Alors président du groupe LR au Sénat, il a voté contre l'inscription de l'IVG dans la Constitution au Congrès (4 mars 2024), avec Hervé Marseille, tandis que Gérard Larcher s'abstenait. Sur la fin de vie, le Sénat a rejeté la loi sur l'aide à mourir en janvier puis le 12 mai 2026 ; il a dénoncé un « passage en force » si l'Assemblée avait le dernier mot et demandé un référendum pour « trancher cette question anthropologique très grave ». La loi, adoptée définitivement le 15 juillet 2026, a été validée par le Conseil constitutionnel le 14 août (avec trois réserves) ; aucun projet d'abrogation ni position sur la peine de mort n'ont été retrouvés. → Note 5 : opposition constante à l'extension de l'avortement et à l'aide à mourir, conforme à la grille ; ce qu'il ferait de la loi une fois promulguée reste non documenté.
Source — franceinfo, 4 mars 2024 ; La Gazette France, 12 mai 2026 ; Sud Radio, 14 août 2026
En 2014 il se disait favorable à l'abrogation de la loi sur le mariage des couples de même sexe par référendum, avec une union civile, et jugeait que la PMA et la GPA n'étaient « pas question » ; en 2021, comme chef du groupe LR au Sénat, il a contribué à faire supprimer l'ouverture de la PMA du projet de loi bioéthique. Son projet familial « nataliste » (avril-octobre 2026) prévoit un revenu familial de 240 € par mois dès le premier enfant (près de 1 000 € dès le troisième), un congé naissance porté à six mois à 70 % du salaire et une déduction des intérêts d'emprunt selon le nombre d'enfants, financés par la suppression de dispositifs existants « comme les allocations familiales » et cinq ans de résidence et de travail pour les familles étrangères. → Note 4 : forte convergence sur la natalité et la filiation ; mais l'universalité des allocations familiales disparaît, et sa position actuelle sur le mariage comme celle sur les écoles sous contrat ou hors contrat ne sont pas documentées en 2026.
Source — Public Sénat, 9 octobre 2026 ; Public Sénat, 15 septembre 2026 ; Stop Homophobie (dépêche AFP), 15 octobre 2014 ; Wikipédia, article « Bruno Retailleau »
Le 7 janvier 2026 il a proposé d'annualiser le temps de travail de 1 607 à 1 623 heures (« 4 min de plus par jour », heures rémunérées) sans cotisation ni impôt au-delà de 1 607 heures hors CSG/CRDS, la majoration de 25 % des heures supplémentaires étant renvoyée à la négociation collective ; le 15 septembre il a ajouté une baisse de charges de 30 milliards d'euros dès la première heure travaillée (« il faut que le travail paye plus »). Il reprend la réforme Attal de l'assurance chômage (arrêt de l'allocation après le troisième refus d'offre) et demande le 16 septembre le retour de la réforme des retraites au budget, tout en refusant de « voter un appauvrissement des retraités ». → Note 3 : hausse du salaire net recherchée, mais assurance chômage durcie et retraites reculées ; aucune position documentée sur le droit syndical ni le repos dominical.
Source — Public Sénat, 7 janvier 2026 ; Public Sénat, 15 septembre 2026 ; Public Sénat, 16 septembre 2026
Lors de son meeting du 20 juin 2026 il a réclamé un « vent de liberté » pour les entrepreneurs, une « tronçonneuse » dans les normes et critiqué le principe de précaution, affirmant que le pouvoir d'achat ne progressera pas sans plus de travail. Il a annoncé en janvier 30 milliards d'euros d'économies (15 pour le pouvoir d'achat, 15 pour la compétitivité) et, en juillet, un plan IA devant libérer 250 000 à 300 000 fonctionnaires. → Note 3 : initiative économique valorisée et régulation allégée, mais peu d'articulation explicite avec la destination universelle des biens ni la justice fiscale.
Source — Public Sénat, 20 juin 2026 ; Public Sénat, 7 janvier 2026 ; Maddyness, 7 juillet 2026
Le 16 septembre 2026 il justifie le retour de la réforme des retraites par le poids budgétaire (« un quart de la dépense publique ce sont les retraites ») tout en refusant de « taper les retraités ». Son projet constitutionnel (début septembre 2026) étend le référendum à tout le domaine de la loi, abaisse le seuil du référendum d'initiative partagée à environ 2,5 millions de signatures, permet de passer outre une censure du Conseil constitutionnel par référendum ou Congrès (« censurer la censure ») et crée un « bouclier constitutionnel » faisant primer le droit français sur des juridictions européennes et internationales dans certains cas. → Note 3 : souci affiché des équilibres publics, mais certaines propositions institutionnelles réduisent des garde-fous et l'ouverture au droit international, que juristes et présidente de l'Assemblée ont critiquées.
Source — Public Sénat, 16 septembre 2026 ; Public Sénat, 3 septembre 2026 ; Les Surligneurs, 24 septembre 2026
Il a cosigné en février 2023, avec Max Brisson, une proposition de loi « École de la liberté » ouvrant à titre expérimental des contrats d'autonomie entre recteurs et établissements publics volontaires (personnels, moyens, organisation pédagogique). Son projet éducatif du 31 août 2026 prévoit 1 000 établissements publics « libres » pouvant adapter programmes, cycles et calendrier, et plus de pouvoirs aux chefs d'établissement. Aucun programme détaillé sur les collectivités territoriales n'a été retrouvé pour 2026. → Note 4 : subsidiarité clairement appliquée à l'école ; le volet collectivités et corps intermédiaires reste non documenté.
Source — Sénat, proposition de loi n° 320 (2022-2023), 8 février 2023 ; Public Sénat, 31 août 2026
Le 7 janvier 2026 il a proposé de plafonner l'ensemble des aides à 70 % du Smic (un couple avec deux enfants passerait de 2 375 € à 1 685 € d'aides cumulées) et un « revenu d'incitation à l'activité » fusionnant RSA, prime d'activité et ASS, avec 15 heures d'activité obligatoires et une baisse de l'allocation de 30 %. Il veut aussi que les étrangers attendent « cinq ans de présence légale et de travail » pour toucher les aides, sans aller jusqu'à la priorité nationale pour le logement social ; côté logement, il propose de relancer le prêt à taux zéro et de faciliter l'accès au logement social des plus modestes. → Note 2 : resserrement des minima sociaux et condition de nationalité pour les aides, qui s'éloignent de l'option préférentielle pour les pauvres ; la relance du logement tempère à peine.
Source — Public Sénat, 7 janvier 2026 ; Observ'Algérie, 1er juillet 2026 (entretien à Valeurs actuelles du 30 juin) ; Public Sénat, 15 septembre 2026 ; Public Sénat, 9 octobre 2026
Ministre de l'Intérieur, il a adressé aux préfets le 23 janvier 2025 une circulaire sur l'admission exceptionnelle au séjour portant à sept ans la durée de présence exigée (selon Amnesty France). Candidat, il se dit « pas pour l'immigration zéro » et veut « choisir ceux que nous voulons accueillir » (20 juin 2026), puis se prononce pour la suppression du droit du sol, la réduction « drastique » du regroupement familial (30 juin) et un référendum sur le droit du sol (8 septembre) ; sa « Charte de l'ordre républicain » prévoit plafonds migratoires, condition d'assimilation et éloignement facilité. Il a proposé de « mettre au ban des nations européennes » l'Espagne après sa régularisation massive (21 avril 2026). Aucune position sur le droit d'asile ni l'accueil des réfugiés n'a été trouvée. → Note 2 : le droit de l'État à réguler est légitime et l'immigration zéro écartée, mais le devoir d'accueil est quasi absent du discours et la primauté du droit national sur les droits fondamentaux est envisagée.
Source — Public Sénat, 20 juin 2026 ; Observ'Algérie, 1er juillet 2026 (Valeurs actuelles, 30 juin) ; Le Club des juristes, 9 septembre 2026 ; Public Sénat, 3 septembre 2026 ; LCP, 21 avril 2026 ; Amnesty France, 1er juillet 2025
Il fait du nucléaire la priorité (programme LR relayé par Votons 2027 : huit EPR2 supplémentaires si les six premiers avancent, exploitation des réacteurs sur 80 ans), mais propose le 15 septembre 2026 de supprimer les subventions à l'éolien et au photovoltaïque « matures », d'abroger la PPE3, de supprimer les certificats d'économies d'énergie, le ZAN et le DPE ; le même programme réautorise certains néonicotinoïdes et abandonne l'objectif uniforme de réduction de 50 % des pesticides. Il se dit « attaché à l'écologie » et défend une « écologie du bon sens » face à une « idéologie gauchiste » (20 juin). → Note 2 : décarbonation par le nucléaire reconnue, mais recul de plusieurs protections et aucun lien documenté avec la justice sociale ni la sobriété.
Source — Public Sénat, 15 septembre 2026 ; Public Sénat, 20 juin 2026 ; Votons 2027 (synthèse du programme LR), consulté le 11 octobre 2026
Il a fait de Kyiv son premier déplacement international de campagne (20 mai 2026), refusant qu'un crime soit récompensé ou qu'une agression paie. Sur la dissuasion, il écrit dans le JDD, la veille du discours de Macron du 2 mars 2026, que « la dissuasion nucléaire française ne se partage pas », puis se dit « rassuré sur l'essentiel » : il défend donc la possession d'une arme que le Saint-Siège juge immorale. Au Proche-Orient, LR sous sa présidence a estimé en juillet 2025 que la reconnaissance de l'État palestinien « ne peut se faire à n'importe quel prix », la sécurité d'Israël n'étant « pas négociable » ; aucune déclaration sur l'aide humanitaire à Gaza ni l'aide au développement n'a été trouvée. → Note 3 : soutien clair à l'Ukraine agressée, mais dissuasion nucléaire défendue et diplomatie ou droit humanitaire peu documentés.
Source — The Public, 20 mai 2026 ; La Croix, 4 mars 2026 ; Public Sénat, 25 juillet 2025
Le 7 juillet 2026 à Station F il a présenté un plan de 25 milliards d'euros sur cinq ans (agent IA « Marianne », ministère de l'IA, data centers souverains) et demandé « une dérogation sur trois ans pour le RGPD et l'AI Act sur les questions stratégiques », déclarant que « l'IA n'est pas faite pour les obsédés de la régulation ». Il veut aussi autoriser des caméras intelligentes « dans un cadre rigoureux » et libérer 250 000 à 300 000 fonctionnaires. → Note 2 : approche de souveraineté et de productivité, déréglementatrice ; protection des mineurs, contrôle humain, protection de l'emploi privé et armes autonomes ne sont pas abordés.
Source — Maddyness, 7 juillet 2026