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Europe & institutions

Souveraineté, coopération et subsidiarité

La doctrine sociale juge les institutions politiques à leur capacité de protéger la dignité humaine et de poursuivre le bien commun. Elle accueille la coopération internationale lorsqu'elle favorise la paix, la justice et les droits des peuples, tout en appliquant le principe de subsidiarité aux différents niveaux de décision.

Compendium de la doctrine sociale de l'Église — §440-441

Évalue positivement la coopération entre institutions internationales lorsqu'elle sert les besoins humains, la justice et la paix.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026 — une campagne évolue. Les positions sont présentées sans note de convergence : tous les thèmes sont pour le moment marqués « Non évalué ». Voir la méthodologie.

Positions sur cet enjeu de campagne

Contenu des fiches ÉlyséeScope (relevé du 12 octobre 2026), reformulé fidèlement, sans vérification indépendante ni note de convergence doctrinale.

Nathalie Arthaud

Position. Elle fustige l'Union européenne, qu'elle qualifie d'union d'égoïsmes nationaux servant les intérêts des capitalistes et qu'elle dépeint en foire d'empoigne entre brigands. Face à une telle Europe des marchés, elle défend en internationaliste le projet des États-Unis socialistes d'Europe, c'est-à-dire une Europe unie servant les intérêts communs des travailleurs.

En clair. Elle refuse l'UE dans sa forme actuelle, qui sert selon elle les grandes entreprises, et lui préfère une Europe unie et socialiste, celle des travailleurs.

Source — Public Sénat (2026)

Source — ÉlyséeScope

Jean-Luc Mélenchon

Position. Traités de Lisbonne remis en question. Douanes écologiques à l'échelle communautaire. Coopération renforcée en matière d'écologie et de justice sociale. Maintien dans l'UE (à rebours de ce qu'il défendait en 2012 et en 2017). Arrêt de l'austérité que Bruxelles impose.

En clair. Il ne souhaite pas quitter l'Europe, mais entend en revoir les règles de base : moins d'austérité, davantage d'écologie et de protection sociale. En cas de refus des partenaires, il menace d'une renégociation unilatérale des traités.

Population concernée. Les entreprises qui exportent (douanes écologiques), les travailleurs (droit social européen), les personnes au chômage (fin de l'austérité), les agriculteurs (PAC écologique) et le secteur du numérique (souveraineté technologique).

Points de vigilance. Les partenaires européens comme les spécialistes du droit international jugent peu réaliste une renégociation unilatérale des traités de l'Union. Sa position a nettement changé par rapport au Frexit de 2017.

Source — Programme de La France insoumise (2025)

Source — ÉlyséeScope

Fabien Roussel

Position. Remise à plat des traités européens, arrêt des politiques d'austérité dictées par Bruxelles.

Source — ÉlyséeScope

François Ruffin

Position. Une Europe qui protège, une coopération excluant le fédéralisme technocratique, la souveraineté du peuple.

Source — ÉlyséeScope

Marine Tondelier

Position. Renforcement du Green Deal et fin des traités de libre-échange écocides.

Source — ÉlyséeScope

Delphine Batho

Position. Un Green Deal européen consolidé et la fin des traités de libre-échange climaticides.

Source — ÉlyséeScope

Raphaël Glucksmann

Position. Sur les questions géopolitiques, il revendique une « confrontation absolue » avec Jean-Luc Mélenchon. Sur BFMTV, il a qualifié de « tentation munichoise » le « discours défaitiste » de LFI. Parmi les candidats de gauche, c'est lui qui soutient le plus l'Ukraine, et il plaide pour une aide militaire européenne accrue. Il a écarté l'idée d'une primaire unitaire à gauche le 11 avril 2026 à Montreuil, lors d'une table ronde aux côtés d'Olivier Faure et de Yannick Jadot : selon lui, « chacun doit aller devant les électeurs français avec un projet clair ». Il prépare un programme concurrent de « L'Avenir en commun » de Mélenchon, avec 50 propositions dévoilées en 2025 et une version finale annoncée pour juin 2026.

En clair. Il soutient fermement l'Ukraine, combat la ligne implicitement prorusse de LFI, exclut toute primaire commune avec ce parti et élabore son propre programme social-démocrate.

Population concernée. La gauche pro-européenne, les Français d'origine ukrainienne, les intellectuels et le monde culturel progressistes, ainsi que l'électorat de centre-gauche.

Points de vigilance. Ruffin, Tondelier et Autain lui reprochent de diviser la gauche en refusant la primaire unitaire. LFI, qui le taxe de bellicisme, s'en prend à son soutien à l'Ukraine. Une partie des socialistes juge enfin que son projet tient trop peu compte des réalités sociales du pays.

Source — RTL (2026)

Source — ÉlyséeScope

Gabriel Attal

Position. Une Europe fédérale consolidée, une souveraineté européenne et une défense commune.

Source — ÉlyséeScope

Édouard Philippe

Position. Il plaide pour une Europe gagnant à la fois en souveraineté et en efficacité. À la suite de la crise iranienne survenue en mars 2026, il est favorable à une dissuasion nucléaire européenne renforcée, sous commandement français, et réclame une politique industrielle commune afin de diminuer la dépendance vis-à-vis des importations stratégiques.

En clair. Il souhaite une Europe plus puissante et plus autonome, en particulier dans les domaines de la défense et de l'industrie. À ses yeux, la France doit endosser un rôle de chef de file en invitant les autres États européens à mettre en commun leurs moyens militaires.

Population concernée. Les entreprises qui exportent, le secteur de la défense et le personnel politique pro-européen.

Points de vigilance. Ses vues en matière de défense européenne passent pour ambitieuses, mais délicates à traduire dans les faits, en raison des réticences que certains partenaires (Pologne, Allemagne) opposent à l'idée de partager le parapluie nucléaire français.

Source — Élysée (2026)

Source — ÉlyséeScope

Olivier Becht

Position. Approfondissement du fédéralisme européen, défense commune et souveraineté stratégique de l'Union européenne.

Source — ÉlyséeScope

Xavier Bertrand

Position. Approfondissement du fédéralisme européen, défense commune et souveraineté stratégique de l'Union européenne.

Source — ÉlyséeScope

Bruno Retailleau

Position. Europe des nations et stricte application du principe de subsidiarité. Souveraineté législative de la France en matière d'immigration et de sécurité. Refus du fédéralisme européen. Coopération admise en matière de défense commune.

En clair. Il est partisan d'une Europe dans laquelle chaque État reste maître de ses lois essentielles, en particulier en matière d'immigration. Il refuse une Europe fédérale qui trancherait en lieu et place des États.

Population concernée. Les entreprises (droit national face au droit européen), les citoyens (préservation de la souveraineté nationale), les acteurs de la défense (coopération admise) et les agriculteurs (souhait d'une PAC nationale).

Points de vigilance. Sa conception d'une Europe des nations est, sur certains points, très voisine de celles de Marine Tondelier et de Marine Le Pen, ce qui l'empêche de se démarquer nettement sur ce sujet lors d'une primaire de la droite.

Source — Europe 1 (2026)

Source — ÉlyséeScope

David Lisnard

Position. Il affirme qu'il n'y a pas de souveraineté européenne, puisque la souveraineté est forcément nationale à ses yeux, et voit dans cette notion un concept dépourvu de réalité institutionnelle. Il souhaite que la France demeure dans une Union européenne réformée en profondeur, appelée à devenir un instrument servant les nations, un levier de puissance et non un carcan. Il plaide pour une autonomie stratégique européenne reposant sur la solidarité occidentale dans le domaine de la sécurité et sur la diminution des dépendances critiques envers la Chine et envers les États-Unis.

En clair. Selon lui, seules les souverainetés nationales existent ; il n'y a pas de souveraineté européenne. Il est favorable au maintien dans l'Union, mais avec une refonte en profondeur qui la mette au service des États au lieu de les enserrer dans un carcan.

Source — Nouvelle Énergie (2026)

Source — ÉlyséeScope

Nicolas Dupont-Aignan

Position. Approfondissement du fédéralisme européen, défense commune et souveraineté stratégique de l'Union européenne.

Source — ÉlyséeScope

Marine Le Pen

Position. Une Europe des nations souveraines, avec des compétences législatives rendues aux États membres. Ouverture de négociations sur les traités touchant au budget, à l'immigration et au commerce. Pas de sortie de l'UE, mais rejet du fédéralisme européen.

En clair. Elle souhaite que la France retrouve la maîtrise de sa législation comme de ses frontières, sans forcément sortir de l'Europe, qu'elle veut toutefois transformer en profondeur pour que Bruxelles ait moins de pouvoir.

Population concernée. Les entreprises qui exportent (renégociation des accords commerciaux), les frontaliers, les agriculteurs (révision de la PAC) et les Français établis ailleurs en Europe.

Points de vigilance. Sa ligne a évolué depuis 2017, avec l'abandon du Frexit, mais demeure fortement eurosceptique. L'idée d'une « Europe des nations » entre en tension avec l'impératif de coopérer face aux enjeux mondiaux (climat, défense, économie).

Source — mlafrance.fr (2022)

Source — ÉlyséeScope

Éric Zemmour

Position. Une Europe des nations, des traités révisés, une coopération entre gouvernements.

Source — ÉlyséeScope