Vote catholique

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Santé

Accès aux soins, hôpital et prévention

Le Catéchisme présente la santé comme un bien précieux dont chacun doit prendre raisonnablement soin. La solidarité demande en outre de veiller à ce que les personnes malades ou fragiles aient accès aux soins nécessaires, sans réduire leur valeur à leur état de santé ou à leur capacité économique.

Compendium du Catéchisme de l'Église catholique — §474, renvoyant au Catéchisme §2288-2291

Rappelle le devoir de prendre raisonnablement soin de sa santé et de celle d'autrui.

François, message au Conseil pontifical pour les services de santé — 12 novembre 2016

Demande un accès égal à des soins efficaces pour des besoins équivalents, indépendamment de la situation sociale ou géographique.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026 — une campagne évolue. Les positions sont présentées sans note de convergence : tous les thèmes sont pour le moment marqués « Non évalué ». Voir la méthodologie.

Positions sur cet enjeu de campagne

Contenu des fiches ÉlyséeScope (relevé du 12 octobre 2026), reformulé fidèlement, sans vérification indépendante ni note de convergence doctrinale.

Nathalie Arthaud

Position. Elle entend mettre fin aux fermetures de lits et engager un grand programme de recrutement et de formation au sein des hôpitaux comme des EHPAD, fondé sur les besoins que les personnels ont eux-mêmes répertoriés. Elle demande que les soignants soient mieux payés et que la T2A (tarification à l'activité) soit supprimée, pour laisser place à un financement ajusté aux besoins de santé.

En clair. Elle souhaite stopper la fermeture de lits, recruter en masse dans les hôpitaux comme dans les EHPAD, revaloriser le salaire des soignants et revoir la façon dont les hôpitaux sont financés.

Source — France Bleu (2026)

Source — ÉlyséeScope

Jean-Luc Mélenchon

Position. Sécurité sociale à 100 % : prise en charge totale de l'ensemble des soins prescrits (absorption des mutuelles par la Sécu, pour un surcoût net de 17 milliards d'euros). Renfort de 100 000 soignants. Abandon de la T2A (tarification à l'activité). Un service public consacré à la dépendance. Accès à l'IVG garanti dans tous les hôpitaux.

En clair. Il souhaite une prise en charge à 100 % de tous les soins par la Sécurité sociale, sans qu'il soit nécessaire de cotiser à une mutuelle. Il embaucherait des soignants en masse et rouvrirait des services d'hôpital qui ont été fermés.

Population concernée. Les ménages aux revenus faibles ou moyens (Sécurité sociale à 100 %, ce qui signifie la fin des mutuelles), les soignants (100 000 recrutements supplémentaires, salaires en hausse), les personnes âgées (service public de la dépendance), les territoires ruraux (déserts médicaux) et les femmes (accès à l'IVG).

Points de vigilance. Faire entrer les mutuelles dans la Sécurité sociale représente une entreprise gigantesque (hostilité des mutuelles, emplois, contrats existants). La suppression de la T2A se répercute à court terme sur les finances hospitalières. Coût global évalué entre 25 et 30 milliards d'euros supplémentaires chaque année.

Source — Programme de La France insoumise (2025)

Source — ÉlyséeScope

Fabien Roussel

Position. Protection de la Sécurité sociale, embauches massives dans les hôpitaux, médicament sous maîtrise publique.

Source — ÉlyséeScope

François Ruffin

Position. Une Sécurité sociale qui rembourse à 100 % et la suppression des dépassements d'honoraires.

Source — ÉlyséeScope

Marine Tondelier

Position. La santé environnementale, une alimentation biologique et l'interdiction des perturbateurs endocriniens.

Source — ÉlyséeScope

Delphine Batho

Position. Santé environnementale, perturbateurs endocriniens interdits, prévention.

Source — ÉlyséeScope

Raphaël Glucksmann

Position. Défendre l'hôpital public : arrêt des fermetures de lits et embauche massive de soignants.

Source — ÉlyséeScope

Gabriel Attal

Position. En matière de santé, il a surtout mis en avant la réduction des déserts médicaux et un meilleur accès aux soins, son but étant de regagner chaque année entre 15 et 20 millions de rendez-vous chez le médecin. Plutôt que la contrainte, il préfère inciter les médecins volontaires, en particulier au moyen de primes attachées à la permanence des soins. Par ailleurs, il s'est prononcé pour la taxe lapin, qui pénalise les rendez-vous manqués, ainsi que pour un recours accru au médecin traitant.

En clair. Il entend remédier à la pénurie de médecins et rendre les soins plus accessibles, en incitant les praticiens à prendre des gardes et en regagnant plusieurs millions de rendez-vous. Il propose également de facturer les rendez-vous manqués lorsque le patient n'a pas prévenu.

Source — Caducee.net (2026)

Source — ÉlyséeScope

Édouard Philippe

Position. Un programme de santé peu étoffé. Rejet du budget 2025 de la Sécurité sociale, qualifié de « socialiste ». Rigueur dans la gestion budgétaire. Pas de mesure précise pour l'hôpital public, pas davantage pour les déserts médicaux.

En clair. Il ne présente pas la santé comme sa priorité. Il entend garder la maîtrise des comptes de la Sécu, sans engager de dépenses nouvelles conséquentes pour l'hôpital public.

Population concernée. Les patients (accès aux soins rendu incertain par l'austérité), les soignants (aucun plan d'embauche), les territoires ruraux (déserts médicaux laissés sans réponse) et les contribuables (dépenses de santé contenues).

Points de vigilance. Pas de programme de santé marquant, alors que l'hôpital traverse une crise profonde. Son rejet du budget 2025 de la Sécu, sans contre-proposition précise, est dénoncé comme irresponsable.

Source — Les Échos (2026)

Source — ÉlyséeScope

Olivier Becht

Position. Consolidation de l'hôpital public, prévention et résorption des déserts médicaux.

Source — ÉlyséeScope

Xavier Bertrand

Position. Consolidation de l'hôpital public, prévention et résorption des déserts médicaux.

Source — ÉlyséeScope

Bruno Retailleau

Position. Débureaucratiser l'hôpital en confiant de nouveau la direction aux médecins et non plus aux gestionnaires (part du personnel administratif : 34 % en France contre 25 % en Allemagne). Meilleure rémunération des soignants. Une AME plus restrictive : conditions d'accès resserrées et prise en charge limitée aux urgences vitales.

En clair. Il souhaite que les hôpitaux soient de nouveau dirigés par les médecins, et non plus par les gestionnaires. Il aimerait aussi mieux rémunérer les soignants pour les retenir, sans toutefois accroître beaucoup la dépense publique.

Population concernée. Les soignants (hausse des salaires, retour du pouvoir médical), les patients (meilleure qualité des soins), les gestionnaires hospitaliers (redéploiement) et les étrangers sans papiers (AME réduite aux urgences vitales).

Points de vigilance. Réaffecter aux soins les 125 000 postes administratifs est malaisé à mettre en œuvre, les compétences comme les formations différant fortement. Le resserrement de l'AME est critiqué en raison de son impact humanitaire : différer les soins revient plus cher au bout du compte.

Source — Europe 1 (2026)

Source — ÉlyséeScope

David Lisnard

Position. Système de santé en partie libéralisé, incitations à s'installer en milieu rural.

Source — ÉlyséeScope

Nicolas Dupont-Aignan

Position. Consolidation de l'hôpital public, prévention et résorption des déserts médicaux.

Source — ÉlyséeScope

Marine Le Pen

Position. Un volet santé succinct. Fin de l'aide médicale d'État (AME) pour les étrangers sans titre de séjour, les urgences vitales demeurant prises en charge. Aucun plan précis pour financer l'hôpital.

En clair. Elle entend mettre fin à la couverture médicale des personnes sans titre de séjour, hormis les urgences vitales. Elle détaille peu son projet pour l'hôpital public.

Population concernée. Les étrangers en situation irrégulière (fin de l'AME), l'ensemble de la population (urgences préservées) et les soignants (absence de plan d'embauche).

Points de vigilance. Son volet santé est très peu étoffé, sur fond de crise hospitalière. La fin de l'AME fait l'objet de critiques en raison de ses conséquences humanitaires et sanitaires : retarder les soins finit par coûter davantage.

Source — mlafrance.fr (2022)

Source — ÉlyséeScope

Éric Zemmour

Position. Il préconise de supprimer les ARS (Agences régionales de santé) et de diminuer les effectifs administratifs des hôpitaux au bénéfice des soignants, avec une augmentation de 12 % de la paie des infirmières et des aides-soignantes et l'embauche de 40 000 soignants de plus. Il plaide pour une souveraineté sanitaire nationale dans le domaine des médicaments comme dans celui des équipements. Pour combattre les déserts médicaux, il compte recruter progressivement des médecins salariés dans les territoires sous-dotés et remettre en place des gardes obligatoires pour les médecins libéraux.

En clair. Il entend faire disparaître les ARS, alléger la bureaucratie des hôpitaux, augmenter la rémunération des soignants et combattre les déserts médicaux grâce à des médecins salariés et au retour des gardes obligatoires.

Source — Le Quotidien du médecin (2026)

Source — ÉlyséeScope