Vote catholique

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Économie & finances publiques

Fiscalité, dette et pouvoir d'achat

La doctrine sociale demande une fiscalité équitable, une gestion rigoureuse des ressources publiques et des dépenses orientées vers le bien commun. Elle reconnaît l'initiative économique, mais rappelle que l'action publique doit aussi défendre les personnes vulnérables et soutenir les familles.

Compendium de la doctrine sociale de l'Église — §351 et §355

Présente la solidarité et la subsidiarité comme guides de l'action économique de l'État, et lie l'équité fiscale à la protection des plus faibles.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026 — une campagne évolue. Les positions sont présentées sans note de convergence : tous les thèmes sont pour le moment marqués « Non évalué ». Voir la méthodologie.

Positions sur cet enjeu de campagne

Contenu des fiches ÉlyséeScope (relevé du 12 octobre 2026), reformulé fidèlement, sans vérification indépendante ni note de convergence doctrinale.

Nathalie Arthaud

Position. Elle préconise d'interdire les licenciements et de répartir le travail entre tous, sans baisse de rémunération. Elle plaide pour une augmentation importante des salaires (elle revendique un SMIC relevé à environ 2 000 €) et pour que salaires et pensions suivent automatiquement l'évolution des prix. Elle demande aussi que les comptes des entreprises soient placés sous le contrôle des travailleurs.

En clair. Elle souhaite proscrire les licenciements, relever fortement les rémunérations et les indexer automatiquement sur l'inflation, tout en instaurant un droit de regard des salariés sur la comptabilité des entreprises.

Source — Toute l'Europe (2026)

Source — ÉlyséeScope

Jean-Luc Mélenchon

Position. Imposition au taux marginal de 90 % au-dessus de 400 000 € par an. SMIC fixé à 1 600 € net. ISF climatique rétabli (10 milliards d'euros). Emploi garanti aux chômeurs de longue durée. Départ à la retraite à 60 ans. Politique de relance keynésienne.

En clair. Il souhaite une forte hausse des salaires et une imposition très lourde des revenus les plus élevés, dans le but de redistribuer la richesse. Pour 92 % des ménages, ceux qui gagnent moins de 4 000 € par mois, l'impôt diminuerait.

Population concernée. Les salariés aux revenus faibles ou moyens (SMIC + 400 €), les revenus extrêmement élevés (impôt sur le revenu à 90 %), les chômeurs de longue durée (emploi garanti rémunéré au SMIC) et les futurs retraités (droit au départ en retraite à 60 ans).

Points de vigilance. Face aux 150 milliards d'euros de recettes nouvelles mis en avant, le coût des seules retraites dépasse 85 milliards d'euros d'après l'Institut Montaigne, ce qui laisse peu de moyens pour les autres engagements. Une fiscalité à 90 % pourrait en outre rendre le pays moins attrayant pour les investissements étrangers.

Source — Programme de La France insoumise (2025)

Source — ÉlyséeScope

Fabien Roussel

Position. Nationalisations à visée stratégique, hausse des salaires, prélèvement sur les dividendes.

Source — ÉlyséeScope

François Ruffin

Position. Travail mieux valorisé, hausse des salaires les plus modestes, défense de l'emploi industriel.

Source — ÉlyséeScope

Marine Tondelier

Position. Des investissements publics verts, une planification écologique et une transition juste pour le monde du travail.

Source — ÉlyséeScope

Delphine Batho

Position. Économie circulaire, taxe carbone et reconversion des activités industrielles polluantes.

Source — ÉlyséeScope

Raphaël Glucksmann

Position. Relance de l'industrie, économie au service de la transition, imposition des superprofits comme de la fortune.

Source — ÉlyséeScope

Gabriel Attal

Position. Il prône la rigueur budgétaire : il s'agit de faire passer le déficit public sous la barre des 3 % du PIB, puis de se rapprocher de l'équilibre sur le moyen terme, tout en envisageant une règle budgétaire qui encadrerait les augmentations d'impôts des ménages. Il veut resserrer l'écart entre le brut et le net des salaires, en particulier grâce à des économies dans les dépenses sociales et à une refonte de l'assurance chômage. Ces mesures, il les présente comme le prolongement des réformes engagées sur le marché du travail et comme une manière de valoriser le travail.

En clair. Il entend diminuer le déficit du pays tout en évitant d'alourdir la fiscalité des ménages. Il suggère aussi que les salariés perçoivent une plus large part de leur rémunération, grâce à des économies réalisées sur d'autres postes.

Source — Orange Actu (2026)

Source — ÉlyséeScope

Édouard Philippe

Position. Une austérité ciblée, chiffrée à 20 milliards d'euros d'économies. Réforme des retraites (64 ans) conservée. Discipline budgétaire stricte. Rejet du budget 2025 de la Sécurité sociale, qualifié de « socialiste ». Droits accrus pour les propriétaires immobiliers.

En clair. Pour remettre de l'ordre dans les comptes publics, il entend diminuer les dépenses de l'État tout en conservant la réforme des retraites. Il refuse toute nouvelle dépense sans financement, quand bien même elle serait populaire.

Population concernée. Les fonctionnaires (concernés par des économies ciblées), les retraités de demain (âge de 64 ans conservé), les propriétaires de biens immobiliers (droits accrus) et les contribuables (baisse du déficit).

Points de vigilance. Il défend une austérité et une réforme des retraites très largement rejetées par l'opinion, alors même qu'il se pose comme le seul à pouvoir vaincre le RN au 2e tour. Il ne cesse de se repositionner entre le centre et la droite afin d'apparaître comme une option viable.

Source — Les Échos (2026)

Source — ÉlyséeScope

Olivier Becht

Position. Politique de l'offre, allègement des charges des entreprises et plein emploi porté par la croissance.

Source — ÉlyséeScope

Xavier Bertrand

Position. Politique de l'offre, allègement des charges des entreprises et plein emploi porté par la croissance.

Source — ÉlyséeScope

Bruno Retailleau

Position. Choc fiscal : baisse de 40 milliards d'euros des impôts de production (fin de la C3S et de la CVAE, allègement du coût du travail). Abandon des 35 heures au profit d'un temps de travail annuel de 1 623 heures. Départ à 64 ans : la réforme des retraites est conservée. Coupes dans les dépenses sociales qu'il estime excessives.

En clair. Il souhaite alléger la fiscalité des entreprises afin qu'elles gagnent en compétitivité et créent des emplois. Il entend aussi allonger un peu la durée du travail en mettant fin aux 35 heures, et ne pas revenir sur le départ à 64 ans.

Population concernée. Les PME comme les grands groupes (allègement des impôts de production), l'ensemble des salariés (abandon des 35 heures), les allocataires de prestations sociales (coupes), les retraités de demain (départ à 64 ans maintenu) et le tissu productif (compétitivité).

Points de vigilance. Il s'engage à réduire les impôts de 40 milliards d'euros tout en plaidant pour la baisse du déficit, soit le même paradoxe que chez Le Pen. D'après les sondages, mettre fin aux 35 heures suscite un fort rejet. Quant aux coupes dans le social, elles ne font l'objet d'aucun chiffrage précis.

Source — Les Échos (2026)

Source — ÉlyséeScope

David Lisnard

Position. Libéralisme revendiqué, décentralisation et collectivités fiscalement autonomes.

Source — ÉlyséeScope

Nicolas Dupont-Aignan

Position. Politique de l'offre, allègement des charges des entreprises et plein emploi porté par la croissance.

Source — ÉlyséeScope

Marine Le Pen

Position. TVA à 0 % pour 100 produits de première nécessité, TVA ramenée de 20 % à 5,5 % sur les carburants et l'électricité, abandon de l'euro, préférence nationale pour l'emploi et le logement, relance de l'industrie. L'Institut Montaigne en évalue le coût à 101,8 milliards d'euros par an.

En clair. Elle compte réduire les taxes sur les achats de tous les jours et sur le carburant, afin d'alléger votre ticket de caisse. Elle veut en outre que la France quitte l'euro et retrouve sa propre monnaie.

Population concernée. Les foyers modestes (TVA allégée), les automobilistes, les artisans et les PME, ainsi que les travailleurs français (préférence nationale).

Points de vigilance. Elle s'engage sur des baisses d'impôts de très grande ampleur (de 68 à 101 milliards d'euros) sans que leur financement soit clairement établi. D'après les estimations de l'Institut Montaigne, ces engagements ajoutent au déficit l'équivalent de 4 % du PIB.

Source — mlafrance.fr (2022)

Source — ÉlyséeScope

Éric Zemmour

Position. Il prône un allègement massif de la pression fiscale. Il réduirait les impôts de production de quelque 30 milliards d'euros chaque année en supprimant la C3S, la CVAE et la CFE, et abaisserait à 15 % l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices ne dépassant pas 300 000 €. Côté ménages, il compte rendre les heures supplémentaires entièrement non imposables, alléger la CSG prélevée sur les petits salaires et abolir la redevance audiovisuelle. Il propose également d'exonérer d'impôt les donations et les transmissions portant sur des entreprises et des exploitations agricoles familiales.

En clair. Il entend alléger nettement la fiscalité qui pèse sur les ménages comme sur les entreprises, en particulier par la disparition de plusieurs prélèvements sur la production et l'exonération fiscale des heures supplémentaires.

Source — Institut Montaigne (2026)

Source — ÉlyséeScope