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Écologie

Climat, énergie et biodiversité

L'écologie intégrale relie la protection de l'environnement à la justice sociale. Les choix sur l'énergie, les ressources et la biodiversité doivent aussi considérer les effets sur les personnes pauvres, les générations futures et la maison commune.

François, Laudato Si' — 2015, §49

Relie l'approche écologique à la justice sociale et demande d'entendre ensemble les besoins des pauvres et ceux de la création.

Positions sourcées à partir des programmes, votes et déclarations publiques des candidats, arrêtées au 11 octobre 2026 — une campagne évolue. Les positions sont présentées sans note de convergence : tous les thèmes sont pour le moment marqués « Non évalué ». Voir la méthodologie.

Positions sur cet enjeu de campagne

Contenu des fiches ÉlyséeScope (relevé du 12 octobre 2026), reformulé fidèlement, sans vérification indépendante ni note de convergence doctrinale.

Nathalie Arthaud

Position. Objectif de neutralité carbone en 2050, bouquet énergétique incluant le nucléaire et planification écologique.

Source — ÉlyséeScope

Jean-Luc Mélenchon

Position. Énergie 100 % renouvelable à l'horizon 2050. Abandon graduel du nucléaire (fermeture de 10 réacteurs avant 2035). Logements rénovés au rythme de 700 000 par an. Véhicules thermiques interdits en 2030. Restauration scolaire 100 % bio. Inscription de la règle verte dans la Constitution.

En clair. Il souhaite abandonner peu à peu le nucléaire et basculer vers une énergie 100 % verte. Il bannirait les voitures à essence à l'horizon 2030 et engagerait une rénovation massive des logements pour alléger les factures énergétiques.

Population concernée. Les employés du secteur nucléaire (reconversion garantie), les automobilistes (véhicules thermiques interdits en 2030), les propriétaires (obligation de rénover), les agriculteurs (conversion au bio), les consommateurs (bio à la cantine) et les emplois liés à la transition (900 000 créations).

Points de vigilance. Certains experts contestent le fait de conjuguer sortie du nucléaire et objectif de 100 % de renouvelables à l'horizon 2050, jugeant cette combinaison insuffisante pour écarter un risque de pénurie d'énergie. La mise au ban des véhicules thermiques prévue pour 2030 est par ailleurs considérée comme très ambitieuse et socialement lourde pour les foyers modestes.

Source — Réseau Action Climat (2025)

Source — ÉlyséeScope

Fabien Roussel

Position. Planification écologique conduite par les pouvoirs publics, nationalisation d'EDF, abandon des énergies fossiles.

Source — ÉlyséeScope

François Ruffin

Position. Abandon des énergies fossiles, investissements massifs en faveur des renouvelables, règle verte.

Source — ÉlyséeScope

Marine Tondelier

Position. Secrétaire nationale des Écologistes, elle est candidate à la primaire unitaire à gauche (11 octobre 2026). C'est depuis Tours, en octobre 2025, qu'elle avait donné le coup d'envoi de sa campagne : « Une autre Marine est possible. » Odoxa lui attribue 4 % au premier tour (8 avril 2026) et, selon Elabe, 39 % des électeurs de gauche ont d'elle une image positive. Son projet repose sur la planification écologique, un grand programme de rénovation thermique de l'habitat, l'abandon du nucléaire d'ici 2050 et une refonte écologique de la fiscalité. Elle se place à gauche sur les plans social et économique, sans fléchir sur les enjeux climatiques.

En clair. Elle plaide pour une transition écologique à dimension sociale, alliant justice climatique et défense des plus démunis face à ce que coûte la transition énergétique.

Population concernée. L'électorat des Verts, les jeunes militants du climat, les foyers en situation de précarité énergétique et les membres actifs des associations écologistes.

Points de vigilance. Elle reste à un niveau bas dans les sondages, et sa faculté à fédérer au-delà des électeurs écologistes suscite des doutes. Glucksmann et Mélenchon ne veulent pas de la primaire à laquelle elle se présente, ce qui restreint la portée qu'elle pourrait avoir.

Source — Public Sénat (2026)

Source — ÉlyséeScope

Delphine Batho

Position. Neutralité carbone en 2040, abandon intégral des énergies fossiles ainsi que du nucléaire, biodiversité.

Source — ÉlyséeScope

Raphaël Glucksmann

Position. Pacte vert à visée sociale, transition juste, effort massif d'investissement en faveur des renouvelables.

Source — ÉlyséeScope

Gabriel Attal

Position. Approche pragmatique de la transition écologique : nucléaire et énergies renouvelables, innovations vertes.

Source — ÉlyséeScope

Édouard Philippe

Position. Un mix énergétique équilibré, alliant nucléaire et renouvelables, sans moratoire. Une opposition d'inspiration libérale à la loi Climat, qui rend la rénovation obligatoire. Aucun programme écologique détaillé n'a été publié.

En clair. Il entend préserver le nucléaire et, dans le même temps, développer les renouvelables. Il refuse que l'État impose des obligations trop strictes en matière de rénovation des logements.

Population concernée. Les propriétaires (rejet de l'obligation de rénover), la filière nucléaire (maintenue), les développeurs d'énergies renouvelables (aucun moratoire) et l'industrie (équilibre du mix).

Points de vigilance. Aucun programme environnemental détaillé, en pleine urgence climatique planétaire. Son refus de la rénovation obligatoire contredit les objectifs climatiques de la France à l'horizon 2050.

Source — Les Échos (2026)

Source — ÉlyséeScope

Olivier Becht

Position. Objectif de neutralité carbone en 2050, bouquet énergétique incluant le nucléaire et planification écologique.

Source — ÉlyséeScope

Xavier Bertrand

Position. Objectif de neutralité carbone en 2050, bouquet énergétique incluant le nucléaire et planification écologique.

Source — ÉlyséeScope

Bruno Retailleau

Position. Une transition écologique portée par l'innovation technique et l'énergie nucléaire plutôt que par la décroissance. Aucun moratoire sur les renouvelables, contrairement à Le Pen. Recherche d'un mix énergétique équilibré. Absence de programme précis.

En clair. Il prône une transition écologique graduelle, qui mise sur la technologie et l'atome, sans proscrire les énergies renouvelables et sans soumettre les entreprises à des contraintes excessives.

Population concernée. La filière nucléaire (appui conservé), les industriels (innovation plutôt que décroissance), les investisseurs dans les renouvelables (aucun moratoire) et les consommateurs d'énergie (mix énergétique équilibré).

Points de vigilance. Le volet environnemental de son programme est très succinct. Les experts jugent insuffisant de s'en remettre à la seule innovation pour régler la crise climatique, faute de mesures contraignantes visant les émissions.

Source — Europe 1 (2026)

Source — ÉlyséeScope

David Lisnard

Position. Transition conduite avec pragmatisme, innovation à l'échelon local et territoires respectés.

Source — ÉlyséeScope

Nicolas Dupont-Aignan

Position. Objectif de neutralité carbone en 2050, bouquet énergétique incluant le nucléaire et planification écologique.

Source — ÉlyséeScope

Marine Le Pen

Position. Construction de 6 EPR supplémentaires, remise en service de Fessenheim et durée d'exploitation des réacteurs actuels portée à 60 ans. Moratoire immédiat pour l'éolien et fin des subventions au solaire. TVA sur les carburants ramenée de 20 % à 5,5 %. Investissements en faveur de l'hydrogène.

En clair. Elle parie entièrement sur l'atome et rejette les éoliennes comme les panneaux solaires. Elle entend en outre faire baisser le prix à la pompe. Son programme est considéré comme allant à l'encontre des objectifs climatiques du pays.

Population concernée. Les salariés de la filière nucléaire (nouveaux EPR), les automobilistes (TVA allégée sur les carburants), les développeurs du secteur des renouvelables (emplois perdus à cause du moratoire) et les territoires dotés de parcs éoliens (démantèlement).

Points de vigilance. D'après RTE et le GIEC, le moratoire sur l'éolien et le solaire empêche d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050. Coûtant chacun de 15 à 20 milliards d'euros et exigeant des délais de 10 à 15 ans, les EPR n'ont aucune utilité au regard de l'urgence climatique. Le Réseau Action Climat juge ce programme « contraire » aux objectifs climatiques.

Source — Réseau Action Climat (2022)

Source — ÉlyséeScope

Éric Zemmour

Position. Priorité donnée au nucléaire, rejet du catastrophisme vert, écologie humaniste.

Source — ÉlyséeScope