Vote catholique

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Sécurité

Protection des personnes, justice et peine

La doctrine sociale reconnaît à l'autorité publique le devoir de protéger les droits et d'infliger des peines proportionnées aux délits. Elle insiste aussi sur l'indépendance de la justice, la réinsertion des personnes condamnées et la restauration des relations sociales.

Compendium de la doctrine sociale de l'Église — §402-403

Présente la protection de la société, la proportionnalité des peines et la réinsertion comme exigences complémentaires de la justice pénale.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026 — une campagne évolue. Les positions sont présentées sans note de convergence : tous les thèmes sont pour le moment marqués « Non évalué ». Voir la méthodologie.

Positions sur cet enjeu de campagne

Contenu des fiches ÉlyséeScope (relevé du 12 octobre 2026), reformulé fidèlement, sans vérification indépendante ni note de convergence doctrinale.

Nathalie Arthaud

Position. Hausse du nombre de policiers, lutte contre la drogue et justice de proximité.

Source — ÉlyséeScope

Jean-Luc Mélenchon

Position. Police communautaire et de proximité, sans hausse brute du nombre d'agents. Budget de la justice revu à la hausse. Recours moindre à l'emprisonnement, au bénéfice de la réinsertion. Cannabis légalisé. Sur l'immigration : égalité d'accès aux prestations sociales pour tout résident en situation régulière.

En clair. Plutôt que d'accroître les effectifs de police, il privilégie la lutte contre les racines de la criminalité (pauvreté et chômage). Il souhaite légaliser le cannabis afin de mettre fin au trafic et aux violences qui l'accompagnent.

Population concernée. Les jeunes habitant les quartiers populaires (police de proximité), les minorités, les usagers de cannabis, les personnes détenues (réinsertion) et les victimes (meilleur accès à la justice).

Points de vigilance. Légaliser le cannabis peut être perçu comme allant à l'encontre de la sécurité publique, même si LFI présente cette mesure comme un moyen de réduire la criminalité associée au marché noir. Par ailleurs, son refus d'accroître les effectifs de police déplaît à l'opinion.

Source — Programme de La France insoumise (2025)

Source — ÉlyséeScope

Fabien Roussel

Position. Combat contre la criminalité en col blanc, justice sociale, ressources pour l'institution judiciaire.

Source — ÉlyséeScope

François Ruffin

Position. Police de proximité, confiance rétablie et combat contre la délinquance des cols blancs.

Source — ÉlyséeScope

Marine Tondelier

Position. Sécurité environnementale, police dédiée à l'environnement et combat contre l'écocide.

Source — ÉlyséeScope

Delphine Batho

Position. Sécurité environnementale, police dédiée à l'environnement et combat contre l'écocide.

Source — ÉlyséeScope

Raphaël Glucksmann

Position. Police de proximité, action préventive contre la délinquance, justice restaurative.

Source — ÉlyséeScope

Gabriel Attal

Position. Pendant le meeting tenu à Saint-Denis, il a reproché à l'extrême droite « d'attaquer nos juges » et de mettre en danger « l'indépendance de la justice ». Il compte faire de Renaissance la formation politique « la plus anti-Le Pen ». Le 23 avril 2026, il a fait paraître un ouvrage où il expose sa conception d'un « changement profond » destiné à débloquer le pays ; le livre comporte aussi des propositions sur les questions régaliennes.

Source — Public Sénat (2026)

Source — ÉlyséeScope

Édouard Philippe

Position. Fermeté migratoire : règles durcies pour l'immigration familiale et traité franco-algérien revu (pour faciliter les OQTF). Immigration de travail admise pour les secteurs en tension. Police et justice : priorité à l'efficacité et à l'allègement bureaucratique, plutôt qu'à la répression pure et simple.

En clair. Il entend restreindre l'immigration familiale tout en accueillant les travailleurs étrangers qualifiés nécessaires à la France. En matière judiciaire, il donne la priorité à l'efficacité plutôt qu'à l'incarcération de masse.

Population concernée. Les travailleurs étrangers qualifiés (immigration de travail acceptée), les familles immigrées (regroupement limité), les entreprises (main-d'œuvre venue de l'étranger) et les victimes (efficacité de la justice).

Points de vigilance. Sur l'immigration, son positionnement de centre-droit vise à plaire autant à l'électorat modéré qu'à celui de droite, sans aller jusqu'à des positions aussi affirmées que celles de Le Pen ou de Retailleau. Il court le risque de ne rallier aucun des deux camps.

Source — Le Figaro (2026)

Source — ÉlyséeScope

Olivier Becht

Position. Hausse du nombre de policiers, lutte contre la drogue et justice de proximité.

Source — ÉlyséeScope

Xavier Bertrand

Position. Hausse du nombre de policiers, lutte contre la drogue et justice de proximité.

Source — ÉlyséeScope

Bruno Retailleau

Position. Application de la tolérance zéro. Renfort de 7 000 policiers opérationnels, obtenu en envoyant sur le terrain 125 000 agents administratifs. Renvoi systématique des étrangers auteurs de délits comme de ceux en situation irrégulière. Organisation obligatoire d'un référendum sur l'immigration. Modification de la Constitution concernant l'immigration.

En clair. Il prône une grande fermeté en matière de sécurité : davantage de policiers présents sur le terrain et renvoi systématique de tout étranger en situation irrégulière. Afin de mieux maîtriser l'immigration, il entend réviser la Constitution.

Population concernée. Les forces de l'ordre (hausse des effectifs), les étrangers en situation irrégulière (renvois systématiques), les citoyens (référendum sur l'immigration) et les agents administratifs de la police (réaffectés sur le terrain).

Points de vigilance. Réaffecter 125 000 administratifs au terrain policier pose une difficulté d'ordre mathématique (formations distinctes, fonctions indispensables). Plusieurs de ses positions sont calquées directement sur le programme de Le Pen de 2022.

Source — Europe 1 (2026)

Source — ÉlyséeScope

David Lisnard

Position. Montée en puissance de la police municipale, action conjointe de l'État et des collectivités, prévention.

Source — ÉlyséeScope

Nicolas Dupont-Aignan

Position. Hausse du nombre de policiers, lutte contre la drogue et justice de proximité.

Source — ÉlyséeScope

Marine Le Pen

Position. Embauche de 7 000 policiers et gendarmes supplémentaires et de 3 000 agents administratifs. Deux fois plus de magistrats (3 000 postes en plus). Un parc pénitentiaire de 85 000 places, contre 60 000 aujourd'hui. Une enveloppe sécurité et justice augmentée de 7,5 milliards d'euros. Présomption de légitime défense au bénéfice des forces de l'ordre.

En clair. Elle souhaite bien davantage de policiers, de juges et d'établissements pénitentiaires pour combattre le crime. Les forces de l'ordre profiteraient d'une meilleure protection juridique quand elles font usage de la force.

Population concernée. Les forces de l'ordre (hausse des effectifs), les victimes de crimes, les accusés (présomption de légitime défense) et les citadins.

Points de vigilance. Elle s'engage sur 85 000 places de détention en 5 ans et 7 000 policiers supplémentaires ; pourtant, avec une immigration en baisse, ces capacités se révéleraient surdimensionnées. On reproche à la présomption de légitime défense de laisser la porte ouverte aux abus policiers.

Source — Rassemblement national (2022)

Source — ÉlyséeScope

Éric Zemmour

Position. Peine capitale pour les pires crimes, tolérance zéro sans la moindre exception.

Source — ÉlyséeScope