 2028, contre l'abstention de son groupe. Son projet prévoit un "contrat unique" de travail transférable, garantissant un revenu jamais inférieur au salaire minimum et permettant une année sabbatique ; en 2024 il promettait l'augmentation des salaires et des retraites face à l'inflation. Rien de documenté sur le droit syndical ou le repos dominical. → Note 3 : mesures favorables aux salariés (retraites, salaire minimum garanti), mais contenu du contrat unique encore peu précis et silence sur les syndicats.

Source — becht2027.fr, refondation sociale, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutin du 12 novembre 2025 ; profession de foi, législatives 2024

4 · Économie3/5

Il affirme que la réussite économique "doit être au service de l'homme" et veut "mettre fin à une dépense publique irresponsable" ; en 2024 il promettait la réindustrialisation, la baisse des déficits par la suppression de normes et le refus de toute hausse d'impôts. Il a voté contre l'amendement LFI sur la progressivité de l'impôt sur le revenu (22 octobre 2024) et contre la première partie du PLF 2025 (12 novembre 2024). Le chapitre économique de son livre est annoncé pour le 15 octobre 2026. → Note 3 : formule de principe convergente (économie au service de l'homme), mais orientation fiscale et budgétaire modérément libérale, sans doctrine détaillée sur la destination universelle des biens.

Source — becht2027.fr, Le Projet France, partie 1, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutin du 22 octobre 2024 ; profession de foi, législatives 2024

5 · Bien commun4/5

Il écrit que "nous portons une responsabilité vis-à-vis des générations futures", dénonce une dépense publique qui "hypothèque l'avenir de nos enfants" (dette passée de 800 à 3 500 milliards d'euros en vingt-cinq ans) et défend un service public "de tout le public", avec une égalité des droits quel que soit le territoire. Il appelle à un "nouveau Pacte de société" où citoyens, entreprises, collectivités et État prennent leur part. → Note 4 : intérêt général, générations futures et universalité du service public affichés, sans traduction détaillée en matière de justice fiscale.

Source — becht2027.fr, Le Projet France, partie 1 et partie 2 ; becht2027.fr, Ses convictions, consultés le 11 octobre 2026

6 · Subsidiarité4/5

Son "pacte démocratique et territorial" ("fédéralisme à la française") garantit aux collectivités une autonomie de réglementation et de financement de leurs compétences, recentre l'État sur ses missions premières, permet la fusion de départements en "Provinces" et prévoit un choc de simplification normative ; il assure aussi à chacun l'accès aux services publics dans un temps de trajet raisonnable. Il valorise les associations et le bénévolat ("Maisons de Vie" créées comme maire de Rixheim). Le chapitre institutionnel du livre est annoncé pour le 29 octobre 2026. → Note 4 : convergence nette avec la subsidiarité (collectivités, associations), sans position documentée sur la liberté scolaire ni sur les familles.

Source — becht2027.fr, pacte démocratique et territorial, consulté le 11 octobre 2026 ; dossier de presse, 24 septembre 2026

7 · Solidarité3/5

Il propose de remplacer l'assurance sociale par un "contrat universel" protégeant chacun "de la naissance à la mort", et promet que la Nation "n'abandonnera personne" ; il juge le modèle social "déshumanisé et injuste" et dénonce des établissements pour personnes âgées devenus "de véritables mouroirs". Mais "personne ne pourra recevoir sans donner aussi quelque chose en retour", et aucune mesure précise n'est documentée sur les minima sociaux, le logement ou le handicap (chapitre social du livre annoncé pour le 19 octobre 2026). → Note 3 : ambition universaliste affichée, mais principe de contrepartie généralisée et absence de mesures sur les plus pauvres.

Source — Dossier de presse, Le Projet France, 24 septembre 2026 ; becht2027.fr, Ses constats, consulté le 11 octobre 2026

8 · Accueil de l'étranger4/5

Son projet prévoit la reprise du contrôle de la politique migratoire, fondée sur l'humanité, la fermeté et l'efficacité et sur "le mérite et les projets", une refonte complète du code de l'entrée et du séjour, l'accueil des demandeurs d'asile dont la demande est légitime et une intégration à la culture et aux valeurs françaises qui serait "une condition sine qua non" du séjour. Il a voté la loi Immigration maîtrisée (avril 2018) et le texte sur la sécurité et la rétention administrative (CMP du 16 juin 2026), mais aussi un amendement interdisant la rétention des mineurs et des familles avec enfants (26 juillet 2018, rejeté). → Note 4 : double exigence de régulation et d'accueil de l'asile, avec devoir d'intégration ; la référence au "mérite" et le détail des mesures restent à préciser.

Source — becht2027.fr, refondation sécurité, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutin du 16 juin 2026 et scrutin du 26 juillet 2018

Son programme vise la sortie des énergies fossiles, un mix nucléaire-renouvelables-stockage, la neutralité carbone "en avance de phase" sur les objectifs européens et des carburants de synthèse, avec des factures qui n'"explosent" pas ; il promet aussi une alimentation sans phytosanitaires. Ses votes sont contrastés : pour la loi Duplomb (8 juillet 2025, réintroduction dérogatoire de néonicotinoïdes), mais contre le texte de CMP rétablissant l'acétamipride (20 juillet 2026), en désaccord avec son groupe. → Note 3 : action climatique et ambition affichées, mais approche surtout technologique, sans sobriété, et votes contradictoires sur les pesticides.

Source — becht2027.fr, refondation énergie, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutins du 8 juillet 2025 et du 20 juillet 2026

Il a voté la déclaration du Gouvernement sur l'accord de sécurité franco-ukrainien (12 mars 2024) et la loi de programmation militaire (actualisation adoptée le 1er juillet 2026) ; il juge que la France a perdu en influence et en moyens militaires et plaide pour une armée dotée de moyens "à la hauteur". En juin 2024 il disait "NON à l'envoi de troupes françaises pour combattre en Ukraine", et il présente l'Europe comme garantie de paix. Aucune position documentée sur Gaza, la dissuasion nucléaire ou l'aide au développement. → Note 3 : soutien à l'Ukraine et refus de l'escalade, mais accent sur la remontée en puissance militaire et positions partielles sur les autres repères.

Source — datan.fr, scrutins du 12 mars 2024 et du 1er juillet 2026 ; profession de foi, législatives 2024 ; becht2027.fr, Ses constats

L'IA n'apparaît dans son projet que comme domaine de souveraineté à financer, sans cadre sur le contrôle humain, le travail ou les armes autonomes ; il a voté la loi sur la protection des mineurs face aux réseaux sociaux (CMP du 21 juillet 2026) et signé en 2020 un rapport au Conseil de l'Europe sur les neurotechnologies (selon Wikipédia, contenu non vérifié). → Non évalué faute de position documentée sur l'encadrement de l'IA.

Source — becht2027.fr, refondation énergie, consulté le 11 octobre 2026 ; datan.fr, scrutin du 21 juillet 2026 ; Wikipédia, consulté le 11 octobre 2026