Vote catholique

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Immigration

Accueil, asile et intégration

Le Catéchisme invite les nations prospères à accueillir l'étranger qui cherche la sécurité et les moyens de vivre, tout en reconnaissant que l'autorité politique peut soumettre l'exercice de ce droit à des conditions juridiques en vue du bien commun. Les politiques d'asile et d'intégration se jugent à cette double exigence.

Catéchisme de l'Église catholique — §2241

Articule le devoir d'accueil et la responsabilité des pouvoirs publics dans la définition des conditions de séjour.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026 — une campagne évolue. Les positions sont présentées sans note de convergence : tous les thèmes sont pour le moment marqués « Non évalué ». Voir la méthodologie.

Positions sur cet enjeu de campagne

Contenu des fiches ÉlyséeScope (relevé du 12 octobre 2026), reformulé fidèlement, sans vérification indépendante ni note de convergence doctrinale.

Nathalie Arthaud

Position. Elle plaide pour que les travailleurs sans papiers soient tous régularisés et pour que chaque être humain soit libre de circuler et de s'installer, en rejetant le concept d'Europe forteresse. Elle se refuse à dresser les travailleurs les uns contre les autres en raison de leur origine et condamne aussi bien les contrôles que les complications imposées lors du renouvellement des titres de séjour.

En clair. Elle souhaite la régularisation de l'ensemble des sans-papiers, prône le droit de circuler et de s'installer librement et s'oppose à la fermeture des frontières.

Source — LCP (2026)

Source — ÉlyséeScope

Jean-Luc Mélenchon

Position. Égalité d'accès aux prestations sociales pour tout résident en situation régulière (rejet de la préférence nationale). Voie sécurisée de régularisation pour les personnes sans papiers. Libre circulation érigée en droit fondamental. Solidarité à l'échelle internationale.

En clair. Il entend accorder aux immigrés en situation régulière des droits strictement identiques à ceux des Français. Il voudrait également rendre plus simple la régularisation des sans-papiers qui résident et travaillent en France.

Population concernée. Les migrants et les sans-papiers (régularisation plus aisée), les travailleurs étrangers (égalité des droits), les associations humanitaires, les populations issues de l'immigration et les entreprises (main-d'œuvre).

Points de vigilance. Ses adversaires voient dans l'égalité d'accès aux aides sociales, sans critère de nationalité, un encouragement à l'immigration. La mesure est en outre très impopulaire auprès d'une large partie de l'opinion française.

Source — Programme de La France insoumise (2025)

Source — ÉlyséeScope

Fabien Roussel

Position. Régularisation des sans-papiers qui travaillent, droit d'asile garanti dans les faits.

Source — ÉlyséeScope

François Ruffin

Position. Régulariser les sans-papiers qui travaillent, accueillir dignement les réfugiés.

Source — ÉlyséeScope

Marine Tondelier

Position. Accueil sans condition des réfugiés climatiques et solidarité entre les nations.

Source — ÉlyséeScope

Delphine Batho

Position. Accueil sans condition des réfugiés climatiques et solidarité entre les nations.

Source — ÉlyséeScope

Raphaël Glucksmann

Position. Politique d'accueil empreinte d'humanité, intégration passant par l'éducation et le travail.

Source — ÉlyséeScope

Gabriel Attal

Position. Il plaide pour une immigration plus sélective, que résume la formule suivante : accueillir moins pour accueillir mieux. Son projet prévoit des quotas d'immigration fixés pour chaque secteur d'activité et votés tous les deux ans par le Parlement, en privilégiant l'immigration de travail par rapport au regroupement familial. Il exclut en revanche toute suspension complète des arrivées et se déclare hostile aux centres de rétention implantés en dehors de l'Union européenne.

En clair. Il entend mieux sélectionner les personnes admises en France, grâce à des quotas soumis au vote du Parlement et en faisant passer le travail avant le regroupement familial. En revanche, il se refuse à stopper complètement l'immigration.

Source — CNews (2026)

Source — ÉlyséeScope

Édouard Philippe

Position. Le 31 mars 2026, dans un entretien au Figaro, il a soutenu l'idée d'une immigration de travail « choisie et contrôlée ». Il déclare sans détour qu'il « faut assumer qu'on a besoin d'une immigration, parce qu'on a une population active qui se contracte ». Il préconise un regroupement familial restreint ainsi qu'une « normalisation » des liens diplomatiques avec l'Algérie, afin que les expulsions soient plus aisées (« Il n'y a aucune raison de laisser perdurer un état du droit qui laisserait penser qu'on a une relation particulière avec l'Algérie »). Concernant les OQTF, il considère que la France « a un problème de puissance » et qu'il est nécessaire de « faire marcher le rapport de force ».

En clair. Il souhaite une immigration de travail sélectionnée en fonction des besoins économiques, un encadrement plus strict du regroupement familial et davantage de fermeté diplomatique envers les pays qui refusent de récupérer leurs ressortissants expulsés.

Population concernée. Les entreprises confrontées à une pénurie de main-d'œuvre, les travailleurs immigrés qualifiés, les fonctionnaires des services chargés des étrangers et les associations qui viennent en aide aux migrants.

Points de vigilance. Sur le regroupement familial, sa ligne passe pour plus sévère que ses propos de 2017-2020. Au sein d'Horizons, son parti, certains la jugent contraire à son image de centriste libéral. À l'inverse, pour des élus LR, elle demeure insuffisante.

Source — Le Figaro (2026)

Source — ÉlyséeScope

Olivier Becht

Position. Flux migratoires maîtrisés et intégration fondée sur la langue et l'emploi.

Source — ÉlyséeScope

Xavier Bertrand

Position. Flux migratoires maîtrisés et intégration fondée sur la langue et l'emploi.

Source — ÉlyséeScope

Bruno Retailleau

Position. Candidat des Républicains, il a mis l'immigration et la sécurité au premier rang de ses priorités. À la tête du ministère de l'Intérieur sous les gouvernements conduits par Barnier et par Lecornu, il a rendu la politique migratoire plus stricte et soutenu des dispositions contestées : étrangers en situation irrégulière plus souvent placés en détention préventive, expulsions plus rapides, droit d'asile restreint. Il plaide pour une révision de la Constitution afin de retrouver le contrôle des flux migratoires, en remettant en cause la jurisprudence du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel. Pour lui, « l'immigration est une question existentielle pour la France ». Les enquêtes d'opinion d'avril 2026 lui accordent 8 % au 1er tour ; il a pour concurrent David Lisnard, ancien LR, et doit composer avec les 90 élus de droite qui font pression pour une candidature unique.

En clair. Il réclame un encadrement très strict de l'immigration, quitte à modifier la Constitution afin de contourner les décisions rendues par les juridictions lorsqu'elles empêchent certaines expulsions.

Population concernée. L'électorat LR, les habitants des campagnes et du périurbain, les forces de l'ordre ainsi que les élus locaux aux prises avec les enjeux migratoires.

Points de vigilance. Des juristes ainsi que des associations qui défendent les droits contestent ses positions. La rivalité qui l'oppose à Gérald Darmanin dans le camp de la droite modérée rend plus difficile une candidature unique. Comparés à ceux du RN, ses résultats dans les sondages restent modestes.

Source — franceinfo (2026)

Source — ÉlyséeScope

David Lisnard

Position. Il souhaite que l'immigration légale soit divisée par huit en France, jugeant qu'une nation doit être capable de maîtriser son peuplement, sans pour autant viser une immigration zéro, objectif qu'il ne trouve ni réalisable ni désirable. Son parti avance entre autres la révision de l'accord de 1968 entre la France et l'Algérie, des pressions diplomatiques sur les pays qui ne coopèrent pas, un bras de fer avec la Cour européenne des droits de l'homme afin de réaffirmer la souveraineté nationale, ainsi que l'instruction des demandes d'asile par les consulats, hors du territoire national.

En clair. Il entend faire nettement baisser l'immigration légale, au point de la diviser par huit, sans pour autant la ramener à zéro. Il suggère de réexaminer l'accord passé avec l'Algérie, ainsi que d'instruire les demandes d'asile à partir de l'étranger.

Source — Nouvelle Énergie (2026)

Source — ÉlyséeScope

Nicolas Dupont-Aignan

Position. Flux migratoires maîtrisés et intégration fondée sur la langue et l'emploi.

Source — ÉlyséeScope

Marine Le Pen

Position. Baisse massive de l'immigration, régulière comme irrégulière (de 80 à 90 % en moins). Suppression du regroupement familial. Priorité nationale dans l'accès aux prestations sociales, aux emplois et aux logements. Organisation d'un référendum consacré à l'immigration.

En clair. Elle compte réduire de façon drastique les entrées dans le pays et accorder aux ressortissants français la priorité sur les étrangers pour les prestations sociales, le logement et l'emploi.

Population concernée. Les familles d'immigrés (regroupement familial aboli), les migrants avec ou sans titre de séjour, les entreprises qui recrutent hors de France et les secteurs tributaires d'une main-d'œuvre étrangère.

Points de vigilance. La « priorité nationale » contrevient au principe constitutionnel d'égalité. Quant à l'engagement d'économiser 16 milliards d'euros en diminuant les aides versées aux immigrés, il est critiqué comme irréaliste sur le plan arithmétique.

Source — Rassemblement national (2022)

Source — ÉlyséeScope

Éric Zemmour

Position. Remigration, droit du sol révisé, expulsion des délinquants de nationalité étrangère.

Source — ÉlyséeScope